Logo Clio
Service voyages
Service voyages


La Dynastie des Ming

1370-1398 : Un immense effort de reconstruction est accompli après la période d’exploitation mongole et après les destructions et le dépeuplement engendrés par les soulèvements populaires et la guerre de libération. Des zones retournées à la friche sont rendues à la culture, de grands travaux d’irrigation et d’endiguement sont réalisés. Dès la fin du XIVe  siècle, le produit de l’impôt triple par rapport à ce qu’il représentait à l’époque mongole, ce qui témoigne d’un retour rapide de la prospérité. Le reboisement est systématique en vue du développement de l’arboriculture fruitière, de la culture du mûrier et de la production de bois destiné aux constructions navales. Alors que la fiscalité des époques Song et Yuan pesait surtout sur le commerce et les marchands, celle des Ming – et des Qing après eux – porte surtout sur la production agricole et l’État a donc intérêt à tout faire pour que celle-ci progresse. Ces préoccupations entraînent la réalisation de recensements très précis et l’établissement d’un cadastre général.


1380: À la faveur de la répression d’un complot dont il accuse son principal ministre, Hongwu établit un régime absolutiste qui voit la disparition du Grand Secrétariat impérial et le passage sous son autorité directe des différents ministères.


1403-1424 : Règne de Yongle (il s’agit d’un oncle du successeur de Hongwu qui, entré en rébellion, a pris Nankin en 1402).


1404: La Mandchourie est occupée jusqu’aux rives de l’Amour.


1406: Conquête du bassin du fleuve Rouge mais un mouvement de rébellion aboutira à la libération du Vietnam en 1427.


1410: Yongle écrase les Mongols sur les rives de l’Onon, près d’Urga.


1405-1433 : Sept grandes expéditions maritimes organisées par l’eunuque musulman Zheng He sont lancées en direction de l’Indonésie, de l’Inde, de Ceylan, du golfe Persique, de l’Arabie et des côtes de l’Afrique orientale. Ces expéditions engagent plusieurs dizaines de jonques (jusqu’à 70) et des effectifs très importants (jusqu’à plus de 20 000 hommes). Ces avancées vers « les mers occidentales » (l’océan Indien) avaient un but commercial mais visaient aussi à imposer le prestige de la nouvelle dynastie dans les pays les plus lointains ; deux ambassades mameloukes seront reçues à Pékin durant cette période.


1421 : Pékin remplace Nankin comme capitale des Ming. C’est la première fois qu’une dynastie d’origine chinoise installe son centre principal aussi loin au nord (les dynasties Liao, Ts’in et Yuan étaient issues de la steppe). Yongle veut ainsi manifester sa volonté d’expansion vers le nord mais il s’éloigne ainsi de la Chine la plus peuplée et la plus active.


1425-1435 : Règne de l’empereur Xuande


1426 : Création du Conseil privé (le Pavillon de l’Intérieur) dans lequel les eunuques deviennent rapidement tout puissants et qui se substitue aux organes réguliers du gouvernement. À partir de cette époque, la police secrète voit son rôle se développer à la faveur du renforcement continu de l’absolutisme des souverains Ming. La toute puissance des eunuques et les intrigues de cour éloignent du pouvoir central devenu arbitraire la classe des lettrés et des fonctionnaires impériaux.


1449 : L’empereur Zhengtong est fait prisonnier par les Mongols Oirats dans le nord du Hebei. Il ne sera relâché contre rançon qu’en 1457. En ce milieu du XVe  siècle, la pression des nomades de la steppe se fait de nouveau menaçante.


1465-1487 : Règne de l’empereur Chenghua au cours duquel une nouvelle ligne de fortifications est établie au sud de la steppe des Ordos. D’autres défenses analogues sont érigées au nord de Pékin. Ce sont ces fortifications qui constituent la « Grande Muraille » visitée aujourd’hui, héritière des lignes de défense aménagées dès l’Antiquité et comparables au limes qui protégeait alors l’Empire romain. À partir de la deuxième moitié du XVe  siècle, les Ming adoptent, face au Nord, une attitude exclusivement défensive en même temps qu’ils renoncent à la grande politique maritime naguère mise en œuvre par Zheng He.


1514-1516 : Arrivée sur les côtes chinoises des Portugais, qui sont signalés ensuite au Fujian à partir de 1540. En 1517 Fernao Peres d’Andrade atteint Canton et gagne Pékin en 1521 mais il en est expulsé pour être renvoyé à Canton. Les Espagnols atteignent l’Asie orientale en 1543 et les Hollandais en 1600.


1522-1566 : Règne de l’empereur Jiajing


1540-1565 : La Chine doit faire face à la menace permanente des pirates japonais.


1550-1573 : La Chine doit de nouveau compter avec la menace mongole. Pékin est assiégée en 1550. Une partie du Shansi, le Ts'ing-hai (Qinghai) et une partie du Tibet sont occupés par les Mongols d’Altan Khan qui conclut finalement la paix avec les Ming condamnés à la défensive et qui devra bientôt compter avec les Jürchen (Mandchous).


1552 : Saint François Xavier meurt près de Canton sans avoir pu pénétrer en Chine.


1557 : Les Portugais s’installent sur la presqu’île d’Aomen, à l’ouest de l’estuaire de la rivière des Perles, en aval de Canton et en face de l’île de Hongkong. Ce comptoir deviendra Macao, qui tire son nom d’un petit temple dédié à une divinité de la mer, Ama shen moai, à l’origine d’Amahao (A-makao en dialecte cantonais).


1567-1573 : Règne de l’empereur Longqing


1573-1619 : Règne de l’empereur Wanli


1582 : Le père Matteo Ricci et son groupe de missionnaires jésuites sont à Macao. Ils s’installent à Nanchang en 1595 et sont autorisés à séjourner à Pékin en 1598. Ricci y demeure ensuite de 1601 à 1610, date de sa mort.


1585 : Gonzalez de Mendoza publie à Rome son Historia de las cosas mas notables, ritos y costumbres del gran Reyno de la China qui permet à l’Occident une première découverte de la Chine. Au siècle suivant c’est le De Christiana Expeditione apud Sinas du jésuite Nicolas Trigault, publié en 1615, qui prend le relais jusqu'à ce que la Chine suscite, à partir de la fin du XVIIe  siècle, de multiples curiosités et ne devienne, de Leibniz à Bertin, une véritable mode au XVIIIe .


1595-1598 : Guerre contre les Japonais qui ont débarqué en Corée.


1620 : La mort suspecte de l’empereur Taichang ouvre une période de crise qui voit l’affrontement des eunuques et les opposants lettrés regroupés autour de « l’Académie » du Donglin (qui existait au Jiangsu depuis le XIIe  siècle). Les seconds sont victimes d’une terrible répression.


1621-1627 : Règne de l’empereur Tianqi


1622: Arrivée à Pékin du père jésuite Adam Schall von Bell.


1628-1644 : Règne de Chongzhen, le dernier empereur Ming


1636: Extension des révoltes populaires. Deux chefs, Zhang Xianzhong (qui s’impose dans le Sichuan et la vallée du Yang-tseu-kiang et Li Zicheng (qui s’empare de Pékin en 1644) conduisent le mouvement.


1644: Quand Pékin tombe aux mains des rebelles, le général commandant les armées impériales pactise avec les Mandchous et chasse Li Zicheng de la capitale. Celui-ci se proclame empereur à Xian en 1645 mais doit s’enfuir vers le sud où il est finalement tué dans le Hunan en 1645. L’année suivante, Zhang Xianzhong est tué à son tour par les troupes mandchoues en Chine du Sud où il s’était proclamé roi.


À la fin de la dynastie Ming la Chine compte environ 130 millions d’habitants (contre 70 au début). La période a connu des progrès remarquables de l’artisanat, de l’agriculture (avec l’introduction de plantes américaines par les Portugais et les Espagnols), du commerce (avec l’exportation des soieries, de la porcelaine et des tissus de coton). À la fin du XVIe siècle, la taxe de 20 à 30 % qui frappait les marchandises du commerce maritime aurait couvert jusqu’à la moitié des dépenses de l’État.

Page précédente Page suivante
Mentions légales Conditions Générales de vente Comment s'inscrire Hôtels à Paris Vos assurances Qui sommes-nous ? Clio recrute Nous contacter