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Guerres balkaniques et première guerre mondiale

8 octobre 1912 : Le Monténégro déclare la guerre à la Turquie.


18 octobre 1912 : Unis au sein de l’Alliance balkanique (traités serbo-bulgare du 13 mars 1912 et gréco-bulgare du 29 mai 1912), Bulgarie, Serbie, Grèce et Monténégro déclarent la guerre à la Turquie. Le 22 octobre, les Bulgares sont vainqueurs à Kirk-Kilissé et le 29 à Lulé-Burgaz. Les Serbes écrasent les Turcs à Kumanovo le 24 octobre et les Grecs s’emparent de Salonique le 8 novembre. La Macédoine est libérée. Andrinople est assiégée et les vainqueurs marchent sur Constantinople. Le 3 décembre, la Porte demande l’armistice mais les hostilités reprennent le 3 février 1913 après le coup d’État qui a donné le pouvoir à Enver Pacha. Le 26 mars 1913, les Bulgares prennent Andrinople mais sont contenus devant Constantinople, sur la ligne de défense de Tchataldja. Les pourparlers ouverts à Londres sous l’égide des Puissances piétinent et l’arbitrage territorial proposé le 30 mai par le tsar de Russie ne satisfait pas la Bulgarie.


29 juin 1913 : Ferdinand Ier de Bulgarie, mécontent des prétentions serbes et grecques sur des régions macédoniennes qu’il juge bulgares attaque ses alliés de la veille mais ceux-ci reçoivent le soutien de la Roumanie le 13 juillet et la Bulgarie est contrainte d’accepter un armistice le 31 juillet.


17 juillet 1913 : Le tsar Ferdinand confie le gouvernement à Vassil Radoslavov, qui sera le premier ministre germanophile de la période allant jusqu’en 1918.


10 août 1913 : Le traité de Bucarest met un terme à la deuxième guerre balkanique. La Bulgarie vaincue gagne des territoires en Thrace (avec le port de Dédéagatch ou Alexandroupolis) mais perd Andrinople reconquise par les Turcs, et doit céder à la Roumanie une partie de la Dobroudja. Grecs et Serbes se partagent les territoires anciennement ottomans de Thrace et de Macédoine ; seul un dixième de cette région, la Macédoine du Pirin, revient à la Bulgarie.


Août 1914 : Déclenchement de la guerre européenne. La Bulgarie reste initialement neutre mais elle est très vite sollicitée par les deux camps en présence. Alliée traditionnelle de la Russie et hostile à l’Empire ottoman, la Bulgarie aurait pu pencher en faveur de l’Entente mais elle était dirigée par un souverain d’origine allemande (mais petit-fils de Louis Philippe par sa mère) et elle souhaitait une revanche contre la Serbie. Ce sont les défaites russes de 1915 et l’échec de l’expédition franco-anglaise des Dardanelles qui décident finalement de son engagement aux côtés des empires centraux.


6 septembre 1915 : L’accord signé avec les puissances centrales garantit à la Bulgarie la récupération de la Macédoine serbe jusqu’au cours de la Morava, ce qui permettait la restauration de la Grande Bulgarie.


5 octobre 1915 : La Bulgarie déclare la guerre à la Serbie. Attaquée à l’est et au nord, celle-ci est rapidement écrasée et les puissances centrales constituent désormais un bloc homogène de la Baltique à l’Egée et au golfe Persique. Les Alliés de l’Entente installent à ce moment le camp retranché de Salonique qui accueille une partie des forces repliées des Dardanelles et les restes de l’armée serbe. Le socialiste révolutionnaire Georges Dimitrov qui, député au Parlement, a refusé de voter les crédits de guerre est emprisonné.


Été 1917 : Entrée en guerre de la Grèce aux côtés des forces de l’Entente.


15 septembre 1918 : L’armée d’Orient du général Franchet d’Esperey lance l’offensive contre le front bulgare. La prise du Sokol et du Dobropoljé permet d’enfoncer les positions bulgares. Les troupes serbes du prince Alexandre Karageorgevitch s’engagent dans la brèche ainsi ouverte alors que la cavalerie du général Jouinot Gambetta fonce sur Uskub (Skopljé), la capitale de la Macédoine serbe annexée par Ferdinand de Bulgarie qui avait, dès l’été, remplacé son premier ministre germanophile Radoslavov par un adversaire de l’alliance centrale, Malinov.


29 septembre 1918 : Les négociations d’armistice engagées la veille à Salonique aboutissent à la conclusion d’un accord. L’armée bulgare devait évacuer tous les territoires conquis en 1915, démobiliser ses réservistes, livrer ses dépôts d’armes et de munitions.


3 octobre 1918 : Ferdinand abdique en faveur de son fils Boris. Il craint une révolution populaire car le leader de l’Union des paysans, Stamboliski, veut proclamer la République. Ferdinand et les principaux dirigeants s’exilent en Allemagne. Alors que commence le règne de Boris III, la Bulgarie compte cent cinquante mille tués et 258 000l blessés, à l’issue d’un conflit qui a fait exploser la dette publique et ruiné les finances de l’État.


19 octobre 1918 : Les Français atteignent le Danube.


Août 1919 : Les élections générales donnent la majorité à l’Union agrarienne, qui représente la majorité rurale. Ce résultat est confirmé lors de la consultation suivante de mai 1920 et l’équilibre politique du pays ne sera guère modifié au cours de l’entre-deux-guerres. Alexandre Stamboliski, leader des agrariens et initialement républicain, dirige alors plusieurs gouvernements.


27 novembre 1919 : Par le traité de Neuilly, la Bulgarie perd la Thrace au profit de la Grèce et doit renoncer ainsi à son débouché sur la mer Égée. Elle renonce formellement à la Dobroudja du sud devenue roumaine. 2 250 000 000 de francs sont exigés par les vainqueurs au titre des réparations.

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