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Pourquoi voyager en Azerbaïdjan avec Clio ?
A la charnière du Caucase et de la Perse, entre l’Europe et l’Asie centrale, l’Azerbaïdjan fait figure de destination rare. Peu nombreux sont en effet les voyageurs, même parmi les familiers de l'Asie centrale et occidentale, à l'avoir parcouru, de ses terres les plus continentales – frontalières à l'ouest de la Géorgie et de l'Arménie – à son littoral de la mer Caspienne. L'Azerbaïdjan conserve aujourd’hui un remarquable héritage culturel, fruit des influences diverses qui ont émaillé sa riche histoire : ses monuments attestent la présence de fidèles zoroastriens, des sassanides, des Arabes, des Persans, des Ottomans et des Russes. Pour comprendre ce pays complexe, l'apport du conférencier Clio est irremplaçable : il saura décrypter l'histoire et le patrimoine de l'Azerbaïdjan et montrer comment le pays a su construire une identité originale aujourd'hui en pleine évolution. Une destination insolite, enthousiasmante pour tout amateur d’Histoire soucieux de découvrir des circuits inédits.
A la croisée des empires

Peuplé aujourd'hui à 85 % d'Azéris musulmans et chiites, l'Azerbaïdjan s'est trouvé au fil de son histoire à la croisée de grands empires et de puissances qui participèrent chacune à la construction de son identité. Province de la Perse achéménide érigée ensuite en royaume par le général perse Atropatès, le pays tomba plus tard sous la domination des Parthes, puis des Sassanides qui y imposèrent le mazdéisme et le farsi. Terre convoitée, il subit, à partir du XIe siècle, les invasions turco-mongoles qui introduisirent la langue turque, pour devenir plus tard, au XVIe siècle, le principal bastion de la dynastie perse et chiite des Séfévide, avant que le territoire ne s'émiettât en une mosaïque de petits Etats féodaux (Khanats) disputés par les Turcs ottomans.
A partir du XVIIIe siècle, c'est au tour de la Russie d'intervenir dans la région en inaugurant une longue séquence d'affrontements russo-perses dont l'Azerbaïdjan, le contrôle de la Caspienne et les débuts de l'extraction pétrolière, sont les enjeux. En 1907, un accord anglo-russe finit par placer le pays dans la zone d'influence de l'empire tsariste. Si l'Azerbaïdjan profite de la révolution de 1917 pour proclamer son indépendance, la jeune république ne peut échapper à l'hégémonie de la nouvelle Russie soviétique et se trouve incorporée, dès 1922, à l'URSS.
Indépendant depuis la disparition de cette dernière, le pays bénéficie de l'extraction du pétrole de la mer Caspienne, qui a stimulé, au cours de la dernière décennie, une très forte croissance économique. L'Azerbaïdjan présente aujourd'hui le visage de la modernité, mais, à la convergence des grandes civilisations de l'Asie centrale et occidentale, il demeure riche d'un patrimoine multiséculaire qu'il s'emploie plus que jamais à valoriser.

Un patrimoine pluriel au carrefour des civilisations

Voyager en Azerbaïdjan, c’est voyager à travers l’épaisseur du temps et la diversité des cultures. A quelques dizaines de kilomètres de la capitale, la réserve de Gobustan plonge le visiteur dans des époques bien plus anciennes : les milliers de peintures rupestres qu'abrite ce plateau rocheux développent une iconographie riche sur les modes de vie qui prévalaient aux époques préhistoriques. Elles témoignent de 40 000 ans d'art rupestre. C’est sur la péninsule d'Abşeron, à l’est de Bakou, que viennent mourir les montagnes du Grand Caucase, c’est aussi là que s’est développé le culte du feu mazdéen puis zoroastrien.
Sur les contreforts du Caucase, Nij et sa région abritent la seule ethnie azérie convertie au christianisme : les Oudis que l’on trouve également en Arménie et en Géorgie. Nij fut le siège du catholicossat de tous les Arméniens, l’une des plus anciennes institutions de la Chrétienté. Les alentours conservent plusieurs églises remarquables. Le village de Lahij a un charme fou. Ses ruelles pavées sont bordées de maisons faites en bois et en pierres taillées récupérées aux abords de la rivière, et elles sont conçues pour résister aux tremblements de terre. Shéki est certainement la perle du Caucase azerbaïdjanais. Le Khan local y disposait d'un palais d'été. On arrive dans une jolie cour à l’ombre de grands arbres, avec, en face, du palais, un grand bassin comme dans les maisons iraniennes. La façade du bâtiment est richement ornée de motifs géométriques ou encore par des arabesques et des motifs floraux. Le jardin n’est pas en reste : il possède une petite fontaine et surtout une belle vue sur la ville et sur les montagnes alentour.
Enfin, Ganja, seconde ville du pays, est, elle aussi, très riche. Le mausolée de Nizami est considéré comme le symbole de la ville. La construction du premier mausolée sur la tombe du poète Nizami Ganjavi remonte aux XIIIe et XIVe siècles. Le jardin autour du grand bâtiment cylindrique de granit est agrémenté de statues où sont inscrits des vers tirés de ses poèmes épiques. Il ne faut pas manquer le grand caravansérail de style oriental. Il a été construit sous le règne de Shah Abbas, le créateur de la splendeur d'Ispahan, en Iran. Ses murs sont faits d'un mélange traditionnel de blanc d'œuf avec de l'argile-chaux et de la brique rouge. Il rappelle que l'Azerbaïdjan était traversé jadis par une des branches de la fameuse route de la soie.

Bakou : un trésor baigné par la mer Caspienne

La capitale de l’Azerbaïdjan est la plus grande métropole, et la plus cosmopolite, du Caucase du Sud. Le boom pétrolier qui commença en 1874, avec le creusement, en pleine ville, du puits historique de Bibi Heyat, se poursuit aujourd'hui et fait sa fortune. Aujourd'hui, Bakou est un vaste centre d'ingénierie où sont testées les technologies les plus avancées d'exploitation de l'or noir et du gaz naturel. Sa richesse lui autorise tous les délires d'une architecture futuriste qui aligne ses hauts gratte-ciel le long du rivage. Mais son remarquable patrimoine ancien fait l'objet de tous les soins de ses édiles. La vieille ville (Icheri Sheher), toujours ceinte de sa muraille défensive du XIIe siècle, recèle des trésors d’architecture. La tour de la Vierge, l’un des symboles de Bakou, est sans doute son monument le plus ancien et pourrait remonter aux VIIe et VIe siècles avant notre ère. S’élevant sur une falaise baignée par les eaux de la mer Caspienne, elle fut intégrée à l’époque médiévale au système défensif de la cité fortifiée avant de servir de phare à l’époque moderne. Véritable chef-d’œuvre de l’architecture azerbaïdjanaise, le palais des Shahs Shirvan, édifié entre les XIIe et XVe siècles, à l’époque où la capitale de l’Etat des Chirvanchahs est transférée de Chémakha à Bakou, séduit l’œil par ses lignes épurées, et enchante l’esprit par la synthèse historique qu’il offre au visiteur.

 
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AZ 31 - 8 jours

Destination rare et souvent méconnue, couloir de passage entre Caspienne et Caucase, l’Azerbaïdjan a reçu au fil de son histoire des influences très diverses : perse, mongole, russe, pour ne citer que ... Découvrir ce voyage
 

 
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