Logo Clio
 
La Libye et l'oasis de Ghadamès
Cyrène, Apollonia, Leptis Magna, Sabratha
Les points forts
Les cités grecques de Cyrène et d'Apollonia
La cité libyco-romaine de Ghirza
Leptis Magna et Sabratha qui comptent parmi les plus spectaculaires sites romains antiques
L'oasis mythique de Ghadamès
Certaines des plus belles cités du monde antique s'égrènent au long des côtes de Cyrénaïque et de Tripolitaine. Sur une terre où la présence grecque s'est affirmée dès le VIIe siècle avant J.-C. avec l'arrivée des colons doriens venus de Théra, le culte rendu à Apollon faisait écho à celui qui attirait les fidèles vers Delphes ou Didymes. Après que l'ordre romain se fut imposé à l'ensemble du bassin méditerranéen, ce fut plus à l'ouest, au débouché des routes empruntées par le grand commerce transsaharien, que furent édifiées Leptis Magna, Oea et Sabratha, les trois cités de l'ancienne Tripolitaine qui conservent aujourd'hui d’imposants monuments contemporains de l'époque impériale. Mais le patrimoine de la Libye d'aujourd'hui ne se limite pas aux grands ensembles antiques présents sur le littoral méditerranéen. Loin dans l'intérieur des terres, là où les colonisateurs italiens ne parvinrent jamais à réduire complètement les révoltes de la Senusiya, les oasis du Fezzan rappellent ce que fut la vie traditionnelle au cœur des grands espaces sahariens. Etape majeure pour les caravanes venues du Soudan, Ghadamès, qui fut un avant-poste de la romanisation de l'Afrique du Nord, apparaît aujourd'hui comme un conservatoire de la société musulmane telle qu'elle s'est développée dans les immensités désertiques et superbes où nomadisaient jadis les anciens Garamantes.
LY 33Libye12 joursPour tous avec réserve
La visite des sites archéologiques s’effectue souvent sur des chemins irréguliers et, parfois, non aménagés.
Plusieurs déjeuners sont pris sous forme de pique-nique.
La consommation de boissons alcoolisées est strictement interdite en Libye.
Les réquisitions d’hôtels, fréquentes en Libye, sont souvent la source de changements d'hôtels sur place, parfois à la dernière minute.
Aux étapes de Syrt et Zliten, l'infrastructure hôtelière reste limitée.
Le réseau routier est excellent dans le pays et permet de longues étapes.
Pour l'obtention du visa, votre passeport ne doit pas comporter de visa ou de tampon israélien.
Passeport valable plus de six mois après votre retour sans tampon israélien + visa et traduction du passeport en Arabe.
Itinéraire du circuit

J 1 : Paris – Tripoli – Benghazi

 Vol pour Tripoli correspondance vers Benghazi. Dîner et nuit à Benghazi.
 
J 2 : Ptolemaïs – Ras-el-Hilal – Al-Athrun

 Parmi les cités de Cyrénaïque, il en est deux qui connurent un développement remarquable tout au long de l’époque impériale : Ptolémaïs et Apollonia, ports respectifs de Barca et de Cyrène, situées plus à l’intérieur des terres. Leur rôle consistait donc à assurer la communication entre le monde méditerranéen et les hauts plateaux fertiles du djebel Akhdar. L’ampleur des vestiges nous renseigne sur l’importance et la richesse de ces deux cités. Les ruines de Ptolémaïs — plan orthogonal, murailles, maisons à péristyle... — illustrent parfaitement la vie d’une cité grecque à l’époque hellénistique. C’est en effet à Ptolémée III que cette ville, fondée au VIIe siècle av. J.-C. par les Grecs, doit son nom. Les remarquables citernes voûtées, d’une capacité de 7 000 m3, sont d’époque romaine et témoignent de l’aménagement du territoire en réponse à des conditions climatiques spécifiques. À Ras-el-Hilal, nous découvrirons, perchée sur un promontoire dominant la mer, les vestiges d'une église byzantine du VIe siècle qui a conservé de belles mosaïques et des races de son baptistère. Nous gagnerons ensuite Al-Athrun, où se trouvent les vestiges d’une autre église byzantine d’une grande pureté de lignes où se répondent marbres bleus et marbres blancs. Nous rejoindrons ensuite Apollonia où nous passerons la nuit.
 
J 3 : Cyrène – Apollonia

 Le matin, nous partirons pour Cyrène. Fondée au VIIe siècle av. J.-C. par des colons venus de Thera, l’actuelle Santorin, Cyrène est l’un des meilleurs exemples du savoir-faire grec en matière de choix et d’aménagement des sites.
La visite de Cyrène, située sur un plateau dominant la plaine et la mer, restera l’un des temps forts du voyage, tant par la beauté du site que par le caractère imposant et original de ses monuments. Au IVe siècle avant notre ère, elle perdit son indépendance, entrant dans l’orbite du royaume lagide d’Egypte fondé sur les ruines de l’empire d’Alexandre. Libérée du joug égyptien pour tomber sous l’emprise de Rome, la ville présente aujourd’hui encore deux grands centres monumentaux : l’un au sud autour de l’agora, l’autre au Nord sur une terrasse entièrement occupée par le sanctuaire d’Apollon. Notre visite s’achèvera par la nécropole, qui réunit un remarquable ensemble de tombeaux rupestres dans la plus pure tradition hellénistique.
Après le déjeuner, nous nous rendrons à Apollonia qui, déjà très prospère à l’époque hellénistique, s’enrichit plus encore au temps des Romains qui en firent une ville libre. Aujourd’hui, Apollonia se présente surtout sous le jour d’une cité byzantine. À peu de distance les unes des autres, quatre églises témoignent de la richesse de l’Église locale, vision confirmée par la visite du palais byzantin où logeait le gouverneur de la province au VIe siècle. Nuit à Apollonia.
 
J 4 : Cyrène – Benghazi

 Nous ferons un nouvel arrêt à Cyrène pour en visiter le musée archéologique avant de longer le limes romano-byzantin vers Sulunta, sur les flancs du Djebel al-Akhdar, où nous découvrirons d’étonnants reliefs rupestres dont la datation est encore sujette à controverse mais qui peuvent sans erreur être rapportées aux traditions des anciennes populations libyennes avant que ne répande l'influence grecque en Cyrénaïque.
À Qasr Migdem, nous verrons les ruines, très suggestives, d’une forteresse byzantine. Le musée de Qasr Libya abrite les mosaïques paléochrétiennes provenant d’une petite église dont nous pourrons voir les vestiges. Nous rejoindrons alors le site primitif de Benghazi. Occupée dès le Ve siècle par des colons grecs, la cité d’Euhespérides devint une des villes de la pentapole cyrénéenne ; elle fut rebaptisée Bérénice à l’époque des Ptolémées. Nuit à Benghazi.
 
J 5 : Benghazi – As-Soltan – Syrt (650 km)

 Après un tour de la ville de Benghazi, nous longerons le golfe des Syrtes en nous arrêtant à As-Soltan où nous verrons le musée archéologique qui présente les objets trouvés lors des fouilles de cette cité fatimide et les vestiges de l’autel des Phillènes, qui fut érigé à l’époque de Mussolini pour marquer la frontière entre Tripolitaine et Cyrénaïque. Nous poursuivrons notre route vers la seconde capitale de la Libye, Syrt, où nous passerons la nuit.
 
J 6 : Ghirza (490 km)

 Départ matinal, en minibus ou en 4x4, par une piste cahotante, vers le désert et le site de Ghirza, vestige d’une ville libyenne qui connut la prospérité à l’ombre de la puissance romaine, au début de notre ère. Connue par Ptolémée sous le nom de Gerisa, elle présente un urbanisme tout à fait différent de celui des villes romaines bien que de nombreux vétérans de la légion romaine s'y virent attribuer des terres. Mausolées en forme d’obélisques, temples et maisons d’habitation, pressoir à olives jalonneront notre visite. Nuit à Zliten.
 
J 7 : Leptis Magna

 Journée consacrée à la visite de Leptis Magna .
Ville déjà florissante aux époques libico-punique et romaine, c’est au temps des empereurs africains, et particulièrement sous Septime Sévère qui y naquit, que se développa la cité. Leptis Magna se couvrit alors de monuments dont les ruines évoquent encore la somptuosité d’antan. Cette première approche de la ville sera davantage orientée vers le quartier du port, remarquable par son état de conservation. L’inhospitalité des côtes limitait le commerce de la Tripolitaine ; aussi Septime Sévère fit-il réaliser, pour sa cité, d’importants travaux d’aménagement portuaire. L’intérêt de ces vestiges est exceptionnel puisqu’aucune autre cité romaine n’a conservé de telles installations. Nous franchirons les trois arches monumentales du Cardo Maximus, dues à Septime Sévère, Tibère et Trajan. Nous parcourrons la ville du Haut-Empire : le marché, l’ancien forum, la basilique et surtout le théâtre, exemple particulièrement préservé de la conception architecturale romaine. Flanqué d’une remarquable basilique, le forum de Septime Sévère s’orne d’édifices d’une magnificence et d’une grandeur sans équivalent sur l’ensemble du pourtour méditerranéen, même à l’échelle de l’Empire romain. Les temples de Rome et d’Auguste, de Liber Pater nous permettront d’évoquer l’étroite liaison du culte officiel et de la politique. La visite de Leptis Magna démontre parfaitement, par la splendeur de ses vestiges, le rôle capital que la Libye occupait dans la vie économique de l’Empire romain. Nous découvrirons également les thermes d’Hadrien qui sont peut-être les seuls à pouvoir donner une idée précise de ce que furent les grands établissements de bains antiques. Nuit à Tripoli.
 
J 8 : Tripoli – Ghadamès (640 km)

 Après un rapide tour de ville pour découvrir la cité de Tripoli, une longue journée de route, quittant les plaines fertiles du nord, nous fera pénétrer dans le désert. En fin de journée, nous arriverons à Ghadamès , petite oasis qui doit son existence très ancienne et sa permanence à une importante source artésienne et à sa position équidistante de Gabès, Tripoli, Ouargla et du cœur du Fezzan. Le commerce transsaharien a fait sa fortune au cours des siècles, et c’est la disparition de celui-ci qui explique son déclin. Aujourd’hui, les habitants de Ghadamès en sont presque uniquement réduits à la culture de leur petite oasis, et les rares Touaregs, à l’élevage des chameaux et du petit bétail. Nuit à Ghadamès.
 
J 9 : Ghadamès

 Le matin, nous flânerons à travers la vieille ville, depuis la fontaine qui, selon la légende, jaillit un jour sous le sabot d’un cheval, donnant naissance à l’oasis, jusqu’aux sept quartiers de la ville – un par famille –, tous dotés d’une mosquée et d’un espace réservé aux cérémonies diverses rythmant la vie des populations sédentaires. Nous y découvrirons également différents aspects de cette société : aux hommes étaient réservées les rues, aux femmes les toits de la ville, d’où la vue est saisissante.
Nous finirons notre visite par le cimetière, au centre duquel s’élève un marabout. Nous visiterons le musée de la ville qui permet d’évoquer la vie quotidienne et les activités de l’oasis. Après déjeuner, nous découvrirons les minces vestiges de la romanisation du Sahara : les “idoles”, vénérées par les populations de Ghadamès, sont vraisemblablement les restes d’un édifice romain comme la forteresse de Ras-el-Ghoul, marquant l’un des points ultimes de la présence de Rome au Sahara. Fin d’après-midi libre. Nuit à Ghadamès.
 
J 10 : Nalut – Tripoli (640 km)

 Sur le chemin de retour de notre circuit vers la Tripolitaine, nous ferons halte à la vieille ville de Nalut. Dressé sur un escarpement qui marque l’extrémité du djebel Nafusa, le kasr de Nalut fut édifié au XVIIe siècle pour conserver grain et huile à l’abri des pillards. Nous retrouverons aussi à Kabaw cette architecture spécifique des ghorfas assemblées en immenses greniers à grains. Nuit à Tripoli.
 
J 11 : Tripoli – Sabratha

 Ville la plus importante de Libye, Tripoli en reste la capitale même si une partie des organisations politiques et administratives ont été transférées à Syrt. Fondée par les Phéniciens, l'antique Oea prospéra à l'époque romaine et faisait avec Leptis et Sabratha, partie de la ligue des trois ville, d'où le nom de Tripolitaine donné à la région. Nous nous rendrons tout d’abord au musée des Antiquités de Tripoli dont les collections, admirablement mises en valeur, retracent l’histoire de la Libye depuis la préhistoire. Ce sera pour nous l’occasion de donner un premier éclairage sur l'ensemble de notre parcours libyen. Nous saluerons au passage l’arc quadrifons de Marc Aurèle, seul témoin de la grandeur passée de l’antique Oea, et nous quitterons Tripoli pour gagner Sabratha qui fut fondée, selon la tradition, par des Phéniciens de Carthage. Autour du noyau punique s’édifia peu à peu une vaste cité tirant sa prospérité, aux IIe et IIIe siècles de notre ère, de l’exportation des produits africains, et notamment des animaux sauvages destinés aux jeux du cirque. Nous y admirerons en particulier les vestiges des thermes, décor romantique à souhait face à la mer et le théâtre antique remarquablement préservé où nous évoquerons le souvenir d’Apulée, qui y prononça sa célèbre Apologie. Retour à Tripoli. Nuit à Tripoli.
 
J 12 : Tripoli – Paris

 Transfert à l’aéroport et vol pour Paris.
 
Selon les dates des voyages, le programme ci-dessus peut se dérouler de façon légèrement différente en fonction des contraintes techniques ou des ouvertures de sites.

Les informations prévisionnelles concernant le programme, les hôtels ou bateau, les horaires de transport et le nom de votre conférencier vous sont données ici à titre indicatif et sont valables au 19/03/2010. Les précisions définitives vous seront communiquées au moment de la confirmation du rendez-vous de départ.
 
LY 33, La Libye et l'oasis de Ghadamès
Cyrène, Apollonia, Leptis Magna, Sabratha
Du 2 au 13 octobre 2010
Places disponibles
Prix presto jusqu'au 31 juillet 2010
Prix à partir du 01/08/2010
2 495 €
2 545 €
Chambre individuelle  555 €
Sans transport international  -460 €
Visa  62 €
Les horaires prévisionnels de votre voyage seront disponibles prochainement.
 
Prestations incluses
Nos prix ne comprennent pas