Comment mieux découvrir l'Egypte qu'en naviguant sur le Nil ? Le circuit débutera sur les rives du lac Nasser sur les bords duquel on trouve des temples nubiens et surtout le célèbre site d'Abu Simbel, sauvés des eaux grâce aux efforts de l'UNESCO. Les visites de Philae, la capitale de la Nubie, évoqueront une histoire particulière de l'Egypte ancienne, celle des Nomarques, mais aussi celle de la déesse d'Isis dont le temple de Philae est une véritable perle insulaire. Les temples que vous découvrirez au fil de l'eau rythmeront la paisible croisière jusqu'à Louxor, l'antique capitale des Pharaons. Passant d'une rive à l'autre, celle des morts et celle des vivants, les monuments thébains vous dévoileront tous leurs secrets grâce à l'éclairage de nos guides-conférenciers. Et c'est encore le Nil que vous retrouverez au Caire, ce même fleuve qui coule paresseusement au pied du plateau de Guizeh... lire moins
Comment mieux découvrir l'Egypte qu'en naviguant sur le Nil ? Le circuit débutera sur les rives du lac Nasser sur les bords duquel on trouve des temples nubiens et surtout le célèbre site d'Abu Simbel, sauvés des eaux grâce aux efforts de l'UNESCO. Les visites de Philae, la capitale de la Nubie, évoqueront une histoire particulière de l'Egypte ancienne, celle des Nomarques, mais aussi celle de la déesse d'Isis dont le temple de Philae est une véritable perle insulaire. Les te ... lire plus
Votre itinéraire
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J 1 - Jeudi 26 mars 2026 Paris - Le Caire - Assouan
Vol pour Assouan via Le Caire. Dîner en vol.
Nuit à Assouan.
J 2 - Vendredi 27 mars 2026 Assouan - Abu Simbel
Au bout d'une longue route tracée dans le désert, nous atteindrons le site de tous les superlatifs : Abou Simbel (Unesco). Le lieu est doublement célèbre par le gigantisme et la beauté des deux temples rupestres de Ramsès II et de son épouse favorite, Néfertari, mais aussi en raison du sauvetage dont il fut l’objet, grâce au concours de nombreux pays au sein de l’Unesco. Les colosses du pharaon, hauts de 22 mètres, vous accueillent, baignés par le soleil, sur la terrasse en surplomb des eaux bleues du lac Nasser. Le roi est coiffé du pschent, la double couronne symbole de son pourvoir sur les Haute et Basse Egypte.
Embarquement.
Nuit à bord à Abu Simbel.
J 3 - Samedi 28 mars 2026 Abu Simbel - Kasr Ibrim - Amada - Wadi el Seboua
Une belle journée de navigation nous attend. Sur les eaux turquoises du Lac Nasser, vous aurez l'occasion d'assister aux conférences organisées par votre conférencière et d'observer les paysages et de sables et de pierres.
Vous longerez notamment l'impressionnant complexe de Qasr Ibrim, le seul monument nubien aux pieds du Nil à ne pas avoir été déplacé. Et pour cause, la forteresse sise sur sa colline devait surveiller, depuis ce poste d'observation privilégié, le passage des caravanes entre l'Egypte et la Nubie. Utilisé par les différentes puissances jusqu'en 1812, on aperçoit bien son impressionnante cathédrale, un temps transformée en mosquée.
Un peu plus loin, nous visiterons le temple d'Amada, bien conservé grâce à l'intervention providentielle d'une équipe française pour le sauver des eaux : il fut déplacé d'un seul tenant sur plusieurs kilomètres ! Il fut accolé à quelques tombes qui dévoileront de belles surprises.
Nuit à Wadi el Seboua.
J 4 - Dimanche 29 mars 2026 Wadi el Seboua - Assouan
Le complexe de Wadi el Seboua revêt une importance capitale sous le Nouvel Empire : c'est là que siégeait le vice-roi de Kush, l'un des principaux gouverneurs du pays. Sans avoir l'aspect colossal des ensembles de Thèbes, le temple d'Amon de Wadi el Seboua a un charme tout particulier. Les sphinx usés par le temps et les statues de Ramsès II un peu épatées révèlent autant les outrages du temps que le manque d'expérience des artisans locaux. Mais le tout forme un ensemble cohérent, à quelques 150 kilomètres d'Assouan...
Navigation jusqu'à Assouan.
Nuit à bord à Assouan.
J 5 - Lundi 30 mars 2026 Assouan
Débarquement.
Sur la route du retour vers Assouan, nous effectuerons un arrêt afin d’admirer la prouesse technique que constitua la construction du Haut-barrage, à l’origine de la formation du lac Nasser.
Nous visiterons l'ensemble voisin des temples de Kalabsha : ils furent sauvés de la montée des eaux du Nil et leur situation au bord du lac Nasser les rend particulièrement attirants. Le plus imposant, celui de Mandoulis, est un bon exemple de la continuité des cultes. Son naos, pour employer un vocabulaire grec, a été transformé en église au IVe siècle et se compose de trois chambres successives. Le temple de Beit el-Wali se présente sous la forme d'un petit spéos creusé dans la montagne. Les scènes qui le décorent illustrent des campagnes militaires de Ramsès II. Enfin, Kertasi a la forme d'un kiosque qui n'est pas sans rappeler celui de Philae.
Nous poursuivrons la journée dans les superbes salles du musée de Nubie. Ses collections, admirablement mises en valeur, rappellent qu’Assouan est le véritable centre de la culture nubienne.
Embarquement.
L'après-midi, nous gagnerons l'île éléphantine, le berceau originel de la ville d'Assouan, où fleurissent aujourd'hui les typiques quartiers nubiens et des complexes hôteliers. Le temple de Khnoum nous permettra d'évoquer la légende de la crue du Nil qui, pour les Egyptiens, naîtrait d'une grotte cachée sur l'île...
Nuit à bord à Assouan.
J 6 - Mardi 31 mars 2026 Assouan
La matinée sera consacrée à la visite du temple de Philae (Unesco) où le culte de la déesse Isis fut le dernier à être rendu aux anciennes divinités de l’Egypte, jusqu’au VIe siècle de l’ère chrétienne. Un soldat de Bonaparte, impressionné par la beauté du site et du complexe cultuel, l’a appelé « la perle de l’Egypte ». Il fut lui aussi sauvé des eaux après la construction du barrage. Comme jadis, de nouveau isolé sur son île, il présente la splendeur de sa cour à portique, ses pylônes légèrement désaxés, son élégant kiosque construit par Trajan et conçu comme un reposoir de plein air pour la barque sacrée.
Nous nous arrêterons aussi aux carrières de granit, où gît encore un colossal obélisque brisé et à jamais inachevé. L’après-midi, nous aurons rendez-vous avec les princes d’Éléphantine. Ils ont choisi comme dernière demeure des hypogées creusés dans les falaises. Ces tombeaux des Nomarques reflètent par leurs décors l’importance des gouverneurs du nome d’Éléphantine. Une marche les pieds dans le sable fin nous mènera jusqu’au monastère de Saint-Siméon. Nous y retrouverons les murailles imposantes abritant différents bâtiments contigus, dont l’église conventuelle et son narthex réservé aux catéchumènes.
Nuit à bord à Assouan.
J 7 - Mercredi 1er avril 2026 Kom Ombo - Edfou - Louxor
Le bateau accostera tout d'abord à Kom Ombo, qui domine le Nil depuis plus de deux millénaires. Son temple ptolémaïque est consacré aux deux divinités Sobek, le dieu Crocodile, et Haroëris, Horus l'ancien. Certains des bas-reliefs qui le décorent remontent à l’époque de Cléopâtre VII, amante de César et de Marc-Antoine, mais c'est bien son calendrier détaillé qui fait la célébrité du site et nous renseigne avec précisions sur les pratiques cultuelles des anciens égyptiens.
Quelques heures de navigation suffiront ensuite pour gagner Edfou. Ce site possède l’un des temples les mieux conservés du pays, consacré au dieu-faucon Horus qui trône, statufié, devant le pylône d’entrée du grand complexe. Difficile de résister à la majesté de ce témoignage exceptionnel de l’architecture religieuse égyptienne. Il est d’époque tardive puisqu’il ne fut achevé, après 200 ans de labeur, qu’en 57 avant notre ère. Dès l’entrée, on voit le pharaon grec Ptolémée XII tuer ses ennemis sous les yeux d’Horus et de son épouse Hathor. On comprend alors qu’Edfou a été conçu comme le pendant de Dendérah. Plus on avance dans le temple, plus la lumière se raréfie, plus le mystère s’épaissit. L’ensemble est truffé de couloirs et de petites salles accompagnant le visiteur jusqu’au saint des saints, le naos.
Arrivée dans la soirée à Louxor.
Nuit à bord à Louxor.
J 8 - Jeudi 2 avril 2026 Rive gauche - Louxor
Nous traverserons le Nil pour nous rendre sur la rive ouest, la rive des Morts (Unesco), vaste nécropole où les souverains et nobles du Nouvel Empire se faisaient enterrer dans des hypogées creusés dans le djebel avec un mobilier funéraire luxueux et abondant.
Dans la vallée des Reines, nous visiterons trois tombes en fonction des ouvertures. Vers la fin du Nouvel Empire, un espace particulier fut réservé aux sépultures des épouses des pharaons et des princes qui n'ont pas régné. Certaines des tombes offrent des peintures aux frais coloris et aux détails soignés, réalisées dans un très beau style conventionnel.
L’ensemble de Médinet Habou est caractérisé par le temple funéraire édifié en l’honneur de Ramsès III, qui est dans un état de conservation stupéfiant pour un édifice de cet âge. Sa structure est en accord avec les complexes des temples classiques, tel celui de Karnak. Une immense porte en commande l’entrée : ce migdol ou pavillon royal rappelle les forteresses orientales que pharaon avait pu observer lors de ses campagnes vers l’Euphrate. Le temple lui même, veillé par un imposant pylône, est décoré extérieurement et intérieurement de scènes en fin relief, que la lumière rasante du soleil magnifie. Les plus fameuses illustrent les batailles de Ramsès III contre les « Peuples de la Mer », d’énigmatiques envahisseurs généralement identifiés comme étant les Philistins de la Bible.
Deir el-Médineh était le village des artisans à qui nous devons toutes les splendeurs des tombes. Leurs maisons, entassées les unes sur les autres, laissent entrevoir la vie quotidienne des carriers, maçons, sculpteurs et peintres d'il y a plus de trois millénaires. Dans la nécropole adjacente, nous visiterons notamment la très belle tombe de Sennedjem. Le caveau, intact, présente des peintures pleines de fraîcheur où le maître de maison et son épouse adorent Osiris, Isis ou encore Nout.
De retour sur la rive droite, nous visiterons le musée archéologique de Louxor qui expose notamment de très beaux objets et statues découverts entassés dans le dépôt sacré qu'on appelle la "Cachette". Sa pièce maîtresse est le mur des "talatates", longue frise constituée de 283 blocs de grès gravés. Provenant de la destruction des édifices amarniens, ils avaient servi de blocage dans un des pylônes du temple de Karnak et nous permettent de mieux comprendre grâce à quelle nouvelle technique de construction les ingénieurs d'Akhenaton avaient réussi à édifier si rapidement Amarna. Une nouvelle salle du musée présente la momie d'Ahmôsis Ier et celle supposée de Ramsès Ier, fondateurs des XVIIIe et XIXe dynasties.
Nuit à bord Louxor.
J 9 - Vendredi 3 avril 2026 Karnak - Qena
La matinée sera consacrée à la visite de l’ensemble cultuel de Karnak (Unesco), dominé par le grand temple dédié au dieu Amon. Écoutons Flaubert : « La première impression de Karnak est celle d’un palais de géants – on se demande, en se promenant dans cette forêt de hautes colonnes, si l’on n’a pas servi là des hommes entiers enfilés à la broche comme des alouettes ». L’élévation d’Amon dans le panthéon égyptien à partir de la XIIe dynastie, pour l’instituer premier des dieux, eut pour résultat, pendant près de deux mille ans, les multiples agrandissements apportés au temple d’origine. L’ensemble constitue aujourd’hui un des plus importants sites du monde. En le parcourant, de pylônes en pylônes, de cours en cours, de salles hypostyles en salles hypostyles, on remonte le temps, jusqu’à la partie centrale, la plus ancienne. On a beau être prévenu et avoir entendu parler de « forêt de colonnes », le spectacle qui s’offre lorsque l’on pénètre dans la grande salle hypostyle dépasse tout ce que l’on peut imaginer. La lumière y est tamisée par des fenêtres à claustra d’albâtre. Éblouissement garanti...
Nous découvrirons enfin le temple de Louxor. S’il n’a pas le gigantisme de son voisin de Karnak, c’est précisément ce caractère presque intime – à l’aune égyptienne s’entend ! – qui le rend si photogénique. Le fait qu’il se reflète dans les eaux du Nil n’est pas peu pour y contribuer. Le temple était censé être un nid d’amour pour Amon et son épouse Mout. Chaque année, lors de la fête de l’Opet, leurs statues quittaient Karnak et étaient transportées en grande pompe jusqu’à Louxor sur des barques sacrées. Un des obélisques qui se dressaient devant le puissant pylône du temple orne depuis 1831 la place de la Concorde à Paris, après que Mohammed Ali Pacha en eut fait don à la France de Louis-Philippe. Les colossales colonnes à chapiteaux campaniformes forment une allée monumentale de toute beauté et les murs du temple accueillent la représentation de la « victoire » de Ramsès II sur les Hittites lors de la fameuse bataille de Qadesh, en Syrie.
Navigation pour Qena.
Nuit à bord à Qena.
J 10 - Samedi 4 avril 2026 Qena - Abydos - Dendérah - Louxor
Journée consacrée à une excursion aux temples d'Abydos et Dendérah.
Le matin, visite du site d'Abydos, lieu célèbre qui abritait le tombeau d’Osiris, le dieu des morts, et qui fut aussi un lieu de pèlerinage : Séthi Ier y fit construire, au XIVe siècle avant notre ère, un magnifique temple funéraire de grès blanc, étincelant sous le chaud soleil égyptien. Le temple présente la particularité d’être pourvu de deux salles hypostyles parallèles qui ouvrent sur sept sanctuaires. Ces chapelles préservent, dans la pénombre, quelques uns des plus beaux reliefs peints que nous ait légué le Nouvel Empire. Un couloir long et étroit, connu sous le nom de galerie des rois, renferme un des trésors du pays : la représentation de Séthi Ier, tenant à la main un encensoir et rendant hommage à 76 rois figurés par leurs cartouches. On a ainsi la liste des 76 pharaons qui se succédèrent depuis le mythique Ménès jusqu’à Séthi, l’hôte du lieu. Un document inestimable dont se sont abondamment servis les historiens. Juste derrière le temple, et dans le même axe que lui, l’Osiréion est un étrange temple « aquatique » qui constitue le cénotaphe du pharaon. Celui-ci espérait, dans l’éternité, être assimilé au dieu Osiris, d’où le nom donné à l’édifice. Les représentations intérieures illustrent le très fameux Livre des Morts.
L'après-midi, le site de Dendérah nous fournira l’occasion de rêver devant l’un des plus beaux temples de la période ptolémaïque, dédié à la déesse Hathor, la dame du ciel. Sa visite dévoile un ensemble singulier et passionnant. Daté du Ier siècle avant notre ère, il est, parmi les temples égyptiens, le plus complet, juste après celui d’Edfou. Pour notre bonheur, les Romains jugèrent bon de s’attirer les bonnes grâces d’Hathor, « la Dorée », déesse de l’amour qu’ils assimilèrent à Vénus. La façade du temple, réellement spectaculaire, est décorée de colonnes aux chapiteaux hathoriques, avec la tête de la vache Hathor facilement identifiable. Le plafond de la salle hypostyle est dédié à Nout, la déesse du ciel, qui allonge son corps sur un fond sombre, constellé d’étoiles. Nous verrons aussi le Mammisi de Nectanébo, ou temple de la naissance, dédié à Hathor et à son fils Ihy. Enfin nous emprunterons l'escalier solennel gravé de bas-reliefs représentant la procession en l'honneur d'Osiris. Comme les célébrants d'alors, nous atteindrons le tombeau qui abritait une des reliques du corps démembré d'Osiris sur la terrasse du temple : la représentation des planètes sur le fameux zodiaque de Dendérah (dont l'original est au Louvre) a permis de dater son inauguration au mois d’août de l'an 50 avant notre ère. Du parapet qui borde la terrasse, la vue sur l'ensemble du temple et de ses environs est splendide.
Retour au bateau à Qena, puis navigation vers Louxor.
Nuit à bord à Louxor.
J 11 - Dimanche 5 avril 2026 Seconde visite de la rive ouest - Louxor
Deuxième journée passée sur la rive occidentale du Nil, tant cette vallée des morts est riche.
A Deir el-Bahari, nous découvrirons le temple funéraire de la reine Hatchepsout. Des bâtiments aplatis aux colonnes multiples, comme empilés sur trois terrasses de différents niveaux, s’élèvent au pied d’une immense falaise calcaire, étincelante sous le soleil. Une rampe à la douce inclinaison permet de relier les terrasses entre elles. Le portique de la seconde terrasse est décoré d’admirables bas-reliefs peints. Ils illustrent l’expédition que commandita la reine au pays de Pount, le pays des Somalis. On y voit des bateaux au mouillage, les denrées ramenées de cette terre lointaine, des girafes et des singes... Aucun doute : le temple justifie amplement son nom égyptien antique : Djeser Djeserou « le splendide des splendides ».
La vallée des Rois n’est longue que de 400 m et se parcourt donc à pied. L’abondance des tombes, d’inégale facture, est telle qu’il nous faudra, ici aussi, effectuer un choix. Nous visiterons trois des tombes ouvertes au public. Le plus souvent, les sarcophages de granit qui abritaient les dépouilles sont restés in situ.
Dans la vallée des Nobles, nous visiterons deux tombes parmi les plus belles de toute la vallée. Avec celle de Ramose, nous retournerons à l’époque amarnienne. Il était le vizir d’Akhénaton et se convertit rapidement à la réforme religieuse. Il laissa ainsi sa tombe thébaine inachevée. Elle est néanmoins splendidement et finement sculptée. On peut y voir le pays d’Egypte tout entier rendant hommage à Aton, sous sa forme traditionnelle du disque solaire. La décoration du tombeau de Sennefer, "Maire de la Cité du Sud", est placée sous le signe de la vigne : celle qui enroule ses pampres et ses lourdes grappes noires en épousant les irrégularités du plafond.
Débarquement.
Nuit à Louxor.
J 12 - Lundi 6 avril 2026 Louxor - Saqqarah - Le Caire
Tôt le matin, vol pour Le Caire.
Notre découverte de la région cairote commencera par la visite de Saqqara (Unesco), nécropole royale et civile de Memphis. Il s’agit de la plus vaste nécropole d’Egypte et de celle qui historiquement embrasse la plus grande durée, car toutes les principales périodes de l’histoire égyptienne y sont représentées.
Nous visiterons tout d’abord l’ensemble funéraire de Djoser, roi de la IIIe dynastie. Au centre d’une vaste enceinte rythmée de 14 simulacres de portes fermées et percée d’un seul véritable passage d’entrée, se dresse la célèbre pyramide à degrés du roi Djoser. C’est Imhotep, vizir – premier ministre – et architecte du pharaon qui imagina d’empiler les uns sur les autres des mastabas de taille de plus en plus réduite au fur et à mesure de l’ascension. La forme pyramidale était née. Il ne restait plus aux successeurs de Djoser qu’à raboter les angles pour obtenir les fameuses pyramides à pentes lisses. Depuis peu, il est possible de rentrer dans la pyramide pour admirer, d'en haut, la chambre funéraire faite de gros blocs de granit parfaitement appareillés qui se trouve au fond d'un vaste puits de 28 m de profondeur.
Nous gagnerons ensuite le secteur nord-ouest de la nécropole où nous découvrirons le mastaba de Ty, le plus grand de Saqqara. Ce haut personnage de la cour qui vécut vers la fin de la Ve dynastie nous a légué un tombeau remarquable par la diversité et l'intérêt des sujets traités, ainsi que par la qualité d'exécution de ses reliefs et leur état de conservation.
Notre dernière visite sera pour l'impressionnant Sérapéum, où dans de grandes salles souterraines pleines de mystère nous verrons de colossaux sarcophages de granit, qui renfermaient les dépouilles momifiées des taureaux sacrés témoignant d'un culte très important au Nouvel Empire. A l'époque ptolémaïque, le culte du taureau Apis fut rapproché de celui rendu à Sérapis, synthèse d'Osiris et de Zeus, le Sérapéum devint alors un lieu de pèlerinage commun aux Égyptiens et aux Grecs.
Nuit au Caire.
J 13 - Mardi 7 avril 2026 Le Caire - Guizeh
Comment mieux commencer notre journée qu'en découvrant le GEM, le nouveau grand musée du Caire ? En construction depuis plus d'une dizaine d'années, le bâtiment qui fait face aux pyramides de Guizeh est une cathédrale de verre et de béton, conçue dans le seul but de faire découvrir, avec une muséographie moderne, les trésors de l'Egypte.
L'après-midi, nous nous rendrons sur le plateau de Guizeh, dominant la ville du Caire et surmonté de ses trois grandes pyramides (Unesco) : Khéops, Khéphren et Mykérinos, comptées parmi les « Sept Merveilles du monde ». C’est pour elles qu’un historien arabe du XIIe siècle eut cette exclamation enthousiaste : « Toute chose de ce monde redoute le temps qui passe, mais le temps redoute les pyramides ». Père, fils et petit-fils, régnant au XXVIe siècle avant notre ère, ont fait dans la démesure ; mais, de loin, l’équilibre des pyramides est si parfait qu’elles en paraîtraient presque graciles.
Les pyramides sont toujours gardées par le Sphinx, protecteur de la nécropole. Le mot sphinx vient de l’égyptien sheps-ankh, signifiant « statue vivante ». C’est bien ainsi qu’apparait cette colossale statue de lion à tête humaine, qui aurait les traits de Khéphren en personne. Rappelons, pour sourire, qu’Obélix n’est pour rien dans la perte du nez de la statue !
Nuit au Caire.
J 14 - Mercredi 8 avril 2026 Guizeh - Le Caire
Loin des pharaons, nous découvrirons pour notre dernière journée quelques points forts du Caire islamique (Unesco). Artère nord-sud du vieux Caire que l'on atteint depuis Bab el-Foutouh, puissante porte percée dans le rempart du XIe siècle, la rue El-Moez a été récemment mise en valeur. Pleine de vie, elle est bordée par la mosquée Al-Hakim, élevée autour de l'an mil. Sa cour à portiques et ses deux minarets sont typiques de l'architecture fatimide, quand al Qahira était la capitale du seul califat chi'ite qui régna sur le monde islamique. Plus loin, le mausolée du sultan Qalawun est représentatif de l'architecture des Mamelouks, dynastie d'anciens esclaves qui connut son heure de gloire aux XIIIe et XIVe siècles. Centre d'un complexe qui comporte aussi un bimaristan (hôpital) et une madrassa (école coranique), il est enrichi de stucs ouvragés et de panneaux de bois finement travaillés.
Nous visiterons le vieux Caire ou quartier copte, installé dans l'enceinte des fortifications romaines de la citadelle de Babylone d'Egypte, construite par Dioclétien au IIIe siècle de notre ère. Nous commencerons en découvrant les richesses du musée copte, installé dans un beau bâtiment contemporain. Les collections qu'il abrite ont récemment rouvert après des longs travaux de restauration et de modernisation. Nous y verrons de nombreux fragments de décorations, tels que des frises, encore marquées par l'art antique. Icônes, fresques et iconostases en bois sont nombreuses mais la collection la plus impressionnante est certainement celle des tissus, en laine ou en lin. Le climat chaud et sec de l'Egypte a préservé toute la rutilance des couleurs. L'église El-Mu'allaqah ou de la Sainte-Vierge est plus connue comme "l'église suspendue". Elle doit cette curieuse appellation au fait qu'elle est bâtie sur deux bastions de l'enceinte romaine. D'origine très ancienne, mais maintes fois remaniée, elle conserve surtout un ambon daté de l'an 1000, d'une rare beauté. Enfin, l'église Saint-Georges a été fondée au VIe siècle mais reconstruite au XIXéme siècle après avoir été détruite par un incendie, L'escalier qui monte en spirale représente l'infinitude de Dieu. Elle abrite des icônes particulièrement touchantes.
Nuit au Caire.
J 15 - Jeudi 9 avril 2026 Le Caire - Paris
Le matin, transfert à l'aéroport et vol pour Paris.
Les informations prévisionnelles concernant le programme, les hôtels ou bateaux, les horaires de transport et le nom de votre conférencier vous sont données ici à titre indicatif et sont valables au 19/12/2025. Les précisions définitives vous seront communiquées au moment de la confirmation du rendez-vous de départ.