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Pourquoi voyager en Andalousie avec Clio ?
L’Andalousie : prononcez son nom et, immédiatement, des images apparaissent. La dentelle noire des balcons ouvragés sur les murs blancs ; les jardins exubérants aux senteurs poivrées ; le raffinement de l’architecture arabo-andalouse ; la majesté du Guadalquivir à Séville. L’Andalousie, c’est bien tout cela à la fois, mais c'est surtout une région d'Espagne au riche passé historique qui fut au cœur de l'aventure des Grandes Découvertes et qui vit naître les plus grands maîtres de l'art espagnol.
Des Phéniciens à la conquête du Nouveau Monde

D'un peuplement très ancien, la région voit émerger la culture de Tartessos au cours du Ier millénaire av. J.-C. Celle-ci appuie son développement sur ses richesses minières. Ces mines finissent par attirer la convoitise des Phéniciens. Ils passent le détroit de Gibraltar et fondent Gadès, la future Cadix, au IXe siècle avant notre ère. On connaît la longue lutte qui va opposer Carthage et Rome. En 206 av. J.-C., la puissance romaine prend le relais des Puniques, et la province de Bétique atteint un remarquable niveau de civilisation urbaine. Théâtres, rues orthogonales, temples et aqueducs s'élèvent un peu partout. Les villes donnent à Rome deux empereurs – Trajan et Hadrien – et des écrivains célèbres – Sénèque, Lucain. Quand les crises sociales affaiblissent l'empire, des peuples « barbares » en profitent pour s'installer en Hispanie – Vandales venus de Germanie, puis Wisigoths chassés d'Occitanie par les Francs. Leurs luttes internes vont faciliter l'entrée, par Gibraltar, d'une expédition dirigée par Tarik qui, victorieux en 711 à la bataille du Guadalete, impose le pouvoir et la culture arabes. L'âge d'Al-Andalus commence, et Cordoue, organisée autour de sa grande mosquée, devient la ville la plus florissante d'Europe. Les scientifiques et les philosophes, comme le musulman Averroès ou le juif Maïmonide, font la réputation de l'Andalousie, bien que le pouvoir en place les persécute... Les villes se couvrent de monuments prestigieux. Pourtant, dès le début, la reconquête chrétienne est en marche. Elle s'impose en 1212 lors de la victoire de Las Navas de Tolosa : Séville, Cordoue, Cadix tombent tour à tour au pouvoir de la résistance chrétienne confrontée à un pouvoir islamique de plus en plus intolérant. Ne subsiste pour deux siècles encore que le petit royaume Nasride de Grenade, avec l'Alhambra comme ultime floraison culturelle. Quand il tombe lui aussi en 1492, la voie est libre pour les rois catholiques de Castille et d'Aragon de faire de l'Andalousie la porte d'entrée des richesses venues d'Amérique. Séville et son avant-port Cadix profitent à fond de cette manne financière qui va établir tout au long du XVIe siècle l'âge d'or de l'Espagne, sous Charles-Quint et Philippe II. Quand l'or des Amériques se tarit lentement au siècle suivant, l'Andalousie retrouve un certain anonymat et partage alors le sort historique du reste du pays.

Séville, Cordoue, Grenade

Notre circuit d'une semaine (ES 32) s'intéresse essentiellement aux trois grandes villes qui sont les phares de l'Andalousie. Grenade est veillée depuis des siècles par l'Alhambra, véritable acropole. On ne sait s'il faut admirer davantage le raffinement des salles aux stucs arachnéens, la noblesse de la cour des Lions ou les jardins qui font de ce lieu une sorte de paradis sur terre. Grenade ne se limite pas à l'Alhambra : les Rois catholiques dorment de leur dernier sommeil dans la somptueuse chapelle royale, et on se perd avec bonheur dans le dédale des ruelles de l'Albaicín. Cordoue reste profondément marquée par les cultures arabe et juive. A la première appartient la grande mosquée, chef-d'œuvre incomparable que la construction en son sein de la cathédrale du XVIe siècle n'arrive même pas à défigurer. Elle jouxte la Judería, ancien quartier juif aux demeures immaculées sous le soleil, centrées sur des patios fleuris qui sont autant de havres de paix.
Séville, la reine du Guadalquivir, offre enfin le splendide ensemble de sa cathédrale et de sa fameuse Giralda, héritée de la mosquée qui l'a précédée. A ses pieds, l'Alcazar renvoie à la grande époque d'Al-Andalus, et on ne se lasse pas de se promener dans ses jardins où palmiers, fleurs et rocailles composent un décor très exotique. Au musée des Beaux-Arts, on admire les toiles lumineuses de Zurbarán, le grand peintre sévillan du XVIIe siècle. On peut les comparer aux compositions terribles de Valdès Léal dans la nef de l'hôpital de la Charité et reprendre de l'air en flânant dans les ruelles du quartier pittoresque de Santa Cruz.

Noël en croisière sur le Guadalquivir (CF 88)

Quand les frimas frappent nos contrées, pourquoi ne pas aller chercher un peu de douceur et de lumière dans le Sud de l'Espagne ? Le Guadalquivir est un fleuve tranquille. Descendre son cours puis le remonter sur un bateau confortable permet d'avoir une autre vision de la richesse des plaines andalouses, noyées d'oliviers. C'est un confort appréciable aussi que de poser ses bagages pour cinq nuits à bord. Notre bateau, la Belle-de-Cadix, présente la particularité originale de pouvoir naviguer aussi bien sur les fleuves que sur la mer. Après une visite de Séville semblable à celle du circuit terrestre, la croisière commence. Les rives, plates, sont ponctuées de petits villages. La flore et la faune sont aussi omniprésentes, notamment les oiseaux lorsque le fleuve longe le Parc national de Doñana. Le moment où se profile la mer est toujours émouvant. Il est suivi de l'arrivée à Cadix, que la coupole jaune de sa cathédrale et l'ocre de ses bastions signalent de loin. Installée sur sa presqu'île, la vieille ville de Cadix est pleine de charme. Des placettes ombragées de palmiers ponctuent le réseau orthogonal des rues, où les belles demeures aux ferronneries ouvragées des armateurs rivalisent de noblesse. Retrouvant les rives du fleuve, depuis El Puerto de Santa Maria, des excursions permettent de visiter Vejer, village blanc accroché à flanc de colline, et Jerez de la Frontera. Son riche patrimoine architectural (palais, églises) vaut le détour. Tout comme le vin madérisé, le Xérès, qui a rendu son nom mondialement célèbre... De retour à Séville, on gagne en bus dans la journée la magnifique cité de Cordoue. L'ancienne capitale d'Al-Andalous ponctuera ainsi en beauté cette découverte reposante des « murs blancs du fond de l'Espagne ».
 
Partir en voyage avec Clio
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CF 88 - 6 jours

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