La Libye pourrait être considérée comme une vaste portion du désert saharien, bordé d’une étroite frange à la riante végétation méditerranéenne. Au néolithique, le désert libyen participa à la grande aventure de la civilisation : les pasteurs nomades du Fezzan ont laissé, sur les parois rocheuses des ...
Lire la suiteLa Libye pourrait être considérée comme une vaste portion du désert saharien, bordé d’une étroite frange à la riante végétation méditerranéenne. Au néolithique, le désert libyen participa à la grande aventure de la civilisation : les pasteurs nomades du Fezzan ont laissé, sur les parois rocheuses des oueds, des gravures d’une extraordinaire puissance évocatrice qui comptent parmi les chefs-d’œuvre de la préhistoire. Dès la haute Antiquité, tandis que les populations libyennes s’implantaient dans le pays et que les Phéniciens fondaient leurs premiers comptoirs sur la côte, les Garamantes faisaient du désert le trait d’union entre la Méditerranée et les domaines saharien, sahélien et équatorial ; relais majeur de ce commerce, des oasis comme Ghadamès devenaient d’importants centres caravaniers. Les Grecs s’installèrent en Cyrénaïque, intégrant la Libye au monde antique : Cyrène reste l’un des joyaux de la civilisation hellénique. Six siècles de domination romaine firent de la Tripolitaine et de la Cyrénaïque l’un des « greniers » de l’empire ; le plus beau fleuron en était Leptis Magna, qui vit naître Septime Sévère. Après les épisodes vandale et byzantin, la première conquête musulmane intégra définitivement la Libye dans le monde de l’Islam…