| L'Azerbaïdjan iranien Des rives de la Caspienne à Tabriz et à Takht-e Soleïmân | ![]() La citadelle des Hashishin à Alamut
Le village de Massouleh sur les flancs de l'Elbourz
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La citadelle de Kaleybar
La mosquée Bleue de Tabriz
L'église noire de Mâkou
Le site de Takht-e Soleïmân
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La mosquée du Roi à Ispahan
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Le musée Reza Abassi à Téhéran
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| Loin des déserts de l’Est, de la méridionale Shiraz ou des somptueux vestiges achéménides de Persépolis, c’est un Iran différent que l’on peut découvrir au nord-ouest du pays, là où les sommets de l’Alborz dominent les rivages de la Caspienne, où la Téhéran des Qadjars a succédé à l’Ispahan des Safavides, en ces régions comprenant l’Azerbaïdjan, le Gilan, le Mazanderan, Tabriz, Hamadan et, plus au sud, la province d’Ispahan. Capitale depuis la fin du XVIIIe siècle, Téhéran est l’héritière de l’antique Rey. Devenue une imposante métropole, elle conserve dans son Musée archéologique et dans son Musée Reza ‘Abbassi – qui abrite notamment les superbes miniatures persanes qui ont fourni des modèles à l’Orient ottoman et moghol – l’héritage d’une histoire vieille de sept mille ans. Au sortir de la capitale iranienne, c’est un pays inattendu que l’on découvre et qui rompt avec les images souvent simplistes que véhicule un orientalisme sommaire. Les versants boisés et les sommets impressionnants de l’Alborz jouxtent en effet une plaine côtière humide bénéficiant d’un climat qui contraste avec les rudesses de celui qui prévaut à Téhéran. Plantations de thé et rizières s’étendent non loin de superbes lacs de montagne ou de stations balnéaires particulièrement accueillantes, alors que, plus à l’ouest, le lac salé d’Orumiyeh, semblable à son voisin turc de Van, vaut par sa superbe couleur bleu turquoise. Les monts Zagros révèlent encore d’autres paysages, en ces régions contrastées et sauvages, héritières par ailleurs d’une riche histoire. C’est sous les Seldjoukides que Qazvin connut un premier essor, bientôt anéanti par le raz-de-marée mongol, avant de retrouver une fonction de capitale avec les débuts de la dynastie safavide. Plusieurs mausolées et mosquées témoignent de ce que fut ce riche passé, auquel il convient de rattacher le célèbre site d’Alamut, véritable nid d’aigle où s’installa au XIe siècle la secte shiite ismaélienne des Hashishin – qu’une étymologie, peut-être un peu trop aventurée, a transformés en « assassins » consommateurs de haschich – à l’époque où ces dissidents radicaux recouraient au terrorisme contre tous les pouvoirs établis, aussi bien ceux des musulmans que des croisés. Les mosquées et les mausolées safavides d’Ardébil, la cité côtière d’Astara et la station thermale de Sara’eyn offrent d’autres visages d’une région éminemment diverse. De culture turco-iranienne, Tabriz, riche de sa mosquée Bleue, fut pendant longtemps l’une des destinations de la traditionnelle route de la soie. Au cœur des montagnes de l’Ouest, Hamadan, l’ancienne Ecbatane, fut sans doute fondée dès l’époque des Mèdes, il y a plus de vingt-cinq siècles. C’est Ispahan que l’on découvre enfin au sud-est, sur les rives du Zayandeh Rud. Ancienne capitale seldjoukide située à plus de 1 500 mètres d’altitude, la ville – qui fut, à partir de la fin du XVIe siècle, le centre de l’Empire safavide – compte plus de cent trente palais, mosquées, bains ou mausolées qui témoignent de la richesse de l’ancienne culture persane parvenue à son apogée. | |
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