La Turquie : mosaïque de cultures, solidement ancrée en Asie mais aussi orientée vers l’Occident. Si dès le VIe millénaire de puissantes cités virent le jour en Anatolie, c’est au IIe millénaire avant J.-C., à l’époque même où Troie prospérait sur le détroit des Dardanelles, que ...
Lire la suiteLa Turquie : mosaïque de cultures, solidement ancrée en Asie mais aussi orientée vers l’Occident. Si dès le VIe millénaire de puissantes cités virent le jour en Anatolie, c’est au IIe millénaire avant J.-C., à l’époque même où Troie prospérait sur le détroit des Dardanelles, que se développa l’Empire hittite. Puis la Phrygie, la Lydie, l’Ourartou et surtout les cités grecques d’Ionie forgèrent l’originalité culturelle de la Turquie. Après les guerres médiques et la conquête d’Alexandre, les Grecs firent de la côte ionienne l’un des joyaux de leur grandeur : il n’en est de plus beau témoignage que la cité d’Éphèse, encore embellie par les Romains. Byzance ensuite glorifia le christianisme à travers l’extraordinaire Sainte-Sophie, tandis que la Cappadoce voyait naître plusieurs Pères de l’Église. Mais, venus de leurs lointaines steppes, les Turcs, Seljoukides d’abord, Ottomans ensuite, grignotèrent l’Empire byzantin. En 1453, Mehmet le Conquérant s’empara de Constantinople, et la Turquie ottomane devint l’une des grandes puissances de son époque ; elle connut son apogée sous le règne de Soliman le Magnifique, et les grandes mosquées édifiées par Sinan tentèrent de surpasser Sainte-Sophie. Au fil des siècles, l’Empire ottoman s’affaiblira cependant jusqu’à ce que « l’homme malade de l’Europe » ne s’effondre en 1918, pour voir naître de ses cendres la Turquie moderne.