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De l’indépendance retrouvée à la seconde guerre mondiale (1921-1945)

5 novembre 1922 : Élections générales dans l’ensemble de la Pologne.


16 décembre 1922 : Une semaine après son élection, le président de la République Narutowicz est assassiné. Il est remplacé par Stanislas Wojciechewski qui occupera cette fonction jusqu’en mai 1926.


Mai 1923 : Joseph Pilsudski, qui était chef d’état-major général se retire de la vie politique quand s’installe le ministère dirigé par Vincent Witos.


Octobre 1925 : L’accord de Locarno inquiète la Pologne. L’Allemagne reconnaît en effet ses frontières occidentales mais ne s’engage pas sur ses frontières orientales.


28 décembre 1925 : Vote d’une nouvelle loi de réforme agraire qui ne sera qu’incomplètement appliquée.


12 mai 1926 : Un coup d’État militaire porte Pilsudski au pouvoir. Celui qui fait figure de héros national s’est insurgé contre un gouvernement de centre-droit ; il est soutenu initialement par la gauche, y compris par le parti communiste fondé en 1918. Pilsudski n’est officiellement que ministre de la Guerre mais il est de fait « l’homme fort » du pays. Le pouvoir exécutif est renforcé et les pleins pouvoirs accordés au gouvernement jusqu’au terme de la législature.


1928 : Lors des élections législatives, le « Bloc hors-parti de collaboration avec le gouvernement » obtient 122 députés. Il est le premier parti du pays, talonné par les partis de gauche, alors que les partis de droite s’effondrent.


Mars 1930 : Le docteur Bartel – qui souhaitait le respect du régime parlementaire – est congédié et c’est le colonel Slawek, partisan d’un pouvoir autoritaire, qui l’emporte au sein du Bloc et devient premier ministre.


Août 1930 : Pilsudski devient président du Conseil, c’est-à-dire Premier ministre, et fait arrêter les leaders de l’opposition de gauche. Aux élections de novembre 1930, le Bloc l’emporte et obtient la majorité absolue.


1930 : La crise mondiale frappe la Pologne où l’indice de production passe de 100 en 1928 à 46,5 en 1933. La crise ruine les efforts de stabilisation du zloty et le programme d’industrialisation lancé au milieu des années trente sera interrompu par le déclenchement de la guerre.


1931 : La Pologne renouvelle le traité d’alliance conclu avec la Roumanie dix ans plus tôt et confirmé en 1926.


Janvier 1932 : Signature d’un pacte de non agression polono-russe.


Janvier 1934 : Signature d’un pacte de non agression entre la Pologne et l’Allemagne hitlérienne.


Avril 1935 : Vote d’une nouvelle constitution renforçant les pouvoirs du chef de l’État.


Mai 1935 : Mort du maréchal Pilsudski. Le poids des militaires s’accroît face à l’agitation de gauche qui grandit.


Octobre 1938 : À la faveur des accords de Munich qui officialisent le retour au Reich des minorités allemandes des Sudètes, la Pologne reprend à la Tchécoslovaquie la région de Teschen.


6 novembre 1938 : De nouvelles élections confirment les résultats de celles de 1935. Les nationalistes dominent la vie politique.


15 mars 1939 : La disparition de l’État tchécoslovaque entraîne au sud de la Pologne la naissance d’une Slovaquie indépendante laissée à l’Allemagne, ce qui constitue une menace pour la Pologne, entourée désormais d’États hostiles. Le régime militaire dit « des colonels » – dans lequel le maréchal Rydz-Smigly et le colonel Beck jouent un rôle prépondérant – est farouchement anticommuniste. Il a approuvé l’intervention de l’Allemagne dans la guerre civile espagnole et craint autant le péril soviétique que les tentations expansionnistes de Hitler.


27 mars 1939 : Ribbentrop signifie à l’ambassadeur polonais Lipski que l’Allemagne revendique le retour de Dantzig au Reich, ainsi que l’octroi d’une voie ferrée et d’une autoroute bénéficiant d’un statut d’extraterritorialité à l’intérieur du « corridor », pour relier l’Allemagne à la Prusse orientale. Le 31 mars, le premier ministre anglais Neville Chamberlain donne sa « garantie » à la Pologne. Un traité d’alliance polono-anglais vient compléter le 25 août l’alliance franco-polonaise remontant à 1921.


23 août 1939 : Le pacte germano-soviétique de non-agression est signé à Moscou. Il augure mal du sort de la Pologne, d’autant que ses clauses secrètes prévoient son partage entre les deux signataires.


1er septembre 1939 : Prétextant des massacres dont serait victime la minorité allemande de Pologne et de l’attaque – une provocation montée en fait par les services allemands – d’une station radio proche de la frontière, l’Allemagne attaque la Pologne. Ce qui entraîne le 3 septembre la déclaration de guerre de l’Angleterre et de la France à l’Allemagne et, le 17 septembre, l’invasion de l’est du pays par l’Armée rouge. La Blitzkrieg allemande révèle vite sa terrible efficacité et la Pologne, attaquée sur toutes ses frontières, succombe en trois semaines de combat. Varsovie capitule le 26 septembre. Un gouvernement polonais en exil vient s’installer en France, à Angers, puis à Londres après la défaite française de mai-juin 1940. Partagée entre Hitler et Staline, la Pologne est de nouveau rayée de la carte mais la résistance s’organise dès 1940.


8 octobre 1939 : Hitler annexe au Reich la moitié du territoire conquis par la Wehrmacht. Un Gouvernement général de Pologne est créé par ailleurs pour administrer les régions comprenant Varsovie et Cracovie.


Avril 1940 : Le NKVD – la police politique soviétique héritière de la Tchéka et du GPU – organise à Katyn, près de Smolensk, le massacre méthodique de 4 000 officiers polonais. D’autres seront exécutés en d’autres régions d’URSS, ce qui portera à plus de dix mille le nombre des victimes. L’Allemagne nazie n’est pas en reste et ses Einsatzgruppen liquident une bonne partie des élites polonaises.


Avril-mai 1943 : Soulèvement du ghetto de Varsovie contre les occupants allemands. Ceux-ci ont perpétré en Pologne de grands massacres dont furent victimes les Polonais – le pays compte six millions de victimes à l’issue de la guerre – et plus particulièrement les juifs dont beaucoup ont été déportés vers les camps de concentration nombreux sur le territoire polonais : Auschwitz, Birkenau, Belsec…


Avril 1943 : Formation de l’Armée populaire communiste qui résiste contre la seule Allemagne alors que l’Armée de l’intérieur dépendant du gouvernement en exil à Londres voit dans l’URSS un pays ennemi au même titre que l’Allemagne.


Juillet 1943 : Mort accidentelle du général Sikorski qui était l’âme de la résistance polonaise à l’extérieur ; les Polonais qui poursuivent la lutte à l’étranger prennent une part non négligeable, en Italie et à Arnhem notamment, aux combats engagés par les Alliés anglo-américains pour la reconquête de l’Europe.


21 juillet 1944 : Formation du Comité polonais de libération nationale d’inspiration communiste connu sous le nom de Comité de Lublin. Appuyé par Staline, il entend contester la légitimité du gouvernement en exil établi à Londres.


1er août-2 octobre 1944 : Varsovie s’insurge contre l’occupant allemand mais l’Armée rouge arrivée sur la Vistule attend l’arme au pied que les Allemands écrasent la résistance nationaliste polonaise.


17 janvier 1945 : Les Soviétiques entrent dans Varsovie et y installent le Comité de Lublin. Les Allemands auront évacué l’ensemble de la Pologne en février. Wroclaw (Breslau), en Silésie allemande, résiste jusqu’au 7 mai.


29 juin 1945 : Un gouvernement d’union nationale est constitué à Varsovie, comme cela avait été prévu en février à la conférence de Yalta, mais les Occidentaux s’inquiètent de la mainmise communiste sur le pouvoir.


Juillet-août 1945 : La conférence de Potsdam fixe les frontières définitives de la Pologne avec, à l’ouest, la frontière Oder-Neisse (Odra-Nysa), ce qui implique le départ vers l’ouest de plusieurs millions de réfugiés allemands.

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