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L'Ethiopie. De Lalibela à la vallée de l'Omo
A l'occasion de la fête de Timkat
Du 7 au 22 janvier 2021 avec Laurence Naggiar
ETH 60 - 16 jours - Voyageurs avertisVous avez la passion du voyage et vous savez que parfois "la culture se mérite". Aussi, pour découvrir des choses extraordinaires, vous acceptez allègrement l'inconfort de transports aléatoires, les sites difficilement accessibles, l'absence d'infrastructure touristique standard sur certaines étapes ou les hébergements spartiates...
Départ garanti  Imprimer
Les points forts
  • Les églises rupestres de Lalibela
  • La fête de Timkat à Lalibela
  • Les stèles d'Axoum
  • Gondar
  • Les traditions ancestrales des peuples de la vallée de l'Omo
  • La traversée du lac Tana et la visite de ses églises
  • Arba Minch, la ville aux quarante sources
  • Le Chronoguide Ethiopie
Véritable forteresse naturelle dominant la corne de l'Afrique, le plateau éthiopien est aussi un précieux château d'eau commandant le régime des crues du Nil. Riche des somptueux paysages de la Rift Valley, du lac Tana ou des cataractes du Nil bleu, l'Ethiopie fut l'une des régions africaines où émergea l'espèce humaine : c'est dans la vallée de l'Awash que fut découvert, en 1974, le squelette de Lucy. Ce circuit explore le nord du pays, berceau historique de l'Abyssinie. Les monuments d'Axoum, les sanctuaires rupestres de Lalibela et les églises décorées de fresques édifiées sur les îles du lac Tana révèlent l'originalité d'un christianisme éthiopien toujours dominant aujourd'hui et qui vit le jour dès le IVe siècle. Dans le sud, nous plongerons dans la vallée du rift, ponctuée de mystérieux ensembles mégalithiques et, dans le bassin de l'Omo nous irons à la rencontre des peuples autochtones qui, plus ou moins à l'écart du reste du monde, tentent de maintenir leurs modes de vies archaïques mais en symbiose avec la nature. Timkat - le 19 janvier - est le jour de l’Épiphanie qui commémore pour les Éthiopiens le baptême du Christ. Dans chaque église, une représentation symbolique de l’Arche d’Alliance est alors portée en procession jusqu’à un point d’eau consacré. A Lalibela, cette fête prend un relief exceptionnel : toutes les familles originaires de la ville ou des environs se retrouvent pour assister aux grandes célébrations, les prêtres revêtus de robes aux broderies dorées défilent sous des parasols colorés, accompagnés par les danseurs et les musiciens… et les croyants prolongent la fête tard dans la nuit…

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Laurence Naggiar
Diplômée d'Histoire de l'Art et d'archéologie, diplômée de l'Ecole biblique et archéologique française de Jérusalem





 
J 1 - Jeudi 7 janvier 2021 Paris – Addis-Abeba 
Départ de Paris dans la soirée pour Addis-Abeba. Nuit en vol.
 
 
J 2 - Vendredi 8 janvier 2021 Addis-Abeba
Arrivée à Addis-Abeba. Fondée en 1887 par le négus Ménélik II, Addis-Abeba se développa surtout lors de la mise en service en 1917 de la ligne de chemin de fer lui donnant accès à la mer en la reliant à Djibouti. La ville a bien grandi depuis, abritant plus de trois millions d’habitants. Elle est située au centre du pays mais aussi au centre d’un haut plateau, à 2500 mètres d’altitude. Elle présente aujourd’hui un mélange entre les quartier anciens et les immeubles de plus en plus élevés qui définissent son horizon, comme le siège de l’Union africaine, offert en 2012 par la Chine.

Nous nous intéresserons en premier lieu aux origines de la ville.

Nous monterons sur les hauteurs d’Entoto pour découvrir l’emplacement de l’ancienne ville de Ménélik II. A quelques kilomètres du centre d’Addis, la colline d’Entoto (3200 m d’altitude) est souvent appelée le poumon vert de la capitale. Elle est toujours couverte d’une épaisse forêt d’Eucalyptus, importés d’Australie et plantés surtout sous le règne de Haïlé Sélassié. Nous y verrons l’église Sainte-Marie, où Ménélik II fut couronné en 1889, et le petit musée d’art religieux. Nous découvrirons surtout un beau panorama sur Addis en contrebas, dans son cadre de montagnes.

Dans l'après-midi, nous visiterons Unity Park, un parc aménagé dans une partie du palais national récemment ouverte au public. Ce sont surtout les pièces qui firent partie du palais de Ménélik qui retiendrons notre attention, continuation naturelle des visites précédentes.

Nous visiterons enfin la cathédrale de la Sainte-Trinité, où reposent l’empereur Haïlé Sélassié, décédé en 1975 dans des circonstances rocambolesques, et son épouse. 

Nuit à Addis-Abeba.
 
 
J 3 - Samedi 9 janvier 2021 Addis-Abeba – Langano (250 km)
Ce matin commenceront les quatre jours que nous consacrerons à découvrir les sites et les paysages les plus riches et les plus spectaculaires du sud-est du pays, entre le grand sillon du Rift et la basse-vallée de l’Omo. Ces jours seront aussi l’occasion d’appréhender la réalité ethnique très complexe de l’Ethiopie : les ethnies, toutes différentes et souvent rivales, se succéderont au fil des étapes. Pour l’heure et jusqu’à Arba Minch, nous resterons dans le pays oromo. Puis, chaque cinquante kilomètre, nous atteindrons le territoire d’un ethnie différente, dans ce kaléidoscope humain qu’est l’Ethiopie.

Nous nous arrêterons à Melka Kunturé, le plus intéressant des sites préhistoriques du pays. S’étendant sur les terrasses qui dominent la rivière Awash, il s’agit d’un vaste gisement daté du Paléolithique inférieur. La présence de l’Homo habilis y est attestée et remonte à 1,7 millions d’années, puis le site est fréquenté par l’Homo erectus. Il y a développé, il y a environ 800 000 ans, la culture de l’acheuléen, avec ses bifaces bien taillés. Un musée en plein-air permet de comprendre les fouilles et l’importance du site.

Plus loin, se trouve l’étrange et énigmatique Tiya . Il s’agit d’un des plus spectaculaires site à glaives du pays, marquant la limite méridionale de ce type de cimetière, avec son très bel alignement de pierres levées, sculptées de représentations d’épées. Élevées entre les XIVe et XVIe siècles, au moment de l’arrivée du christianisme dans la région, 40 stèles et colonnes, hautes de 2 à 3 mètres, marquent l’emplacement de sépultures familiales. L’une d’elles a été ornée d’une très rare représentation anthropomorphe.

Nous poursuivrons alors notre route à travers un paysage de plus en plus beau, jusqu’à Langano, village établi sur les rives du lac du même nom. Il fait partie des sept lacs occupant la trouée du Rift. En face, d’autres lacs et leurs îles couvertes d’oiseaux, constituent le parc national des Lacs.

Nuit en lodge à Langano.
 
 
J 4 - Dimanche 10 janvier 2021 Langano – Arba Minch (300 km)
Nous poursuivrons notre descente vers le sud, empruntant une route qui suit toujours le sillon de la vallée du Rift. Elle nous permettra de rejoindre le village dorzé de Chencha. Les dorzés sont une des multiples ethnies faisant partie du groupe des Oromos. Ils sont installés majoritairement dans le sud de la vallée du Rift. Leurs habitations ogivales, bâties en faux bananier - ou ensète - sont souvent spectaculaires, pouvant atteindre 12 mètres de hauteur. Cet arbre est la bénédiction des populations dorzé. Son amidon – le kocho – leur fournit de quoi fabriquer des galettes, ses feuilles constituent les toits de leurs maisons, avec ses fibres les hommes tissent des cordes très résistantes.

Reprenant la route, nous descendrons jusqu’à la ville d’Arba Minch, les « Quarante sources », implantée à quelques kilomètres de deux des plus beaux lacs du Rift, l’Abaya et le Chamo, englobés dans le Parc National de Nechisar, créé en 1974 en vue de protéger d’une extinction définitive l’antilope bubale.

Nuit à Arba Minch.
 
 
J 5 - Lundi 11 janvier 2021 Arba Minch – Jinka (250 km)


En matinée, nous ferons une promenade en bateau sur le lac Chamo. Ses rives et ses îles sont un paradis pour les colonies de crocodiles. Ceux-ci passent leurs journées à se prélasser sur la grève. Ils ne font que croiser les hippopotames qui ne sortent de l’eau qu’au crépuscule pour venir brouter le frais gazon. Les eaux peu profondes du lac regorgent aussi de tilapias, de poissons-chats et d’énormes perches du Nil. Ils constituent le menu des pélicans, des cigognes et des ibis.

Notre route s’infléchira nettement vers l’ouest, pour atteindre la spectaculaire faille de la vallée de l’Omo. Dans cette région, qui semble oubliée du reste de l’Ethiopie et du monde, vivent des populations de pasteurs et d’agriculteurs nilotiques qui ont conservé toutes leurs traditions.

Nuit à Jinka.
 
 
J 6 - Mardi 12 janvier 2021 Jinka – Konso (220 km, dont 60 km de piste)


Par la piste, nous explorerons quelques unes des terres où vivent depuis des temps immémoriaux des population jadis nomades, aujourd’hui semi-sédentaires.

Nous rejoindrons le territoire des Mursis, célèbres pour les ornements labiaux en argile que portent les femmes et qui leur a valu le nom de "femmes à plateaux". La rencontre des hommes, redoutables guerriers aux peintures corporelles compliquées, constitue un véritable choc culturel. Nous nous rendrons aussi dans un marché fréquenté par les ethnies Hamer et Bana, qui se distinguent par leurs coiffes, leurs parures et la forme de leur habitat. Notre présence, bien tolérée par les populations avec lesquelles nous serons en contact, devra rester toujours respectueuse. Notre conférencier sera là pour éviter tout impair, même involontaire.

Contrastant avec les plaines arides et dépouillées de l’Omo, le pays des Konso  est remarquable par ses cultures en terrasses, lesquelles trahissent un mode de vie largement sédentaire. Sur les marches de ces escaliers géants créés par la nature puis façonnés par les hommes, les Konso cultivent du coton et du millet. Les femmes confectionnent de grandes galettes avec les épis moulus en farine. Elles constituent la base de la nourriture des villageois. Pour maintenir un fort lien avec leurs ancêtres, les Konso érigent sur les tombes de leurs chefs des représentations en bois des défunts, appelées waga. Au milieu des champs ou sur le bord d’une route, il n’est pas rare d’apercevoir un de ces totems. 

Nuit à Konso.
 
 
J 7 - Mercredi 13 janvier 2021 Konso – Arba Minch – Addis-Abeba – Axoum
Le matin, nous apprendrons à mieux connaître le pays Konso, en flânant sur le marché de sa petite capitale, en visitant le musée de Konso et en découvrant aux alentours un des villages à l’habitat souvent dense et aux huttes parfaitement rondes, coiffées de toitures coniques.

Nous prendrons alors la route pour Arba Minch, d'où nous nous envolerons pour la capitale, avant d'enchaîner par un vol vers Axoum. Nous aurons ainsi parcouru, d’un coup d’aile et sans fatigue, les quelques 1000 kilomètres à vol d’oiseau qui séparent le sud du pays de ses territoires les plus septentrionaux, à la frontière avec Érythrée. C’est une autre Ethiopie qui sera ainsi au menu de la seconde partie de notre voyage : l’Abyssinie aux origines légendaires et mystérieuses...

Nuit à Axoum.
 
 
J 8 - Jeudi 14 janvier 2021 Axoum
Selon la tradition, Ménélik Ier, fils de la reine de Saba et du roi Salomon, y serait né. Ville deux fois millénaire, Axoum fut jadis le grand marché de l’ivoire, qu’elle exportait jusqu’à Rome, quand la ville éternelle était le centre de son grand empire encore pacifié, entre les règnes de Nerva et des Sévères. Ainsi, en 240, le prince persan Mani nous apprend qu’elle était à la tête d’un puissant royaume qui rivalisait avec la Perse des Sassanides et l’empire romain. Une rivalité qui s’est souvent transformée en un réseau d’échanges économiques fructueux. Elle fut le centre d’une civilisation brillante qu’illustre le palais de l’empereur Kaleb, recouvrant son tombeau à trois chambres souterraines, bel exemple d’architecture axoumite.

Plus spectaculaire est le jardin des stèles. Sur un pré toujours vert, ce sont plus de 300 stèles souvent monumentales qui ont été rassemblées sur trois rangées assez ordonnées. Certaines ont pris la forme caractéristique d’obélisques. Le plus imposant, haut de 23 mètres, domine tous les autres de sa hauteur et de la beauté de ses décorations sculptées, d’une apparence très moderne.

Nous visiterons aussi le musée archéologique, présentant des pièces très variées qui illustrent la longue histoire du royaume… En effet, Axoum fut aussi le berceau éthiopien du christianisme, introduit par le moine Frumence au IVe siècle : nous verrons de l'extérieur l'église Sainte-Marie-de-Sion où, selon les Éthiopiens, se trouve toujours l'Arche d'Alliance, ramenée de Jérusalem par Ménélik Ier. 

Nuit à Axoum.
 
 
J 9 - Vendredi 15 janvier 2021 Axoum – Gondar
Le matin, un vol nous permettra de rejoindre Gondar, en passant par dessus les hauts sommets du massif du Simien, dont le Ras Dashan, le point culminant de Ethiopie (4 543 mètres d’altitude). Nous éviterons ainsi d’avoir à affronter les gorges qui séparent les sommets et peuvent atteindre une profondeur de 1 500 m.

Après les invasions musulmanes qui dévastèrent le pays au XVIe siècle, et après que ses prédécesseurs aient lutté sans merci mais souvent sans résultat contre les puissantes troupes de l’islam, l'empereur Fasilidas établit sa capitale à Gondar. Le choix du site était judicieux. La ville est en effet située au cœur d’une chaîne de montagnes de plus de 3000 mètres qui lui garantissent un climat salubre toute l’année. Fasilidas (Basile) et ses successeurs furent contemporains des règnes de Louis XIV et de Louis XV dont ils accueillirent volontiers les envoyés.

Nous admirerons la cité impériale, en réalité un ensemble de châteaux édifiés à différentes époques dans une belle pierre prenant des reflets dorés au coucher du soleil. La chambre de Fasilidas est un bâtiment cubique posé tout en haut du donjon le plus élevé. Elle domine ainsi les remparts ovoïdes et les autres palais qui lui font escorte.

Dans son propre enclos contre la muraille, la très belle église de Debré Berhan Sélassié est dédiée à la Sainte Trinité. Son décor intérieur est riche de magnifiques peintures illustrant la vie de Jésus, d’inspiration souvent byzantine.

Enfin, les bains de Fasilidas, sont sans doute le dernier vestige du premier palais dont le souverain ordonna la construction dans sa nouvelle capitale. Son lointain successeur Iyasou II y donna, au XVIIIe siècle, des fêtes somptueuses.

Nuit à Gondar.
 
 
J 10 - Samedi 16 janvier 2021 Gondar – Bahar Dar (180 km)

Outre la cité impériale, la ville de Gondar est aussi couverte de châteaux, dont celui de Ras Ghemb ou celui de Qusquam, que la reine Mentewab fît élever au XVIIIe siècle pour échapper aux intrigues de la cour, et en tant que régente, protéger son fils Iyasou.

L'après-midi, nous prendrons la route vers le sud. A mi-chemin, des pitons volcaniques annoncent le col d’Addis Zemen ou de la Nouvelle année (2 325 m) d’où l’on découvre brusquement la large plaine tapissée par les eaux du lac Tana. Nous réserverons au lendemain la découverte de ses îles ponctuées d’églises, pour le contourner par l’est et rejoindre, à son extrémité sud, la ville de Bahar Dar. Cette populeuse cité sera notre étape pour deux nuits consécutives, repos bienvenu avant d’aborder le dernier tiers de notre voyage.

Nuit à Bahar Dar.

 
 
J 11 - Dimanche 17 janvier 2021 Lac Tana – Nil Bleu – Bahar Dar
C’est à bord d’un bateau privé que nous naviguerons sur le lac Tana. A 1 800 mètres d’altitude, il constitue une véritable mer intérieure, sa superficie (3 630 km²) l’apparentant à un département français de taille moyenne. Historiquement, il est déjà mentionné par le célèbre géographe alexandrin Claude Ptolémée, mais c’est au XIIIe siècle qu’il est le témoin du retour au pouvoir de la dynastie salomonide, qui en fait le centre névralgique de sa puissance recouvrée. Le roi Amda Syon (1314-1344), dont les exploits chevaleresques forment une véritable geste, couvre les rives et les îles du lac d’une multitude de monastères et d’églises, instituant le christianisme en religion d’état.

Nous découvrirons, sur l’île de Dek, l’église Narga Sélassié, protégée par un enclos circulaire. Son intérieur est orné de chatoyantes peintures murales, aux thèmes variés. On reconnaîtra la Trinité, Moïse et la mer Rouge, une Vierge à l’enfant ou le roi David et sa lyre.

Nous visiterons également, au bout d’un agréable chemin, la belle église du Pacte-de-miséricorde, Uhra Kidane Mehret, remarquable exemple d’architecture et de peinture religieuses, qui se dresse sur la presqu'île de Zéghié.

L’après-midi, nous ferons une excursion vers les chutes du Nil bleu, spectaculaires cataractes qui furent longtemps ignorées des Européens et constituent un fascinant spectacle. Bien loin de son delta égyptien, le fleuve-roi en est ici à ses balbutiements. Sa branche éthiopienne devra se joindre à sa branche soudanaise, à Khartoum, pour qu’il prenne l’allure puissante qu’il ne quittera (presque) plus...

Nuit à Bahar Dar.
 
 
J 12 - Lundi 18 janvier 2021 Bahar Dar – Lalibela (290 km)
Aujourd'hui, c'est une longue route vers Lalibela qui nous attend. Longue mais passionnante, à travers les hauts plateaux du pays, aux paysages toujours renouvelés. Nous traverserons des villages, occasion d'arrêts pour approcher la vie des Éthiopiens de la campagne, avec leurs modes de vie, leurs costumes et leurs traditions. Selon les possibilités, le déjeuner pourra être pris sous forme de panier-repas. 

Nuit à Lalibela.
 
 
J 13 - Mardi 19 janvier 2021 Lalibela
Au début du XIIe siècle, dans la province de Wollo, naquit un enfant dont le destin était de devenir saint et roi. A sa naissance, il fut entouré d’un nuage d’abeilles. Voyant dans ces abeilles les soldats qui, un jour, serviraient son fils, sa mère lui donna le nom de Lalibela qui signifie « celui dont les abeilles reconnaissent la souveraineté ». 
Lalibela est aujourd’hui le nom d’une ville qui compte parmi les merveilles du monde. Le saint roi avait ordonné que onze églises y fussent taillées dans la masse du rocher. Incapables d’expliquer ce « miracle », les chroniqueurs royaux écrivirent que Lalibela avait reçu l’aide des anges. De part et d’autre du fleuve appelé Jourdain, ces églises sont encore aujourd’hui des lieux de culte. Pour admirer leur puissante architecture, leurs magnifiques façades et leurs intérieurs splendides, il est nécessaire d’emprunter les étroits tunnels qui relient les églises entre elles, de descendre des escaliers taillés dans le rocher et de traverser des bosquets ombragés.

La fête de Timkat commémore pour les Éthiopiens la fête du baptême du Christ. Les pèlerins, tout en blanc, dansent et chantent au son des tambours. Les prêtres, vêtus de leurs plus beaux atours, portent une copie de l'Arche d'Alliance jusqu'à la rivière qui symbolise le Jourdain. On procède ensuite à un grand baptême des croyants...Les visites de Lalibela seront organisées en fonction du déroulement des festivités.

Nous aurons ainsi l’occasion de découvrir les ensembles religieux qui s’ordonnent autour de Biete Mariam et de Biete Golgotha, au nord de la rivière.

Une excursion aux abords de la ville nous fera ensuite découvrir l'église de Genete Mariam (le Paradis de la Vierge). Taillée dans une roche rosée, elle date du XIIIe siècle, aussi bien dans son architecture que dans les somptueuses fresques qui en décorent l'intérieur. 

Nuit à Lalibela.
 
 
J 14 - Mercredi 20 janvier 2021 Lalibela
La richesse en églises de Lalibela est quasi inépuisable. Elle s’explique essentiellement par l’histoire. Quand, en 1187, Saladin reprit aux croisés la ville sainte de Jérusalem, Lalibela endossa le rôle de « phare de la Chrétienté » en accueillant de nombreux pèlerins en quête d’absolution.

En matinée, nous effectuerons une excursion à l'église de Yemrehanna Kristos, sanctuaire remarquable par sa décoration intérieure et son architecture de style axoumite, qu'un environnement de cèdres rend encore plus belle.

Dans l’après-midi, visite de Biete Amanuel, le principal sanctuaire du groupe d’églises situé sur la rive sud du Jourdain.

Nous terminerons cette découverte exhaustive des merveilles de Lalibela, en une sorte d’apothéose, par la visite de l'église monolithique de Saint-Georges, souvent considérée comme le chef-d’œuvre de l’art rupestre de Lalibela. Sa structure cruciforme, profondément excavée de plus de 12 mètres dans le roc de grès rose, est décorée de moulures sculptées prenant la forme de trois croix inscrites les unes dans les autres sur le toit de l’église. L’ensemble produit un effet réellement spectaculaire. 

Nuit à Lalibela.
 
 
J 15 - Jeudi 21 janvier 2021 Lalibela – Addis-Abeba
Un vol en matinée nous ramènera, au bout de notre périple, dans la capitale du pays.

Nous nous attarderons dans les collections préhistoriques du Musée national où règne la célèbre "Lucy", hominidé qui fut, un temps, considéré comme notre plus lointain ancêtre.

Nous terminerons notre voyage par un tour sur le mercato d'Addis, haut en couleur, bien loin des vastes avenue de la partie moderne de la ville.

En soirée, transfert à l’aéroport pour le vol vers Paris. 

Nuit en vol.
 
 
J 16 - Vendredi 22 janvier 2021 Addis-Abeba – Paris
Arrivée à Paris.

 


Groupe de 11 à 20 voyageurs
Départ assuré
Forfait entre chambre double Prix prestissimo jusqu'au 31 octobre 2020 4 760 €
Prix presto jusqu'au 6 novembre 2020 4 790 €
Prix à partir du 7 novembre 2020 4 825 €
Supplément chambre individuelle Prix jusqu'au 8 novembre 2020 615 €
Prix à partir du 9 novembre 2020 650 €
Sans transport international Nous consulter
Visa 74 €


Addis AbebaJupiter International Hotel 4*

LanganoSabana Lodge Upmarket resort
Cet hôtel simple fait partie des meilleurs existants dans la région et bénéficie d'un environnement de charme en bordure du lac Langano.

Arba MinchHaile Resort 3*

JinkaJinka Resort moderate
Cet hôtel très simple est l'un des meilleurs possibles à cette étape.

KonsoKanta Lodge Moderate

AxoumAtranos Fantasy 4*

GondarGoha 3*

Bahar DarUnison Hotel & Spa 3*

LalibelaTukul Village 3*

DépartArrivée
Paris Roissy CDG
07/01/2021 - 21h15
Addis Abeba Addis-Abeba Bole
08/01/2021 - 06h20
Vol Ethiopian Airlines ET 705
Addis Abeba Addis-Abeba Bole
22/01/2021 - 00h15
Paris Roissy CDG
22/01/2021 - 06h05
Vol Ethiopian Airlines ET 704

Prestations incluses
  • Les vols internationaux directs Paris/Addis-Abeba et Addis-Abeba/Paris, sur lignes régulières
  • Les vols intérieurs Arba Minch/Addis-Abeba, Addis-Abeba/Axoum, Axoum/Gondar, Lalibela/Addis-Abeba, sur lignes régulières
  • Les taxes aériennes
  • L’hébergement en chambre double
  • La pension complète du petit déjeuner du 2e jour au dîner du 15e jour
  • Le circuit en autocar privé et en 4x4
  • Le trajet en bateau privé sur le lac Tana
  • Les visites mentionnées au programme
  • L'accompagnement culturel par un conférencier Clio
Nos prix ne comprennent pas
  • Les pourboires d'usage pour les guides locaux et les chauffeurs ( prévoir 5 € par jour et par participant )
  • L'assurance facultative Assistance-Rapatriement : 12 € par personne
  • L'assurance facultative multirisque Assistance-Rapatriement + Annulation-Dommage Bagages
  • Les boissons
  • Les frais de visa
Les informations prévisionnelles concernant le programme, les hôtels ou bateaux, les horaires de transport et le nom de votre conférencier vous sont données ici à titre indicatif et sont valables au 20/10/2020. Les précisions définitives vous seront communiquées au moment de la confirmation du rendez-vous de départ.



  • Un voyage en Ethiopie demande une certaine tolérance au regard de l’infrastructure d’accueil souvent sommaire même si le coût des prestations demeure très élevé au regard de la qualité offerte. Les hôtels que nous avons retenus sont les meilleurs disponibles : les coupures d’eau et d’électricité y sont fréquentes, mais ils sont d’une propreté correcte. Dans la vallée de l'Omo, l'infrastructure d’accueil touristique est élémentaire. Dans cette partie du voyage vous serez hébergés dans des lodges d’une propreté correcte mais avec des conditions de confort limitées notamment à Jinka et Konso. Dans la mesure du possible, vous serez logés lors de ces deux étapes dans des chambres avec toilettes et douche privées mais il peut arriver, si l'hôtel connaît une forte affluence, que vous soyez logés dans des chambres avec sanitaires communs. Certaines étapes sont longues mais les véhicules qui vous transporteront sont confortables. Ce voyage nécessite une bonne condition physique en raison de l'altitude (plateaux entre 1100 et 2600 mètres) et de la situation de certains sites dont l'accès demande une bonne aptitude à la marche. Certains repas pourront être pris sous forme de pique-niques. Pour la visite des églises, vous munir de chaussons ou grosses chaussettes.
 
  • Un passeport, valable encore 6 mois après la date du retour du voyage
  • Un visa pour l'Ethiopie


Informations pratiques
Décalage horaire
Le décalage horaire entre la France et l'Ethiopie est de + 2h lorsque la France est à l'heure d'hiver et de + 1h lorsque la France est à l'heure d'été.
Rappel : en France l'heure d'été commence le dernier dimanche de mars et l'heure d'hiver commence le dernier dimanche d'octobre


Change
La monnaie officielle de l’Éthiopie est le birr (ETB).
Pour connaitre le taux de change actuel vous pouvez consulter le site www.xe.com/fr
Les cartes de crédit ne sont acceptées en moyen de paiement que dans de rares établissements ou boutiques de luxe. Quelques très rares DAB dans les grandes villes permettent de faire des retraits d'espèces avec les cartes Visa ou Mastercard.
Les paiements se font quasi exclusivement en espèces : munissez vous de dollars en petites coupures qui sont très souvent acceptés même par les petits marchands.


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