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Grand circuit en Asie Centrale du Ferghana au Khorezm
Du 18 mai au 1er juin 2021 avec Guillaume Durand
AC 52 - 15 jours - Grands voyageursPour ceux qui ne craignent ni le décalage horaire, ni les longues routes en autocars, ni l'altitude, ni les contraintes locales (comme le port du foulard en Iran) et qui sont prêts à s'accommoder de tous ces inconvénients pour aller plus loin...
Départ garanti  Imprimer
Les points forts
  • Les grands espaces de la vallée de Ferghana
  • Kokand et Andijan, centres culturels et économiques du Ferghana
  • Deux jours à Samarcande avec la place du Régistan et le mausolée de Tamerlan
  • La splendide nécropole de Shah-i-Zinda
  • Deux jours à Boukhara
  • La forteresse zoroastrienne de Toprak-Kala
  • La cité-joyau de Khiva
  • Le complexe religieux de Tchor-Bakr
  • Le Chronoguide Asie centrale
Excroissance orientale de l'Ouzbékistan, la vallée de Ferghana, la "Vallée d'Or", se déploie dans un environnement montagneux de toute beauté. Tronçon essentiel de la Route de la Soie, lieu d'échanges entre la Chine et l'Asie Centrale, elle constituera un des grands moments de ce voyage, complément idéal à l'exploration des principaux trésors des cités mythiques de Samarcande et de Boukhara. Un voyage exceptionnel, pour une visite approfondie des principaux sites d’Ouzbékistan, où les affrontements entre nomades et sédentaires n’ont pas entravé le développement de civilisations particulièrement brillantes. Outre la découverte de l’art mongol qui sut magnifier les héritages des cultures persane, turque, extrême-orientale tout en leur insufflant son génie personnel, ce circuit permet de plonger dans un tourbillon de peuples, de partager l'épopée des grands aventuriers des steppes dans le Khorezm, en traversant l'Amou-Daria et une partie du Kyzyl-Koum, le désert Rouge. Il permet aussi d’évoquer les inspirations fulgurantes d’Omar Khayyam ou d’Avicenne, de suivre les luttes d’influence entre les grandes religions, notamment celle des zoroastriens dans leur forteresse de Toprak Kala, et de parcourir cette histoire complexe de la protohistoire à l’indépendance récente…

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J 1 - Mardi 18 mai 2021 Paris – Tachkent
Vol direct pour Tachkent. 

Nuit en vol.
 
 
J 2 - Mercredi 19 mai 2021 Tachkent
Arrivés tôt le matin, nous prendrons un moment de repos à l'hôtel avant de partir à la découverte de Tachkent, la capitale de l’Ouzbékistan. C’est une ville à deux visages : celui de son passé lointain, encore visible dans les vieux quartiers, et celui de son passé plus récent, quand elle fut, à partir du XIXe siècle, le fer de lance de la colonisation de l’Asie Centrale par l’empire tsariste russe. Celui-ci céda la place à l’URSS communiste en 1917. Tachkent en fut profondément marquée. Tout dans son centre moderne rappelle encore cette période : vastes places ornées de fontaines, parcs, perspectives illimitées des avenues, bâtiments de style constructiviste typiques du « réalisme socialiste », jusqu’à l’université fondée en 1920 et le premier métro construit pas les Soviétiques. Les Russes sont partis depuis l'indépendance en 1991, mais la marque de leur passage demeure bien présente.

Le monument du courage, érigé à la mémoire des victimes du tremblement de terre de 1966, nous rappellera que la ville fut reconstruite à maintes reprises à la suite de nombreux séismes destructeurs. De là, nous traverserons la vaste esplanade de la place de l’Indépendance, ex-place Lénine, et verrons le théâtre Alisher-Navoï, nommé en l'honneur du poète ouzbèke du XVe siècle.

L'histoire de la cité plonge ses racines jusque dans la Préhistoire même si ce fut surtout après la conquête islamique qu’elle connut un développement important. Il reste toujours agréable de se promener dans le quartier ancien où les maisons en pisé résistent à l’appétit des promoteurs immobiliers. Sur la place Khazret Imam nous découvrirons les souvenirs de la dynastie des Chaybanides qui régna sur Tachkent au XVe et XVIe siècles : la médersa Barak-Khan, dont la cour garde une atmosphère reposante, et le mausolée de Kaffal Chachi, construit en 1542 sur la sépulture d’un célèbre théologien.

Nous gagnerons enfin la médersa Koukeldach, la plus importante médersa de Tachkent située à l’emplacement de l’ancien centre-ville.

Nuit à Tachkent.
 
 
J 3 - Jeudi 20 mai 2021 Kokand – Richtan – Ferghana (335 km)
Traversant d'étonnants paysages de montagnes, nous atteindrons la vaste et fertile vallée de Ferghana, considérée comme le cœur de l'Ouzbékistan. Elle nous retiendra deux jours dans cet appendice géographique qui prolonge le pays loin vers l’est, en direction des monts du Pamir et de la Chine. C’est dans cette vallée verte, arrosée par le cours du Syr-Daria, que vivent un tiers des 30 millions d’habitants du pays, illustrant l’adage selon lequel « là où l’eau s’arrête, le monde s’arrête aussi ». Ces deux journées seront placées sous le signe de la mythique Route de la Soie et, corollaire indispensable, sous le signe du coton qui, ici comme ailleurs en Ouzbékistan, est omniprésent.

Ancienne étape marchande sur la route de la soie, Kokand devint au XVIIIe siècle la capitale d'un khanat prospère, comme en témoigne le somptueux palais de Khoudoyar Khan, sa façade à tourelles, son enceinte en pierre ciselée et ses nombreuses cours et salles. Visible de toute la ville grâce à son minaret, la mosquée Jami – du vendredi – reproduit l'architecture traditionnelle des mosquées à aïvans (en persan iwan) avec ses piliers en bois des Indes sculpté et ses plafonds richement décorés.

Sur la route de Ferghana, nous ferons une deuxième étape à Richtan pour y visiter un atelier de fabrication de sa célèbre céramique colorée, où domine la couleur bleue. 

Nuit à Ferghana.
 
 
J 4 - Vendredi 21 mai 2021 Andijan – Marguilan (180 km)
Populeuse cité de fondation relativement récente, Ferghana ne sera pour nous qu’une ville-étape. Nous continuerons donc dès le matin notre découverte de la vallée de Ferghana.
 
Andijan s’enorgueillit d’être la ville natale de Babur, lointain héritier des redoutables Mongols, créateur de la lignée des Grands Moghols (XVIe siècle) dont le règne sur l’Inde dura plus de trois cents ans. Une promenade dans la ville nous permettra de découvrir son pittoresque marché qui regorge de melons. Le Moghol les appréciait tellement qu’il s’en fit livrer, dit-on, jusque dans sa nouvelle capitale de Delhi. Le mémorial de Babur a été construit 1993 dans un environnement très vert en l'honneur du dernier souverain des Timourides, sur une colline d’où il aimait contempler sa ville natale.

Marguilan, nous ferons plus ample connaissance avec ce qui a fait la richesse et la renommée de la vallée : la soie. Pour ce faire, nous visiterons un atelier de fabrication de soieries. Marguilan fut longtemps l’unique détentrice des secret de la sériciculture. Les Soviétiques furent à l’origine de la mécanisation de la production et les soieries de Marguilan inondèrent les Républiques socialistes. De nos jours, les ateliers de fabrication traditionnelles rouvrent un peu partout, perpétuant un savoir-faire millénaire.

Nuit à Ferghana.
 
 
J 5 - Samedi 22 mai 2021 Tachkent – Ourgentch – Khiva
Le matin, nous gagnerons l’aéroport pour prendre un vol pour Tachkent.

L’après-midi sera consacré à parfaire notre connaissance de la capitale ouzbèke. Nous visiterons le musée des Beaux-Arts, dont les riches collections vont de l'archéologie antique jusqu'aux artistes ouzbeks contemporains, en passant par les arts populaires. Nous n’oublierons pas de passer du temps dans les salles dédiées au réalisme et à l'avant-garde soviétiques. Trente ans après la chute du régime communiste, elles illustrent le poids que cette période a eu et conserve encore dans le « nouvel » Ouzbékistan indépendant.

Si nous en avons le temps, nous découvrirons également quelques stations du métro de Tachkent qui sont de véritables œuvres d'art, étonnant mélange de modernité et force des traditions décoratives.

En fin d'après-midi, nous prendrons un vol vers Ourgentch, à plus de mille kilomètres à l’ouest de la capitale. De là, nous gagnerons Khiva, où nous nous installerons confortablement pour trois nuits consécutives. 

Nuit à Khiva.
 
 
J 6 - Dimanche 23 mai 2021 Khiva
Au cœur de l’oasis du Khorezm, Khiva devint au XVIIe siècle le centre d'un khanat indépendant dont la prospérité reposait sur la richesse agricole de l'oasis et sur le commerce des esclaves. Ravagée en 1740 lors de la conquête de Nader Shah, elle retrouva toute sa splendeur au XIXe siècle sous la dynastie des Koungrats. Longtemps, le qualificatif de ville-musée lui a collé à la peau, mais aujourd’hui les habitants sont revenus dans la vieille ville protégée, qu’ils animent à nouveau de leurs activités, de leurs conversations et de leurs sourires.

La ville intérieure, Itchan Kala , en dépit de sa taille réduite, offre une telle richesse que son exploration nous retiendra toute la journée. Pour y entrer, nous franchirons la porte occidentale, flanquée de la forteresse Kounia Ark, ancienne résidence fortifiée des khans du Khorezm au XVIIe siècle, au beau rempart crénelé. Derrière ses murs nus de pisé, dans ses cours et ses salles sombres, elle cache une décoration très variée. De l’autre côté de la rue, nous admirerons la médersa Mohammed Amin Khan, réputée pour son minaret "court", Kalta Minor. Il aurait dû être le plus haut de l’Orient musulman mais il est resté inachevé à la hauteur de 26 mètres.

Khiva est aussi la ville des mausolées. Celui du cheik Sayid Alaouddine remonte au XIVe siècle. Son aspect extérieur, sévère, ne laisse pas deviner la beauté du tombeau décoré de majoliques. Le mausolée Pakhlavan Mahmoud rivalise avec le précédent pour ses faïences dues à Abdullah Djinn, qui a signé son œuvre par une inscription : « Ces fleurs servent de modèle au printemps, elles sont le souvenir d’Abdullah sur la terre ». La grande mosquée du Vendredi est unique en Asie Centrale. Elle est de type « fermé », pour faire face à la rigueur du climat en hiver. Sa grande salle s’appuie sur de nombreuses colonnes de réemploi.

Nous atteindrons ensuite le palais Tach Khaouli, « le domaine de pierre ». C’est une synthèse de l’architecture des maisons urbaines et rurales, mais sur une échelle bien plus importante. Enfin, notre journée s’achèvera à la médersa et dans le grand bazar Alla Kouli Khan, exemples éloquents de l’art avec lequel les architectes de Khiva savaient résoudre les problèmes d’urbanisme les plus complexes.

Nuit à Khiva.
 
 
J 7 - Lundi 24 mai 2021 Le Khorezm (230 km)
Quittant pour une excursion la ville « à la couleur de sable et de turquoise », nous explorerons un peu plus avant la région du Khorezm, restée pendant des siècles hors du temps, étape pour les caravanes qui traversaient le désert du Karakoum. Nous y serons exposés à la fois aux « mirages et aux miracles... » et découvrirons deux impressionnantes forteresses qui défendaient des établissements agricoles où la viticulture était une source de profit, avant que le désert ne l’emporte sur l’oasis.

Ayaz-Kala a une origine très ancienne. Un potentat local y avait sa résidence avant notre ère. Les murs que nous verrons appartiennent eux à trois forteresses bâties entre les IVe et VIIe siècles. Trois pressoirs ont été mis au jour par les fouilles, émouvants témoins de l’ancienneté de la culture de la vigne et de la fertilité du site dan les temps anciens.

Sur le chemin de retour vers Khiva, la forteresse de Toprak-Kala est encore plus impressionnante. Elle fut au IIIe siècle la capitale de toute la région sous les seigneurs kouchan, jusqu’à leur chute en compagnie des Hephtalites sous le coup des Turcs. Immense, elle comportait des cours et des salles, dont certaines ont pu être identifiées par les archéologues, comme la salle des Rois, celle des Victoires et celle des Gardes noirs d’origine indienne.

Nuit à Khiva.
 
 
J 8 - Mardi 25 mai 2021 Khiva – Boukhara
En nous mettant en route vers l’est jusqu’à Boukhara, nous continuerons à penser à ces milliers de marchands qui ont emprunté cette voie bien avant nous. Si nous en avons le temps, nous commencerons les visites de Boukhara dans l'après-midi. Rien ne nous presse : la prestigieuse cité sera notre hôte pour trois nuits.

La ville traditionnelle de Boukhara  a su garder tout son charme, même si elle ne compte plus qu’une partie de ses trois cent soixante mosquées. Oasis de la vallée inférieure du Zeravchan, Boukhara fut, selon la légende, fondée par le roi-héros iranien Syavouch. La ville connut toutes les influences qui marquèrent successivement la Sogdiane puis la Transoxiane. Offrant refuge aux confessions persécutées par les Sassanides – chrétiens nestoriens, bouddhistes, manichéens –, elle devint un centre religieux et intellectuel très important et, après la conquête islamique, sous la dynastie des Samanides, brilla de l'éclat de poètes et savants aussi prestigieux que Roudaki, Daqiqi et, surtout, Avicenne. Le khanat de Boukhara connut un second apogée, commercial cette fois, au XVIe siècle, sous les Ouzbèques Chaybanides, et la ville vit alors s'édifier de nouveaux quartiers commerçants, bazars couverts, caravansérails, tandis que ses miniaturistes portaient leur art à des sommets inégalés en Asie centrale. 

Nuit à Boukhara.
 
 
J 9 - Mercredi 26 mai 2021 Boukhara
La journée sera entièrement consacrée aux visites de Boukhara. Avec un peu de chance, notre promenade s’effectuera dans le craquètement des cigognes perchées sur les coupoles et les minarets.

C’est précisément un minaret qui nous servira de repère : Kalyan – « le grand » – est un chef-d’œuvre édifié sur ordre d’Arslan Khan au XIIe siècle. Haut de 46 mètres, il est aussi parfait dans sa technique de construction. On a pu dire de lui qu’il « avait été construit avec tant d’art qu’il n’avait pas son pareil au monde ». Il domine l'ensemble Poi-Kalyan, dont fait partie la grande mosquée, la plus vaste d’Asie Centrale avec sa cour aux 288 coupoles ! Du XVIe siècle est aussi datée la medersa qui lui fait face.

La suite de la promenade nous permettra de retracer toute l’évolution architecturale, des Seldjoukides aux Chaybanides, dans le décor des anciens marchés de la soie. Nous pourrons admirer, ainsi, la mosquée Magok-i-Attari dont la splendide façade de style kharakhanide remonte au XIIe siècle. Elle s'apparente à une savante dentelle pleine de fantaisies. Nous gagnerons ensuite l'ensemble Liabi-Khaouz, articulé autour du bassin qui jouxte la médersa Koukeldach, toujours fréquenté par de nombreux habitants de la ville en quête de repos et de fraîcheur. L’introduction d’un bassin comme principe organisateur fait date dans l’histoire de l’urbanisme en Asie Centrale.

L’après-midi, nous gagnerons le mausolée de Bahaouddin Naqshbandi, fondateur au XIVe siècle d’un ordre soufi qui compta dans ses rangs le grand poète Djami et a, encore aujourd’hui, une grande audience, en particulier en Turquie. 

Nuit à Boukhara.
 
 
J 10 - Jeudi 27 mai 2021 Boukhara
En ce deuxième jour à Boukhara, nous nous rendrons d’abord au Sitoraï Mokhi Khossa, ancienne résidence d’été des émirs de Boukhara, construite hors de la ville à la fin du XIXe siècle selon la distribution pavillonnaire propre à l’Orient. Elle est profondément inspirée également de l'architecture et de la décoration des palais européens et russes, alors en pleine vogue. Cette absence de style, typique de l’éclectisme à la mode, est pourtant pleine d’un charme qui doit, pour beaucoup, aux jardins mêlant harmonieusement plantes décoratives et arbres fruitiers.

Nous reviendrons en centre-ville pour admirer le jeu d'ombre et de lumière qui anime le décor de brique raffiné du mausolée d'Ismail Samani, fondateur de la dynastie des Samanides, qui régna au Xe siècle. Ce bâtiment extraordinaire, et le terme est faible, illustre à lui seul l’âge d’or de Boukhara, marqué par la renaissance de la poésie et de la science d’origine persane. Alors qu’il disparaissait pendant des années au milieu d’un cimetière mal entretenu, on doit aux Soviétiques de l’avoir restauré et mis en lumière, en créant tout autour un parc bien aménagé. Dans sa pérennité, il est de nouveau la parfaite illustration du vieux thème de l’islam « Les musulmans ne meurent pas, ils passent seulement d’une porte à l’autre ». 

Nous découvrirons ensuite la mosquée Bolo Khaouz, caractérisée par un aïvan supporté par vingt sveltes colonnes se reflétant joliment dans un plan d’eau (Khaouz signifie bassin). La Citadelle Ark, édifiée sur l'emplacement de la Boukhara primitive, fut la résidence des émirs jusqu’en 1920, avant que le pouvoir ne soit confisqué par les Bolcheviques. On peut toujours y rêver du harem qui s’y trouvait au XVIe siècle, et des délices de ce temps. Plus prosaïquement, elle abrite un petit musée d'Histoire et d'Ethnographie, très intéressant au demeurant. Les quatre minarets de Tchor Minor (les Quatre minarets), symboles de la ville avec leur forme de tabouret renversé les pieds en l’air, mettront un point d’orgue à nos visites de la journée. 

Nuit à Boukhara.
 
 
J 11 - Vendredi 28 mai 2021 Boukhara – Samarcande (280 km)
Non loin de la ville, nous gagnerons le vaste complexe de Tchor Bakr où Abdullah Khan fit édifier, au XVIe siècle, près des tombes des descendants du Prophète, une mosquée, une medersa et la khanaka où étaient hébergés les étudiants de l’école coranique.

Nous prendrons ensuite plein est la Shok Roh ou Route Royale, bordée des plantations de coton et de mûriers qui font la richesse de l’Ouzbékistan. Ce tronçon était un des plus importants de la Route de la Soie. Il reliait en effet les deux principales cités de Transoxiane : Boukhara et Samarcande. Jadis, il ne fallait pas moins de huit jours aux caravanes pour effectuer le trajet, à raison de 40 km par jour, de caravansérails en caravansérails. Nous n’en mesurerons que mieux le bonheur de voyager à bord d’un véhicule confortable. Le rêve en sera certes un peu écorné, mais notre conférencier saura le ranimer par ses propos tout au long du chemin…

Enfin !!! Comme des milliers de voyageurs avant nous, voilà sans doute le cri que nous pousserons quand se profileront à l’horizon les minarets imposants de Samarcande. Il faudra d’abord dépasser les banlieues ternes, témoins malheureux de l’héritage soviétique, pour atteindre notre hôtel au coeur de la cité. Il sera notre camp de base pour les trois prochaines journées.

Nuit à Samarcande.
 
 
J 12 - Samedi 29 mai 2021 Samarcande
Samarcande  fut la principale ville de l’antique Sogdiane. Elle prospéra au carrefour des grandes routes commerciales venant de Chine, de Sibérie, de Perse et d’Occident, jusqu’au déferlement des hordes mongoles de Gengis Khan qui détruisirent la cité avant de la reconstruire sur les cendres de ses faubourgs. L’heure de gloire de Samarcande vint deux siècles plus tard, lorsque Tamerlan, né non loin de là, en fit la capitale de son empire. La journée sera consacrée à la visite de la cité de Timour-lang, Timour le boiteux.

Les merveilleuses medersas de la place du Régistan suffisent à elles seules à rappeler le temps où Samarcande était « le visage de la Terre », la « précieuse perle du monde islamique ». Elles sont trois, encadrant la « place de sable » (Régistan) qui est aujourd’hui une place de mosaïques, admirablement restaurée. Décorées de faïences éblouissantes, elles nous permettront de mieux cerner les influences multiples qui marquèrent l’évolution de l’architecture timouride. La plus ancienne, celle d’Oulough-Beg, remonte au XVe siècle, au temps du petit-fils du grand conquérant. Les deux autres lui sont postérieures de deux siècles et sont contemporaines du règne de Louis XIV.

La traversée d’une rue nous mènera jusqu’à la célèbre mosquée de Bibi Khanum. C’est la favorite préférée de Tamerlan qui lui a donné son nom mais c’est bien le chef mongol qui en passa commande. Il a bien fait, car sa puissance n’a d’égale que sa somptuosité. Si le temps ne l’a pas épargnée, elle reste admirable par son sens des proportions et la beauté de sa décoration. C’est toujours la gloire des Timourides que nous célébrerons devant les mausolées de Shah-i-Zinda. Leur construction s'échelonna du XIe au XVe siècle, quand Tamerlan et Oulough Beg y érigèrent quantité de tombeaux dynastiques.

Proche du centre de la ville actuelle se dresse le Gour Emir, tombeau du grand conquérant, qui conserve les dépouilles de Tamerlan, de ses fils et d’Oulough Beg. Nous serons là en présence d’un authentique chef-d’oeuvre architectural. Le mausolée lui même est composé d’un octogone portant un haut tambour cylindrique surmonté d’une imposante coupole. Tous trois sont animés par une savante mosaïque de briques glacées formant des motifs géométriques, par de sages calligraphies, et enfin par 64 nervures recouvertes d’un camaïeu de bleu d’un effet stupéfiant (le bleu est la couleur du deuil en terre d’islam). L’aspect grandiose obtenu par ce subtil équilibre entre la dimension et la simplicité des volumes se retrouve à l’intérieur. La décoration, pourtant très précieuse, atteint une sorte de sobriété qui sied avec la dalle presque noire dissimulant le corps de Tamerlan.

Nuit à Samarcande.
 
 
J 13 - Dimanche 30 mai 2021 Chakhrisabz – Samarcande (190 km)
De bon matin, nous parcourrons les steppes d’Asie centrale, chères au compositeur russe Moussorgski ou à l’écrivain Lermontov, Russe lui-aussi, pour rejoindre « la ville verte » de Chakhrisabz , l’ancienne Kech, ville natale de Tamerlan. Ce dernier y fit édifier l’immense Ak Saray - littéralement « le palais Blanc ». Si le palais, construit à la hâte comme tous les édifices commandés par l'impatient conquérant, a pratiquement disparu, les impressionnants vestiges de son portail offrent encore un décor de faïences sans pareil. La mosquée Kok Gumbaz et le mausolée Gumbazi-Seidan, édifiés par Oulough Beg et, surtout, la mosquée Khazret Imam complètent le souvenir des splendeurs de la ville.

De retour à Samarcande, nous profiterons de temps libre pour flâner le nez au vent, se perdre dans les vieux bazars de la ville, s’asseoir dans une tchaikana ou maison de thé, et revenir inlassablement sur le Régistan pour voir les briques vernissées capturer les derniers feux du soleil couchant.

Nuit à Samarcande.
 
 
J 14 - Lundi 31 mai 2021 Samarcande – Tachkent
Pour que la visite de la ville soit tout à fait complète, nous nous rendrons sur la colline de Tali Rassad et découvrirons l’observatoire d’Oulough Beg, qui était en son temps unique au monde. L’astrologie, comme on disait alors, était la passion de l’émir et nous évoquerons la personnalité du petit-fils de Tamerlan, à la fois prince poète, philosophe et astronome.

Ensuite, le site d’Afrassiab nous révélera l’emplacement de l’antique Marakanda, prise par Alexandre le Grand. Ses fresques, exposées dans le musée du site, décrivent la vie de la brillante cour des princes de Sogdiane, entre les VIIe et IXe siècles.

Sur le chemin de retour pour Samarcande, nous découvrirons enfin la mosquée Khodja Akhar, dont le mihrab présente de très belles faïences.

Trajet en train grande vitesse vers Tachkent.
Nuit à Tachkent.
 
 
J 15 - Mardi 1er juin 2021 Tachkent – Paris
Matinée libre à Tachkent. Déjeuner libre.
Transfert pour l'aéroport et vol direct vers Paris.
 


Groupe de 14 à 20 voyageurs
Départ assuré
Forfait entre chambre double Prix prestissimo jusqu'au 30 novembre 2020 3 165 €
Prix presto jusqu'au 17 mars 2021 3 185 €
Prix à partir du 18 mars 2021 3 225 €
Remise supplémentaire de 3 % soit environ 94 € pour toute inscription entièrement soldée avant le 19/11/2020.
Supplément chambre individuelle Prix jusqu'au 6 février 2021 305 €
Prix jusqu'au 19 mars 2021 330 €
Prix à partir du 20 mars 2021 355 €
Sans transportNous consulter


TachkentWyndham (ex Dedeman) 4*

FerghânaAsia Fergana 3*

KhivaAsia Khiva 4*

BoukharaAsia Boukhara 4*

SamarcandeRegistan Plaza 4*

DépartArrivée
Paris Roissy CDG
18/05/2021 - 20h10
Tachkent
19/05/2021 - 06h00
Vol Uzbekistan Airways HY 252
Tachkent
01/06/2021 - 14h30
Paris Roissy CDG
01/06/2021 - 18h40
Vol Uzbekistan Airways HY 251

Prestations incluses
  • Les vols internationaux directs Paris/Tachkent et retour sur lignes régulières
  • Les vols intérieurs Ferghana/Tachkent et Tachkent/Ourgentch sur ligne régulière
  • Le trajet Samarcande/Tachkent en train
  • Les taxes aériennes
  • L’hébergement en chambre double
  • La pension complète du petit-déjeuner du 2e jour au petit-déjeuner du 15e jour
  • Le circuit en autocar privé
  • Les visites mentionnées au programme
  • L'accompagnement culturel par un conférencier Clio
Nos prix ne comprennent pas
  • Les pourboires d'usage ( prévoir 5 € par jour et par participant )
  • L'assurance facultative Assistance-Rapatriement : 12 € par personne
  • L'assurance facultative multirisque Assistance-Rapatriement + Annulation-Dommage Bagages
  • Les boissons
Les informations prévisionnelles concernant le programme, les hôtels ou bateaux, les horaires de transport et le nom de votre conférencier vous sont données ici à titre indicatif et sont valables au 20/10/2020. Les précisions définitives vous seront communiquées au moment de la confirmation du rendez-vous de départ.



  • La visite des centres historiques des villes s'effectue à pied.
  • La réservation des trains et des vols intérieurs en Ouzbékistan est souvent peu fiable et difficilement prévisible. Selon les circonstances spécifiques de votre voyage, le trajet Khiva-Boukhara s'effectuera en train, en avion ou à défaut en bus privé.
  • Si l'état général des routes est bon autour de Tachkent et tend à s'améliorer dans le reste du pays, le réseau routier demeure vétuste entre Khiva, Boukhara et Samarcande ainsi qu'au Ferghana.
  • Quelle que soit leur catégorie, les hôtels peuvent parfois souffrir d'un manque d'entretien.
  • Les distributeurs automatiques étant rares en Asie Centrale et les cartes bancaires n'étant souvent pas acceptées, nous vous conseillons de vous munir d'argent liquide en petites coupures (euros) avant le départ.
 
  • Un passeport, valable encore 6 mois après la date du retour du voyage
  • Depuis Octobre 2018, les Français sont exemptés de visa pour se rendre en Ouzbékistan, dans le cadre de séjours de moins de 30 jours. Cette mesure ne concernant pas les autres nationalités européennes, un visa peut être nécessaire selon votre nationalité. Merci de nous consulter pour vérifier les formalités.


Informations pratiques
Décalage horaire
Le décalage horaire entre la France et l'Ouzbékistan est de + 4h lorsque la France est à l'heure d'hiver et de + 3h lorsque la France est à l'heure d'été.
Rappel : en France l'heure d'été commence le dernier dimanche de mars et l'heure d'hiver commence le dernier dimanche d'octobre


Santé
Aucune vaccination n'est obligatoire pour se rendre en Ouzbékistan.
Pour connaître les conditions sanitaires et les précautions à prendre, vous pouvez consulter le site de l’Institut Pasteur de Lille www.pasteur-lille.fr/vaccinations-voyages/


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