Située juste sous l’équateur, comme son nom l’indique, la république de l'Équateur comprend trois régions bien différenciées. La vaste plaine longeant le Pacifique, au climat chaud et humide est bordée par la région de la Sierra centrale au climat tempéré. Il est de coutume de dire que Quito, la capitale, ...
Lire la suiteSituée juste sous l’équateur, comme son nom l’indique, la république de l'Équateur comprend trois régions bien différenciées. La vaste plaine longeant le Pacifique, au climat chaud et humide est bordée par la région de la Sierra centrale au climat tempéré. Il est de coutume de dire que Quito, la capitale, située à 2 850 mètres d’altitude, connaît un éternel printemps. Le versant est de la Sierra descend progressivement vers la forêt amazonienne, l’Oriente. Cette région, bien que d’accès peu commode, est riche en ressources naturelles : bois mais surtout pétrole qui fait de l’Équateur le second producteur de l’Amérique latine, après le Venezuela. Ces richesses furent à plusieurs reprises âprement disputées par l’Équateur et le Pérou et malgré les arbitrages internationaux, le conflit territorial entre les deux pays n’est toujours pas complètement éteint.
La civilisation se développa très tôt en Équateur et les musées de Quito ou de Cuenca regorgent de poteries et d’orfèvreries qui attestent la variété des cultures qui se partagèrent l’Équateur dès le troisième millénaire avant notre ère. Un siècle avant que n’arrivent les conquistadores de Pizzare, l’Équateur était sous l’influence du puissant état andin de Cara et de la civilisation de Chimu qui fleurissait sur la plaine côtière au nord du Pérou. Mais à la fin du XVe siècle, l’Inca Topa Yupanqui intégra l’Équateur dans son empire ce qui explique qu’en 1532, Sebastian de Belalcázar, lieutenant de Pizzare, fut accueilli en libérateur par une large partie de la population et ne rencontra de réelle résistance que dans la région de Quito. Les Espagnols s’installèrent dans le pays, dans de vastes estancias qu’ils faisaient exploiter par les peones. Seuls les plateaux de la Sierra furent réellement mis en valeur à cette époque, les colons redoutant les fièvres mortelles des deux plaines. Seul le port de Guayaquil assurait l’exportation des produits agricole, en particulier du cacao. Ce fut dans le grand vent de liberté soufflé par Simon Bolivar que, sous la conduite du général Sucre, l’Équateur accéda à l’indépendance en 1822.
N’oublions pas enfin que l’Équateur étend aussi sa souveraineté sur les îles volcaniques des Galápagos, à mille kilomètres au large dans le Pacifique, qui restèrent désertes jusqu’au début du XIXe siècle, époque où Charles Darwin, qui participait en 1832 à une mission à bord du Beagle, observant l’évolution endémique des différentes espèces présentes sur les îles, découvrait les lois de l’évolution.