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La terre roumaine, du Danube aux Carpates

Étendue aujourd’hui sur 238 390 kilomètres carrés et peuplée de 22 400 000 habitants, la Roumanie s’inscrit dans un espace limité au sud par le cours inférieur du Danube – si l’on excepte la Dobroudja étendue sur la rive droite du fleuve quand celui-ci s’oriente vers le nord avant d’atteindre son delta – et l’arc carpatique au nord. Les Carpates décrivent une ample courbe pour rejoindre au nord les Carpates septentrionales et au sud les Balkans ; il s’agit de montagnes dont l’altitude moyenne apparaît assez faible (entre 1100 et 1300 m, quelques sommets pouvant s’élever au-dessus de 2000 m). Elles séparent la Moldavie de la Transylvanie et également la Valachie de cette dernière en même temps qu’elles constituent la colonne vertébrale de l’ensemble roumain, formé de la réunion de ces trois régions géographiques et historiques qui ont eu longtemps des destinées divergentes. Marquées par une forte présence humaine, les Carpates ont joué le rôle de refuge quand le pays a été sillonné par des vagues successives d’envahisseurs et c’est à partir d’elles qu’à plusieurs reprises les Roumains sont repartis à la conquête de la plaine valaque. Véritable château d’eau fournissant au bas Danube la plupart de ses affluents, le plateau transylvain, riche en ressources minières, se révéla dès l’Antiquité comme le centre de gravité de la Dacie indépendante avant d’être le cœur de la province donnée à Rome par Trajan. Sillonnée par le Pruth et le Sereth, le plateau moldave occupe l’est du pays alors que la Valachie (ou Munténie) est traversée par l’Argesh et l’Oltu. Séparées par le Milcov, les deux principautés historiques de Valachie et de Moldavie ont connu une certaine communauté de destin liée à la domination ottomane alors que la Transylvanie, longtemps tributaire elle aussi du sultan eut surtout à subir une domination autrichienne (en fait surtout magyare) qui contribua fortement, en réaction, à l’éveil national roumain. Le climat continental tempéré, la richesse de la plaine valaque et de la Dobroudja, l’abondance des cours d’eau et des forêts fournissaient d’emblée, avec une façade maritime dotée de plusieurs bons sites portuaires, d’importants atouts à la terre roumaine. Elle se trouvait en revanche en situation d’être convoitée par plusieurs empires prédateurs – l’ottoman, le russe et l’autrichien – et cet état de choses pesa très lourd pour le peuple roumain, réduit à l’inexistence politique pendant de longs siècles.

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