J 1 : Paris – Le Caire
Vol pour Le Caire. Transfert à l'hôtel. Nuit au Caire.
J 2 : Alexandrie
Le matin, nous partirons vers
Alexandrie. La ville d’aujourd’hui est l'héritière de la cité fondée par Alexandre au IV
e siècle av. J.-C. Cette cité, qui fut l’un des plus grands ports de l’Antiquité, demeure une capitale intellectuelle et cosmopolite.
L’après-midi, nous visiterons le nouveau
Musée national d’Alexandrie qui abrite les chefs d’œuvres de la période gréco-romaine, apogée du rayonnement de la ville, Nous irons ensuite admirer la nouvelle
bibliothèque d’Alexandrie, audacieuse structure moderne due à des architectes norvégiens, qui a l’ambition de perpétuer le souvenir de la célèbre bibliothèque aujourd’hui disparue. Nuit à Alexandrie.
J 3 : Alexandrie – El Alamein
Poursuivant notre découverte d’Alexandrie, nous apercevrons le fort de Qaïtbay, à l’emplacement présumé du phare antique, puis, sur le
site du théâtre romain, nous découvrirons des pièces retrouvées lors des fouilles effectuées dans le port, avant de visiter les
catacombes ptolémaïques de Kom-el-Chougafa et d’évoquer le culte de Sérapis devant la colonne dite “de Pompée”. Après le déjeuner, nous découvrirons le
cimetière latin où l’on montre la tombe d’albâtre dite “d’Alexandre le Grand”. Nous terminerons enfin par les
catacombes d’Anfushi, de style ptolémaïque avant de prendre la route vers el Alamein où nous passerons la nuit.
J 4 : Siwa (490 km)
La visite du
Musée militaire et du
cimetière britannique d’El-Alamein nous permettra d’évoquer les violents affrontements qui marquèrent la lutte pour le contrôle de l’Égypte lors de la seconde guerre mondiale. Nous longerons ensuite la Méditerranée puis, empruntant la route qui suit une partie du tracé de l'ancienne "piste des quarante jours", nous nous enfoncerons dans le désert vers l’
oasis de Siwa, la plus célèbre des oasis égyptiennes. Nuit à Siwa.
J 5 : Siwa
L’antique Shali, nommée également Tja à l’époque pharaonique, est le lieu où siégeait l’oracle d’Ammon, dieu-bélier lié au culte de la fécondité qui, bien que quelque peu assimilé à Amon l’Egyptien ou à Zeus, garda longtemps sa puissance et son mystère. Cheminant au cœur d’une superbe palmeraie, nous passerons près de la source au nom évocateur de « bain de Cléopâtre » pour visiter les vestiges du
temple d’Ammon : au sommet du
village déserté d’Aghourmi, dans le temple de l’Oracle, nous évoquerons Alexandre venu y recevoir de l’oracle d’Ammon la confirmation de l’ascendance divine qui allait faire de lui le véritable pharaon. Siwa était également un grand centre caravanier, où marchands et gouverneurs firent creuser sur le
djebel Mota de
riches tombeaux décorés. Nuit à Siwa.
J 6 : Siwa – Mersa Matrouh (310 km)
On dit que l’oasis de Siwa est une “ perle verte dans un écrin d’or" : nous le constaterons au cours d’une incursion en 4x4 dans les
dunes de la Grande Mer de sable au cours de laquelle nous ferons halte à l’
île de Fatna, en bordure du lac qui fit la prospérité de Siwa. Trajet vers Mersa Matrouh, sur la côte méditerranéenne, où nous passerons la nuit.
J 7 : Mersa Matrouh – Apollonia (385 km)
Longue journée de route qui nous mènera vers la Libye. Après avoir franchi la frontière, nous passerons par
Tobrouk où nous achèverons nos évocations de l’histoire de la seconde guerre mondiale. En fin de journée, nous arriverons à Apollonia, au cœur de la Cyrénaïque. Nuit à Apollonia.
J 8 : Apollonia – Cyrène
Nous nous rendrons d'abord à
Al-Athrun, où se trouvent les vestiges d’une église byzantine d’une grande pureté de lignes où se répondent marbres bleus et marbres blancs.
À
Ras-el-Hilal, nous découvrirons ensuite, perchée sur un promontoire dominant la mer, les vestiges d'une église byzantine du VI
e siècle qui a conservé de belles mosaïques et des races de son baptistère.
Parmi les cités de Cyrénaïque, il en est deux qui connurent un développement remarquable tout au long de l’époque impériale : Ptolémaïs et Apollonia, ports respectifs de Barca et de Cyrène, situées plus à l’intérieur des terres. Leur rôle consistait donc à assurer la communication entre le monde méditerranéen et les hauts plateaux fertiles du djebel Akhdar. L’ampleur des vestiges nous renseigne sur l’importance et la richesse de ces deux cités.
Nous partirons donc à la découverte du
site d’Apolloniaqui, déjà très prospère à l’époque hellénistique, s’enrichit plus encore au temps des Romains qui en firent une ville libre. Aujourd’hui,
Apollonia se présente surtout sous le jour d’une cité byzantine. À peu de distance les unes des autres, quatre églises témoignent de la richesse de l’Église locale, vision confirmée par la visite du palais byzantin où logeait le gouverneur de la province au VI
e siècle.
Nous gagnerons ensuite Cyrène. Fondée au VII
e siècle av. J.-C. par des colons venus de Thera, l’actuelle Santorin,
Cyrène 
est l’un des meilleurs exemples du savoir-faire grec en matière de choix et d’aménagement des sites.
La visite du site, situé sur un plateau dominant la plaine et la mer, restera l’un des temps forts du voyage, tant par sa beauté que par le caractère imposant et original de ses monuments. Au IV
e siècle avant notre ère, elle perdit son indépendance, entrant dans l’orbite du royaume lagide d’Egypte fondé sur les ruines de l’empire d’Alexandre. Libérée du joug égyptien pour tomber sous l’emprise de Rome, la ville présente aujourd’hui encore deux grands centres monumentaux : l’un au sud autour de l’agora, l’autre au Nord sur une terrasse entièrement occupée par le
sanctuaire d’Apollon. Notre visite s’achèvera par la
nécropole, qui réunit un remarquable ensemble de tombeaux rupestres dans la plus pure tradition hellénistique.
Nuit à Apollonia.
J 9 : Ptolémaïs
Nous prendrons une route qui suit approximativement le tracé de l'ancien limes romano-byzantin. Nous ferons un arrêt à
Sinibat al-Awila pour découvrir une importante nécropole romaine aux tombes bien conservées. A
Sulunta, sur les flancs du Djebel al-Akhdar, nous découvrirons d’étonnants reliefs rupestres dont la datation est encore sujette à controverse mais qui peuvent sans erreur être rapportées aux traditions des anciennes populations libyennes avant que ne répande l'influence grecque en Cyrénaïque. Enfin, à
Qasr Migdem, nous verrons les ruines d’une forteresse byzantine avant d’atteindre
Qasr Libya dont le musée abrite des mosaïques paléochrétiennes provenant d’une petite église dont nous pourrons voir les vestiges.
Nous visiterons ensuite
Ptolémaïs dont les vestiges — plan orthogonal, murailles, maisons à péristyle... — illustrent parfaitement la vie d’une cité grecque à l’époque hellénistique. C’est en effet à Ptolémée III que cette ville, fondée au VII
e siècle av. J.-C. par les Grecs, doit son nom. Les remarquables citernes voûtées, d’une capacité de 7 000 m
3, sont d’époque romaine et témoignent de l’aménagement du territoire en réponse à des conditions climatiques spécifiques. Nuit à Benghazi.
J 10 : Le golfe des Syrtes (930 km)
Longue journée de route au cours de laquelle nous longerons le golfe des Syrtes en nous arrêtant à
As-Soltan où nous verrons le
Musée archéologique qui présente les objets trouvés lors des fouilles de cette cité fatimide et les vestiges de l’autel des Phillènes qui fut érigé à l’époque de Mussolini pour marquer la frontière entre Tripolitaine et Cyrénaïque. Route vers la seconde capitale de la Libye, Syrt, puis vers Zliten où nous passerons la nuit.
J 11 : Leptis Magna
La journée sera consacrée à une visite complète de
Leptis Magna 
Ville déjà florissante aux époques libico-punique et romaine, c’est au temps des empereurs africains, et particulièrement sous Septime Sévère qui y naquit, que se développa la cité. Leptis Magna se couvrit alors de monuments dont les ruines évoquent encore la somptuosité d’antan. Cette première approche de la ville sera davantage orientée vers le
quartier du port, remarquable par son état de conservation. L’inhospitalité des côtes limitait le commerce de la Tripolitaine ; aussi Septime Sévère fit-il réaliser, pour sa cité, d’importants travaux d’aménagement portuaire. L’intérêt de ces vestiges est exceptionnel puisqu’aucune autre cité romaine n’a conservé de telles installations. Nous franchirons les
trois arches monumentales du Cardo Maximus, dues à Septime Sévère, Tibère et Trajan. Nous parcourrons la ville du Haut-Empire : le marché, l’
ancien forum, la basilique et surtout le théâtre, exemple particulièrement préservé de la conception architecturale romaine. Flanqué d’une remarquable
basilique, le
forum de Septime Sévère s’orne d’édifices d’une magnificence et d’une grandeur sans équivalent sur l’ensemble du pourtour méditerranéen, même à l’échelle de l’Empire romain. Les
temples de Rome et d’Auguste, de Liber Pater nous permettront d’évoquer l’étroite liaison du culte officiel et de la politique. La visite de Leptis Magna démontre parfaitement, par la splendeur de ses vestiges, le rôle capital que la Libye occupait dans la vie économique de l’Empire romain. Nous découvrirons également les
thermes d’Hadrien qui sont peut-être les seuls à pouvoir donner une idée précise de ce que furent les grands établissements de bains antiques. En fin de journée, départ vers Tripoli où nous passerons la nuit.
J 12 : Tripoli – Sabratha
Ville la plus importante de Libye, Tripoli en reste la capitale même si une partie des organisations politiques et administratives ont été transférées à Syrt. Fondée par les Phéniciens, l'antique Oea prospéra à l'époque romaine et faisait avec Leptis et Sabratha, partie de la ligue des trois villes, d'où le nom de Tripolitaine donné à la région. Nous nous rendrons tout d’abord au
musée des Antiquités de Tripoli dont les collections, admirablement mises en valeur, retracent l’histoire de la Libye depuis la préhistoire. Ce sera pour nous l’occasion de donner un premier éclairage sur l'ensemble de notre parcours libyen. Nous saluerons au passage l’arc
quadrifons de Marc Aurèle, seul témoin de la grandeur passée de l’antique Oea, et nous quitterons Tripoli pour gagner
Sabratha 
qui fut fondée, selon la tradition, par des Phéniciens de Carthage. Autour du noyau punique s’édifia peu à peu une vaste cité tirant sa prospérité, aux II
e et III
e siècles de notre ère, de l’exportation des produits africains, et notamment des animaux sauvages destinés aux jeux du cirque. Nous y admirerons en particulier les vestiges des thermes, décor romantique à souhait face à la mer et le
théâtre antique remarquablement préservé où nous évoquerons le souvenir d’Apulée, qui y prononça sa célèbre Apologie. Nuit à Sabratha.
J 13 : Medénine – Sfax (210 km)
Quittant la Libye, nous arriverons en Tunisie et prendrons la route vers la petite ville de
Medénine dont nous découvrirons les ksours, des ensembles de ghorfas, alvéoles étroits et voûtés sur plusieurs étages, permettant de mettre récoltes et objets de valeur à l’abri des pillards, qui datent essentiellement du XVII
e siècle. Nous partirons ensuite vers Sfax, faisant en chemin un petit arrêt à
Gabès, l’antique Tacapa, ville d’origine punique sinon même phénicienne, célèbre par sa palmeraie, dont Pline l’Ancien décrit les cultures en étages superposés. Nuit à Sfax.
J 14 : el Jem – Kairouan (175 km)
Nous partirons vers
El-Jem, ville fondée par les Carthaginois avant de devenir la Thysdrus des Romains, dont la principale ressource était la production d’huile. Important carrefour commercial – six voies romaines y convergeaient – Thysdrus fut aussi la résidence du proconsul d'Africa Proconsularis, Gordien, que des insurgés proclamèrent empereur en 238 : il régna trois semaines ! De cette brillante cité, nous admirerons l’
immense amphithéâtre 
, qui supporte parfaitement la comparaison avec le Colisée de Rome. Nous visiterons également le
musée du site qui nous permettra de faire le point sur la romanisation de l’Afrique.
Nous prendrons ensuite la route de
Kairouan 
. Première ville fondée, en 670, en Afrique du Nord, par l'émir Okba ibn Nafi, lors de la première conquête musulmane, Kairouan est une des villes saintes du monde musulman. Elle fut la capitale de la province d'Ifriqiyya jusqu'au XI
e siècle, avant d'être détruite par les fatimides en 1054. L'essor des viles cotières amena son déclin et ce ne fut qu'au XVIII
e siècle qu'elle reprit toute son importance lorsqu'Hussein I Bey en restaura l'enceinte et y fit édifier de nombreuses mosquées.
Du
bassin des Aghlabides, réservoir à ciel ouvert du IX
e siècle, nous irons à la grande mosquée,
Djama-Sidi-Okba, du nom du fondateur de la ville, l’un des plus anciens lieux de prière de l’islam, caractérisé par la sobriété et l’élégance de son architecture.
La
mosquée du Barbier, bâtie autour de la sépulture d’un compagnon du prophète, un pur chef-d’œuvre de l’art arabe avec ses stucs, carreaux de faïence et vitraux à motifs floraux. Nous ferons enfin une promenade dans la vieille ville et flânerons dans les
souks, notamment ceux des tapis qui ont fait la célébrité de Kairouan. Nuit à Kairouan.
J 15 : Sbeitla – Maktar – Bulla Regia (285 km)
Départ vers le site de
Sbeïtla qui occupe un vaste plateau herbeux dont seul émerge le forum. Les ruines de Sbeïtla sont particulièrement intéressantes car relativement tardives : elles permettent d’évoquer les origines et le développement du christianisme en Afrique du Nord. A
Maktar, ancienne forteresse numide, qui nous permettra d’ouvrir une nouvelle page d’histoire : celle des royaumes numides et de leurs liens avec Rome. Nous y découvrirons des thermes romains, des sépultures mégalithiques, des monuments encore assez énigmatiques que sont la “schola des Juvenes” et “l’édifice à auges”, ainsi que des églises paléochrétiennes.
De là, nous gagnerons
Bulla Regia, conquise par Scipion l’Africain en 203 av. J.-C. : riches villas décorées de mosaïques, thermes, temples, théâtre... La curiosité du site réside dans le fait que certaines habitations ont une architecture à double niveau, dont un souterrain. Nuit à Téboursouk.
J 16 : Dougga – Thuburbo Majus – Tunis
Non loin de Teboursouk, nous visiterons le site de
Dougga 
, l’ancienne Thugga, , cité déjà importante à l’époque punique, exceptionnellement bien conservée. Nous en découvrirons le théâtre, encore en usage, et un mausolée libyco-punique du II
e siècle av.J.C. ainsi qu'un temple capitolin et un arc de triomphe...
Le site de
Thuburbo Majus, cité berbère qui avait pris le parti de Carthage, ce qui ne l’empêcha pas de devenir prospère à l’époque romaine, du fait de sa position au centre d’une riche région agricole. Thuburbo Majus, avec son forum, ses temples, ses thermes, sa palestre et ses riches maisons décorées de mosaïques, donne une excellente idée de ce qu’ont pu être les villes romaines d’Afrique. Ses vestiges nous permettront d’évoquer aussi la période pendant laquelle le pays fut dominé par les Vandales. Avant d’arriver à Tunis, nous nous longerons l’
aqueduc de Zaghouan qui alimentait Carthage en eau après un parcours de 140 km. Nuit à Tunis.
J 17 : Carthage – Tunis
Nous nous rendrons à
Carthage 
.
C’est à Carthage, l’ancienne Kart Hadacht, que commence l’histoire de la Tunisie. Simple comptoir phénicien fondé au VIII
e siècle avant notre ère par des colons de Tyr – époque de la mythique rencontre entre Enée et Didon, contée par Virgile – Carthage connut une prospérité rapide qui fit d’elle la rivale des Grecs, puis de Rome, dans un long face à face qui ne pouvait que s’achever par la destruction de l’une ou l’autre. Complètement anéantie en 146 avant J.-C., Carthage réussit cependant à renaître de ses cendres, et devint même, après un abandon de plus d’un siècle, la capitale de la province romaine d’Afrique. Carthage ne disparut complètement qu'à l'époque de la conquête arabe du VII
e siècle. Les vestiges archéologiques ne reflètent pas toute l’histoire de la ville mais nous permettront cependant une bonne approche de l’histoire antique de la Tunisie.
Nous visiterons le
Musée archéologique sur la colline de Byrsa, ancienne acropole de la cité punique. Dans le quartier de Salammbô, nous découvrirons le “Tophet”, sanctuaire de Tanit et de Baal Hammon, où nous pourrons évoquer la religion phénicienne, puis nous découvrirons le quartier des anciens ports puniques, le port de commerce et le port militaire. Enfin nous parcourrons tout le quartier romain, depuis les thermes d’Antonin, les basiliques et villas romaines, jusqu’aux théâtre et amphithéâtre... Après le déjeuner à Sidi Bou Saïd, ancien village de marabouts, nous reviendrons à
Tunis pour une rapide visite du célèbre
musée national du Bardo, riche en mosaïques et sculptures romaines.Nuit à Tunis.
J 18 : Oudna – Tunis – Paris
La visite d’
Oudna nous permettra de voir comment l’héritage de l’Adyn phénicienne fut repris par l’Uthina carthaginoise puis romaine, site nanti d’un grandiose "capitole" aux souterrains mystérieux… Nous ferons une dernier arrêt à Jebel Oust où nous découvrirons des thermes romains insolites, aux bassins de plan complexe, drapés de concrétions, où subsisitent quelques mosaïques. Après le déjeuner, transfert à l'aéroport et vol pour Paris dans l’après-midi.
Selon les dates des voyages, le programme ci-dessus peut se dérouler de façon légèrement différente en fonction des contraintes techniques ou des ouvertures de sites.
Les informations prévisionnelles concernant le programme, les hôtels ou bateau, les horaires de transport et le nom de votre conférencier vous sont données ici à titre indicatif et sont valables au 14/03/2010. Les précisions définitives vous seront communiquées au moment de la confirmation du rendez-vous de départ.