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Des origines à l'apogée médiéval

Contemporaines du début du VIIIe siècle, les plus anciennes sources écrites relatives aux origines du Japon ne peuvent guère nous renseigner dans la mesure où elles se réfèrent aux seules traditions mythologiques. Le Japon apparaît au premier siècle dans les chroniques chinoises sous le nom de « peuple de Wa » mais les informations qu’elles fournissent demeurent tout aussi limitées et il faut se tourner vers l’archéologie pour en savoir davantage. C’est le zoologue américain E.S. Morse, appelé à enseigner la zoologie à la toute nouvelle université de Tokyo entre 1877 et 1879, qui fut le pionnier des études consacrées à la préhistoire et à la protohistoire nippones en fouillant les amas coquilliers d’Omori, ce qui lui permit de mettre en lumière l’existence de la culture Jomon. Les archéologues japonais prirent rapidement le relais mais l’exploitation idéologique qui fut faite de l’étude des origines nationales à l’époque du Japon impérialiste ne facilita guère l’approche scientifique des problèmes dans la mesure où nul ne songeait à remettre en cause le mythe du premier Empereur, Jimmu, descendant de la déesse solaire Amaterasu, qui aurait été l’initiateur de la lignée impériale en 660 avant J.-C. La remise en cause de ce dogme risquant de compromettre tout l’édifice idéologique, religieux et politique shintoïste, il fallut attendre la défaite de 1945 et les années de la reconstruction pour que l’archéologie japonaise connaisse un brillant essor et bénéficie de moyens qui sont demeurés aujourd’hui tout à fait considérables. Plusieurs dizaines de milliers de sites ont ainsi été fouillés de manière scientifique au cours des cinquante dernières années. Il est ainsi apparu que l’occupation de l’archipel par les hommes remontait bien au-delà de la période Jômon qui va de -10 000 à -300 avant J.-C. et que des cultures paléolithiques s’y sont développées depuis au moins cinquante mille ans. Le zèle de certains archéologues a cependant engendré de dangereuses dérives et l’on a pu ainsi constater que certaines découvertes de sites paléolithiques censés abriter des restes du « premier homme japonais » et datés de 100 000 à 600 000 ans avant J.-C. étaient tout bonnement des supercheries dues à un archéologue peu scrupuleux, Shinchi Fujimura, pris la main dans le sac au moment où, tel le découvreur britannique de « l’homme de Piltdown » il y a huit décennies, il enfouissait sur un site qu’il allait bientôt fouiller des objets supposés remonter au Paléolithique ancien. Si l’on excepte cette regrettable « bavure », les recherches archéologiques ont permis de préciser ce que fut l’évolution des groupes humains installés dans l’archipel nippon au Paléolithique moyen et supérieur ainsi qu’au Néolithique.


- 30 000 : Les anciens occupants du site d’Iwajuku – dans le centre d’Honshu, au nord-ouest du Kanto – fabriquent des bifaces ovales encore assez rudimentaires. À cette époque, des « ponts continentaux » dus à l’abaissement du niveau de la mer consécutif à l’extension des glaciers relient la Corée à Kyushu et à Honshu ainsi que cette dernière île à Hokkaido. Plus au nord, cette île est reliée alors à l’actuelle île Sakhaline et à la côte sibérienne. La mer du Japon n’est alors qu’un vaste lac fermé comme l’est la mer Baltique à des périodes comparables du Mésolithique européen. L’existence de ces « ponts » provisoirement émergés n’a pu que favoriser l’arrivée de groupes qui, venus du continent, sont sans doute à l’origine des populations aïnous autochtones, assez voisines des peuples ouraliens plutôt que « caucasiens » comme on l’a longtemps prétendu.


-13 000 -12 000 : Les groupes humains identifiés sur les sites de Shirataki (Hokkaido) et de Yasumiba (Honshu) sont formés de chasseurs équipés de racloirs, de burins et de pointes, outils comparables à ceux utilisés par les chasseurs euro-sibériens de l’époque. Des microlithes taillés dans l’obsidienne se généralisent à partir de -12 000. L’acidité des sols a fait que seuls quelques sites (Akashi, Ushikawa, Hamakita) ont livré des vestiges humains remontant à cette époque.


-10 000 -300 avant J.-C. : Période dite Jômon. Le relèvement du niveau des mers isole alors l’archipel japonais et Kyushu, Honshu et Hokkaido se retrouvent séparées. La période tire son nom – qui signifie « marqué de cordes » – du décor de la poterie qui la caractérise. Les poteries découvertes à Fukui, dans la préfecture de Nagasaki, et à Kamikuroiwa dans celle d’Ehime, datées par le carbone 14 du XIe millénaire avant J.-C., sont les plus anciennes connues au monde. Les pots de cette période archaïque ont une base ronde ou pointue car ils étaient sans doute posés entre les pierres du foyer alors que les fonds plats deviennent habituels à partir du VIe millénaire. Ce qui apparaît tout à fait original, c’est que l’existence de la poterie et d’habitats permanents ne va pas de pair ici avec la naissance et le développement de l’agriculture. La chasse, la cueillette, la pêche et le ramassage des coquillages apparaissent en fait largement suffisants pour nourrir la population du temps, ce qui définit un « Néolithique » japonais aussi ancien qu’original et très différent de celui, caractérisé par la révolution agricole, qui se développe au Proche Orient à partir des VIIIe et VIIe millénaires, puis en Europe occidentale et en Chine du Nord deux ou trois millénaires plus tard. Les sites remontant à cette période nous ont aussi livré de curieuses figurines de pierre ou d’argile, dont beaucoup d’allure anthropomorphe, qui étaient sans doute utilisées comme talismans. Des vestiges de sanctuaires de plein air révèlent une religion liée à la chasse et aux forces naturelles. On a longtemps supposé que les populations correspondant à la culture de cette époque devaient être assimilées aux autochtones Aïnus, progressivement refoulés vers le nord et assimilés par de nouveaux immigrants originaires d’Asie méridionale à partir de la période suivante mais le débat sur cette question demeure largement ouvert.


300 av. J.-C. -300 après J.-C. : Époque de la culture Yayoi qui voit la diffusion de la culture du riz, du tissage et de la métallurgie. Connue en Chine depuis le Ve millénaire et en Corée depuis le XVe siècle avant J.-C., la riziculture fournit un millénaire plus tard un complément de ressources alimentaires précieux dans certaines régions du centre et du sud-ouest du Japon où l’un des plus anciens sites agricoles a été identifié à Itazuke, près de Fukuoka. Avec ses greniers sur pilotis, ses maisons de forme ovale couvertes d’un toit de chaume et ses rizières soigneusement aménagées, le site de Toro installé près de Shizuoka, sur des basses terres proches de l’embouchure de la rivière Abe, est caractéristique de cette période. Les rituels funéraires traduisent une hiérarchisation sociale alors que les cloches de bronze, ou dôtaku étaient des objets de culte, symboles rituels du pouvoir ou des divinités agraires qui commandaient la vie de ces communautés paysannes.


IIIe-VIe siècles après J.-C. : Le temps des kofun est caractérisé par la présence de ces tombes tumuli dont les plus grandes ont été érigées dans la région du Yamato (située au sud de Nara) et qui sont considérées comme l’expression du pouvoir supérieur d’un régime politique déjà très puissant dont descendrait directement la lignée impériale japonaise. À partir du IVe siècle, on constate la construction de grandes tombes dont le plan les a fait baptiser « en entrée de serrure », longues de plusieurs centaines de mètres et entourées de fossés. La plus grande, contemporaine du Ve siècle, se trouve dans la plaine d’Osaka et est attribuée à l’empereur semi-légendaire Nintoku ; dans cette catégorie de constructions, seul le mausolée de Quin Shihuang Di, le « Premier Empereur » de Chine apparaît plus étendu. Cette tombe s’étend en effet sur 32 hectares et s’élevait à 35 mètres de haut. Sur les pentes de ces tombes étaient installées des statuettes en terre cuite de dimensions variables, dites haniwa. Selon les sources écrites les plus anciennes, elles auraient été placées là pour remplacer les hommes initialement destinés à être enterrés vivants avec le défunt, selon une coutume bien connue chez les anciens peuples des steppes euro-sibériennes. Une seule tombe importante pouvait être entourée de plusieurs centaines, voire de plusieurs milliers de ces statuettes qui révèlent de nombreux traits de ce qu’était la vie des Japonais de cette période et constituent ainsi une documentation absolument irremplaçable. La multiplication, dans le mobilier funéraire, des ustensiles liés à la cavalerie et la généralisation des représentations de chevaux semblent témoigner de l’irruption à cette époque d’envahisseurs utilisant le cheval et sans doute venus de Corée. Parmi les confédérations tribales qui structurent l’espace japonais de cette époque, celle de Yamato semble avoir été la plus puissante, au point que ses chefs se sont présentés comme les descendants de la divinité solaire Amaterasu. Des contacts sont établis à cette époque avec les royaumes coréens mais aussi avec la Chine des Han puis des Weï qui semble considérer le « pays du Wa » comme son vassal. Les sources chinoises et coréennes évoquent, au milieu du IIIe siècle, un royaume de Yamatai placé sous l’autorité d’une reine Himiko mais les plus anciennes chroniques japonaises ne fournissent aucun écho à ce sujet. C’est sans doute au IVe siècle que le Yamato établit son protectorat sur le Mimana dans le sud de la Corée. En tout état de cause, les « Barbares de l’est » des sources chinoises tirent à cette époque l’essentiel de leur civilisation des apports venus du continent, c’est-à-dire de Chine et de Corée et c’est une ambassade de ce dernier pays qui, au milieu du VIe siècle, introduit le bouddhisme dans l’archipel.


540 - 571 : Règne de l’Empereur Kimmei


552 : Première ambassade coréenne. Le roi du Paiktyei, Syong-Myong, adversaire de l’autre royaume coréen de Silla, souhaite un protectorat japonais sur la province du Mimana disputée entre les deux principaux souverains de la péninsule. Pour encourager l’empereur Kimmei à intervenir, il lui fait porter une statue de Bouddha et lui fait valoir la supériorité de cette nouvelle religion. La cour du Tennô se divise sur la question : Iname, du clan des Soga, est favorable au bouddhisme face au clan rival des Mononobe demeuré attaché à la tradition shinto. Deux autres ambassades coréennes accueillies au Japon en 555 et 577 contribuent à répandre la nouvelle religion.


562 : Les Japonais perdent le contrôle de la province coréenne de Mimana.


586 : Le Japon est affecté par une terrible épidémie de peste.


587 : À la mort de l’empereur Yômei, Umayado – le candidat à la succession soutenu par les Soga – l’emporte lors de la bataille de Shigisen sur celui des Mononobe et des Nakatomi et sa victoire signifie celle du bouddhisme. Sous le nom de Shotoku Taishi, le vainqueur laisse la place à une impératrice, Suiko, issue du clan des Soga. La souveraine et son ministre sont de zélés propagateurs de la nouvelle religion.


604 : Édit des dix-sept articles du prince Shotoku qui recommande l’adoption du bouddhisme et établit un protocole inspiré de celui de la cour impériale chinoise. En même temps que le bouddhisme, c’est l’influence chinoise qui s’impose au Japon où le calendrier chinois est adopté dès 602.


607 : Première ambassade japonaise en Chine. Construction à Nara du Horyuji ou temple de la Noble Loi, qui est le plus ancien édifice en bois existant au monde.


645 : Un coup d’État des Nakatomi désormais convertis au bouddhisme met fin à la dictature des Soga. Début de l’ère Taikwa « du Grand Changement ». Un édit calqué sur la législation chinoise des T’ang réforme l’ensemble de la société japonaise. Les anciens royaumes indépendants deviennent de véritables provinces soumises à l’autorité impériale. Une hiérarchie de gouverneurs et de chefs locaux est mise en place.


668 : Constitution du Daigaku, une sorte d’école appelée à former les fonctionnaires, recrutés dans la noblesse et divisés en cinq classes.


669 : Mort de Nakatomi no Kamatari qui, sous le règne de l’empereur Kotoku (645-654) a débarrassé le souverain du clan Soga et a reçu pour sa lignée le nom de Fujiwara.


672-686 : Règne de l’empereur Temmu Tennô.


701 : La législation de Taiho précise l’organisation du gouvernement ébauchée par la réforme de Taika ; le gouvernement comprend un conseil d’État, un chancelier de la main gauche et un chancelier de la main droite.


708 : Première émission d’une monnaie de cuivre japonaise.


710 : Fondation d’une nouvelle capitale, Nara – ou Heijokyo, capitale de la Forteresse de la Tranquillité –, imitée de la Tch’ang-ngan des T’ang chinois.


713 : Une ordonnance impose l’écriture des lieux avec les caractères chinois, afin de faire disparaître la toponymie aïnu et de réaliser l’unification ethnique du pays.


715-720 : Rédaction de L’Histoire du Japon (Nihongi) sous la direction du prince Toneri. Rédigées en 712, les Kojiki ou Généalogies impériales, ont été presque entièrement perdues.


718 : Le code Taiho est complété et précisé en matière économique et pénale.


733 : Le Japon est frappé par une terrible famine, aggravée quatre ans plus tard par une épidémie de variole.


737 : L’Église bouddhique passe sous le contrôle de l’État, qui impose l’installation dans chaque province d’un monastère masculin et d’un autre féminin. La richesse des temples et des monastères ne va pas sans susciter des réactions d’hostilité de la population mais la nouvelle religion progresse régulièrement et sera représentée par six sectes différentes à la fin de la période de Nara en 784.


745-752 : Construction à Nara d’une monumentale statue de Bouddha.


765-770 : Tentative manquée de l’usurpateur Dôkyô de s’emparer du trône impérial.


Fin du VIIIe siècle – première moitié du IXe : La lutte contre les Aïnu se poursuit et, malgré de nombreuses révoltes d’autochtones, la colonisation japonaise finit par s’imposer.


794 : La cour du Tennô, l’empereur, s’installe à Heiankyô, près du lac Biwa (la future Kyoto) pour échapper à l’emprise des nombreuses fondations bouddhiques de la région de Nara.


799 : Introduction de la culture du coton au Japon à la suite de l’échouage d’un navire indien sur les côtes de l’archipel.


805 : Le bonze Saicho crée au mont Hiei, au nord-est de Kyoto, la secte bouddhique du Tendaï. L’année suivante Kukaï crée la secte bouddhiste du Shingon dont la doctrine est hermétique et ésotérique.


838 : Dernière ambassade japonaise à la cour des souverains chinois T’ang.


Début pour le Japon d’une période « isolationniste ».


857 : Fujiwara Yoshifusa reçoit le titre de « grand chancelier » (Premier ministre) qui n’était plus attribué depuis près d’un siècle. C’est le début de l’ascension du clan Fujiwara. Yoshifusa devient « régent » en 866 et son neveu Mototsune lui succède en 872.


877 - 884 : Règne de l’empereur Yôzei. Mototsune de la famille des Fujiwara exerce les fonctions de kambaku (régent, Premier ministre ou maire du palais). Ce système correspond à la forme nippone de l’usurpation de pouvoir puisque la tradition japonaise interdit d’envisager la disparition de la dynastie impériale issue d’Amaterasu. Quand Yozei est emprisonné après avoir sombré dans la folie, Mototsune conserve ses fonctions sous les empereurs Kôkô (885-887) et Uda (888-897) jusqu’à sa mort survenue en 893.


889 : L’arrière-petit fils de l’empereur Kammu (782-805), Takamochi, prend le nom de Taïra Takamochi et fonde le clan Taïra, appelé à jouer un rôle de premier plan un siècle et demi plus tard.


897 - 930 : Règne de l’empereur Daigo Tenno.


901 : Sugawara Michizane, rival des Fujiwara, est envoyé à Kyushu comme gouverneur, ce qui équivaut à un exil. Ce sont les Fujiwara Tokihira, mort en 909, puis son frère Tadahira, mort en 949, qui exercent alors le pouvoir. C’est une période brillante qui voit se perfectionner l’écriture japonaise en même temps que les relations avec la Chine se réduisent au minimum.


931-947 : Règne de l’empereur Sujaku Tennô. La menace de la piraterie qui sévissait dans l’archipel est éradiquée en 941.


947-967 : Règne de l’empereur Murakami Tennô. C’est un âge d’or marqué par la douceur de vivre et les raffinements de la cour impériale.


961 : Tsunemoto, un petit-fils de l’empereur Seiwa (858-876) prend le nom de Minamoto Tsunemoto et fonde le clan Minamoto.


1002 - 1027 : Le Fujiwara Michinaga exerce le pouvoir sous les règnes de trois empereurs successifs.


1020 : Écrit par une dame d’honneur, Murasaki Shikibu, le Dit des Genji (Genji-Monogatari), qui narre les aventures galantes d’un prince de la cour de Heian, est l’un des plus anciens romans du monde.


1028 : Révolte du Taira Tadatsune dans le Kanto, vaincue par Minamoto Yorinobu qui accroît ainsi le prestige de sa famille.


1051 : Victoire contre le clan des Abe, lié aux autochtones Aïnu.


1068-1073 : Règne de l’empereur Sanjô II qui affirme son indépendance par rapport aux Fujiwara et s’entoure de conseillers issus du clan Minamoto. Il fait réviser les fiefs pour affaiblir la féodalité et restituer à l’État davantage de ressources.


1073 - 1087 : Règne de l’empereur Shirakawa. Il se prolonge en fait beaucoup plus longtemps – il mourra en 1129 – car Shirakawa ouvre la liste des empereurs « retirés » – inzen ou jô-ô quand ils restent laïcs ou hô-ô quand ils entrent en religion – qui continuent à jouer un rôle prépondérant sous le règne de leurs successeurs en titre. Shirakawa favorise les couvents mais la rébellion de ceux-ci le conduit à lancer contre eux les Taira, une puissante famille du Kanto.


1087 : Un autre Minamoto, Yoshiie, bat les Kiyowara rebelles.


1108-1123 : Règne de l’empereur Toba-Tennô.


1156-1158 : Après une crise successorale, Shirakawa II règne deux ans puis se retire tout en jouant un rôle prépondérant jusqu’en 1192 et en imposant son fils Nijô Tennô au pouvoir.


1167 : Après plusieurs années de troubles, Taira no Kiyomori s’impose comme l’homme fort. Les Taira se substituent aux Fujiwara comme lignée dominante.


1175 : Le bonze Honen fonde le Jodoshu ou secte de la Terre Pure.


1180 : Kiyomori brise la révolte de Minamoto Yorimasa et fait brûler les couvents qui l’ont soutenue.


Mars 1181 : Mort de Kiyomori qui devait alors faire face à la révolte de Minamoto Yoritomo. Une guerre de cinq ans oppose alors les deux lignées Taira et Minamoto. Yoritomo entame la conquête du Tokaido et fixe sa base à Kamakura.

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