J 1 : Paris - Pékin
Vol pour
Pékin. Nuit en vol.
J 2 : Pékin
Arrivée à
Pékin et correspondance pour Xi'an où nous passerons la nuit.
J 3 : Xi'an
Au cœur de la vallée de la Wei,
Xi'an fut certainement, dès le Néolithique, l’un des premiers foyers de civilisation en Chine. Douze fois capitale, Xian conserve d’innombrables richesses. Les plus extraordinaires furent découvertes en 1974 : près du tumulus du premier empereur, Che Houang-Ti, le premier grand unificateur qui régna au IIIe siècle avant notre ère, était ensevelie une fantastique armée de milliers de guerriers de terre cuite. Aujourd’hui, remarquablement préservée, la "
grande fouille" est l’un des plus vivants témoignages du passé chinois que l’on puisse admirer. De retour dans la ville, nous parcourrons les
murailles très bien conservées qui ceinturent la ville des Ming. Lors de cette promenade nous découvrirons quelques aspects préservés d’une ville traditionnelle chinoise. La mémoire des hommes y est à jamais gravée sur la "
forêt de stèles", véritable bibliothèque de pierre qui conserve, à côté des canons confucéens et bouddhistes, la fameuse stèle de Si Ngan Fou qui atteste la pénétration du christianisme nestorien en Chine au VIIIe siècle. Nous visiterons enfin la
Grande Mosquée, curieux édifice de structure musulmane, mais d’architecture et de décoration purement chinoises. Xian conserve aujourd’hui une communauté chinoise musulmane forte de quelque soixante mille âmes qui anime ce quartier dans lequel nous pourrons flâner en fin de journée. Nuit à Xi'an.
J 4 : Xi'an
Nous évoquerons la pénétration en Chine du bouddhisme à la
grande pagode de l'Oie sauvage où, de retour de pèlerinage en Inde, Hiuang-Tsang fit traduire des milliers d'écrits bouddhiques. Nous découvrirons ensuite une autre de ces tombes impériales impressionnantes, un peu plus tardive que celle du premier empereur, les
sépultures de Han Liu Qi et de l'impératrice Wang dont les milliers de figurines de terre cuite sont si émouvantes par la grâce de leur polychromie remarquablement préservée. Vol vers
Lanzhou, cité traversée par le fleuve Jaune. Nuit à Lanzhou.
J 5 : les grottes de Binglingsi
À travers des paysages de terrasses taillées dans les collines de lœss, nous gagnerons l’immense lac artificiel retenu par le barrage de Liujiaxia. Par un bateau rapide, nous gagnerons les
grottes de Binglingsi, ou “grottes des Dix Mille Bouddhas”. Situé dans un beau décor de montagne, ce grand centre monastique connut une activité ininterrompue du VIe au XVe siècle. Des niches creusées dans la falaise, ornées d'immenses statues du Bouddha, et de nombreuses grottes aménagées furent décorées de sculptures et de peintures, surtout à l'époque des Song du Nord et des Ming. Nuit à Lanzhou.
J 6 : Lanzhou – Dunhuang
Située au débouché du corridor du Kan Su, entre les collines de lœss de Chine centrale et les montagnes qui forment le rebord septentrional du plateau tibétain, traversée par le fleuve Jaune,
Lanzhou (Lan Tchéou) fut l’un des carrefours majeurs de la route chinoise de la Soie dès la fin du IIe siècle avant notre ère. Nous retrouverons les traces de cette histoire au
musée provincial du Kan Su. La ville moderne bénéficie d’un développement rapide qui tend à effacer le décor historique mais nous retrouverons cependant son authenticité en visitant le
parc de la montagne aux Cinq Sources où demeurent les vestiges de pavillons bouddhistes et taoïstes des époques Yuan et Ming. Nous monterons également vers la
pagode Blanche, au sommet d'une colline qui domine le fleuve Jaune. En soirée, vol vers Dunhuang. Nuit à Dunhuang.
J 7 : Dunhuang
A l'autre extrémité du Kan Su, qui marqua longtemps la frontière chinoise face aux barbares de l'Ouest? Dunhuang fut le point de départ des pistes nord et sud de la route de la Soie. À l'ouest de la ville, nous visiterons les
grottes de Xiqianfodong, aménagées dans les berges d'un torrent dès le IIe siècle. Elles recèlent de belles statues en terre cuite polychrome. Nous découvrirons également les
tours de guet qui formaient l'extension occidentale de la Grande Muraille. Le petit stupa de la
pagode du Cheval blanc nous rappellera les aventures de Kumarajiva. Nuit à Dunhuang.
J 8 : les grottes de Mo Gao
Près du
lac du Croissant de lune, nous découvrirons l'étonnant paysage des dunes en bordure du désert de Gobi. Les marchandises n'étaient pas seules à traverser le désert à l'époque de la grandeur de
Dunhuang : les voyageurs y diffusèrent aussi idées et religions, et il devint un important centre bouddhiste. Les
grottes de Mo Gao 
appartiennent à un vaste ensemble monastique fondé en 366 ap. J.-C. Près de cinq cents grottes aménagées recèlent des peintures allant de la période des Wei du Nord à celle des Yuan, qui retracent l'évolution de l'art et de la pensée bouddhiques en Chine, depuis ses racines indiennes jusqu'à l'affirmation de la spécificité chinoise. En soirée, train de nuit vers Tourfan. Nuit dans le train.
J 9 : Tourfan – Jiaohe
La dépression de
Tourfan est le point le plus bas de Chine, bien au-dessous du niveau de la mer. Oasis au climat extrême, peuplée de Ouïgours turcophones, elle offre une image différente de la Chine, fortement influencée par l’Asie centrale. Les caravanes y faisaient halte sur la piste qui contournait par le nord le terrible désert du Takla Makan. Nous visiterons la ville morte de
Jiaohe. Certainement fondée au premier millénaire avant notre ère par une population apparentée aux Yué Tché, elle devint, sous les Tang, une importante ville fortifiée destinée à protéger la route de la soie mais vouée également à un commerce prospère. Nous découvrirons l'ingénieux
système d'irrigation des karez, qui permit de transformer ce désert en une vallée fertile. Près des “ montagnes de Flammes ” se multiplient les témoignages de la grande époque du royaume de
Gaochang. Nous découvrirons les vestiges de la puissante cité tombée en déshérence au XIVe siècle. La
nécropole d'Astana recèle des tombes sobrement décorées qui s'échelonnent du IIe au Xe siècle. Nuit à Tourfan.
J 10 : Urumtsi (185 km)
Trajet vers
Urumtsi, capitale de l'ancien Turkestan chinois et chef-lieu de la Région autonome ouïgoure. Ville carrefour verrouillant la passe des Tian Chan, Urumtsi connut l'effervescence des contacts culturels ; les bouddhistes y côtoyèrent les manichéens, les musulmans et les chrétiens nestoriens. Si la cité, résolument moderne n'a que peu de vestiges historiques, les collections du
musée national du Xinjiang illustreront la foisonnante diversité et le mélange des peuples qui fit la richesse culturelle de ces oasis. Dans la soirée, nous prendrons le train vers Kuqa. Nuit dans le train.
J 11 : Kuqa
Arrivée en milieu de journée à l'oasis de
Kuqa, l'ancienne capitale du royaume de Qiuchi. Cette région fut prospère à l’époque des grandes caravanes ainsi qu’en témoigne la ville fantôme de
Shubashi qui fut chantée au VIIe siècle par le moine voyageur Xuanzang. Les
grottes de Kumutura compléteront ce tableau du bouddhisme en Chine à la fin du Ie millénaire. Nuit à Kuqa.
J 12 : les grottes de Qiuchi - Aksu (250 km)
En bordure du désert, nous découvrirons quelques-unes des
grottes de Kizil, ou grottes des Mille Bouddhas, dont les peintures, bien conservées, comportent des représentations grandeur nature du Bouddha et une remarquable série de jatakas, scènes des vies antérieures du Bouddha. Route vers
Aksu, l'oasis de Jade, où nous passerons la nuit.
J 13 : le désert du Takla Makan (490 km)
Journée de route consacrée à longer la bordure occidentale du
désert du Takla Makan, l'un des plus grands déserts de sable du monde. Sa situation enserrée entre les chaînes des Tian Chan, des Kouen Lun et du Pamir a généré des formes dunaires originales. Nuit à Kashgar.
J 14 : Kashgar (300 km)
Ultime oasis contrôlée par les empereurs de l’empire du Milieu, peuplée essentiellement de Ouïgours,
Kashgar est célèbre pour sa
foire du dimanche matin, le plus grand et le plus remarquable des marchés d'Asie centrale. Quelques vestiges témoignent encore de la grandeur passée de la ville : la
grande mosquée précédée d’un vaste Id kah, le
tombeau d’Abakh Hodja, soufi vénéré. Nuit à Kashgar.
J 15 : Kashgar – Naryn (300 km)
Nous quitterons les étendues désertiques pour franchir la chaîne des Tian Chan qui clôture l'espace chinois à l'ouest. Le
col de Torugart (3 752 m. d'altitude) est l'un des points de passage qu'empruntaient les caravanes de la route de la Soie pour gagner l'Asie centrale. Nous arriverons en fin de journée dans les verts pâturages du
Kirghizistan. Nuit en
yourte à Naryn.
J 16 : Issyk Kul – Bichkek (510 km)
Matinée de route vers le
lac d'Issyk Kul, l'un des plus grands lacs de montagne du monde, région qui attira les populations d'éleveurs comme l'attestent les sites de l'époque sogdo-turque de la région de Tokmak : les archéologues y ont mis au jour une cité,
Ak Beshim, mentionnée par le moine bouddhiste Xuanzang au VIIe siècle. Arrivée à
Bichkek (730 m.), capitale du Khirgizistan. Nuit à Bichkek.
J 17 : Tachkent
Vol pour
Tachkent, la capitale de l’Ouzbékistan, ville d’un abord agréable, à l’urbanisme moderne. Nous emprunterons la vaste Perspective de l’Indépendance et passerons devant le Théâtre nommé en l'honneur du poète ouzbèque du XVe siècle, Alisher Navoï. Nous découvrirons ensuite que l'histoire reste présente dans cette cité qui plonge ses racines jusque dans la préhistoire. Ce fut surtout après la conquête islamique qu’elle connut un développement important. Nous en apercevrons quelques témoins, tels la
medersa Khazret Imam et le
mausolée de Kaffal Chachi, souvenirs de la dynastie des Cheïbanides qui régna sur Tachkent au XVe siècle, ou la
medersa Koukeldach, située à l’emplacement de l’ancien centre de la ville. Nous visiterons enfin le
musée d'Histoire d'Ouzbékistan. Nuit à Tashkent.
J 18 : Boukhara
Vol vers
Boukhara. La ville traditionnelle de Boukhara a su garder tout son charme, même si elle ne compte plus qu’une partie de ses trois cent soixante mosquées. Oasis de la vallée inférieure du Zeravchan, Boukhara fut, selon la légende, fondée par le roi-héros iranien Syavouch. La ville connut toutes les influences qui marquèrent successivement la Sogdiane puis la Transoxiane. Offrant refuge aux confessions persécutées par les sassanides - chrétiens nestoriens, bouddhistes, manichéens - elle devint un centre religieux et intellectuel très important et, après la conquête islamique, sous la dynastie des Samanides, brilla de l'éclat de poètes et savants aussi prestigieux que Roudaki, Daqiqi et surtout Avicenne. Le khanat de Boukhara connut un second apogée, commercial cette fois, au XVIe siècle, sous les Ouzbèques Cheïbanides, et la ville vit alors s'édifier de nouveaux quartiers commerçants, bazars couverts, caravansérails tandis que ses miniaturistes portaient leur art à des sommets inégalés en Asie centrale.
Visite de la
citadelle d'Ark, résidence de l'émir jusqu'en 1920, puis de l'ensemble
Bala Khaouz, dont les vingt colonnes de l'iwan se reflètent dans un plan d'eau. Nous découvrirons la subtile architecture de brique du mausolée d'Ismaël Samani qui régna au Xe siècle, l'âge d'or de Boukhara, marqué par la renaissance de la poésie et de la science persanes. Nous passerons devant le
Tchor-Minor, dont les quatre minarets sont le symbole de la ville. Au pied du minaret Kalian, le quartier de
Poi-Kalian réunit mosquées, medersa et anciens marchés de la soie. La splendide façade, de style kharakhanide, de la
Magoki-Attari remonte au XIIe siècle. Le
Liabi-Khaouz, articulé autour du bassin qui jouxte la medersa de Koukeldach, est toujours fréquenté par de nombreux habitants de la ville en quête de repos et de fraîcheur. Nuit à Boukhara.
J 19 : Boukhara – Samarcande
A Boukhara, nous visiterons le
mausolée de Baha Ad Din Naqsh-Bandit, fondateur, au XIVe siècle, d’un ordre soufi qui compta dans ses rangs le grand poète Djami et a encore, aujourd’hui, une grande audience, en particulier en Turquie.Nous prendrons ensuite le chemin de Samarcande, bordé des plantations de coton et de mûriers qui font la richesse de l’Ouzbékistan,
Samarcande 
fut la principale ville de l’antique Sogdiane. Elle prospéra au carrefour des grandes routes commerciales venant de Chine, de Sibérie, de Perse et d’Occident, jusqu’au déferlement des hordes mongoles de Gengis Khan, qui détruisirent la cité avant de la reconstruire sur les cendres de ses faubourgs. L’heure de gloire de Samarcande vint deux siècles plus tard, lorsque Tamerlan en fit la capitale de son empire.
Nous découvrirons le site d’
Afrassiab qui nous révélera l’emplacement de l’antique Marakanda, prise par Alexandre le Grand. Les fresques d’Afrassiab, exposées dans le musée du site décrivent la vie de la brillante cour des princes de Sogdiane. Nuit à Samarcande.
J 20 : Samarcande
La journée sera consacrée à la visite de la capitale de Tamerlan. Les merveilleuses medersa de la
place du Reghistan, décorées de faïences éblouissantes, nous permettront de mieux cerner les influences multiples qui marquèrent l’évolution de l’architecture timouride. Après la célèbre
mosquée de Bibi Khanym, c’est la gloire des Timourides que nous célébrerons devant les
mausolées de Shah-i-Zinda dont la construction s'échelonna du XIe au XVe siècle. Proche du centre de la ville actuelle, à côté du petit
mausolée de Roukhabad, simple et émouvant, se dresse le
Gour-Emir, tombeau du grand conquérant, qui conserve les dépouilles de Tamerlan, de ses fils et d’Olough Beg. Nuit à Samarcande.
J 21 : Samarcande - Tashkent
Le matin, sur la colline de Tali Rassad qui domine la ville actuelle, nous découvrirons
l’observatoire d’Olough Beg, où nous évoquerons la personnalité du petit-fils de Tamerlan, prince poète, philosophe et astronome. Nous rejoindrons ensuite Tachkent en autocar. Près de
Djizar, nous passerons par les «portes de Tamerlan» puis nous franchirons la Syr Daria. Arrivés à l'aéroport de Tashkent, nous prendrons notre vol vers Paris.
J 22 : Paris
Arrivée à Paris.
Selon les dates des voyages, le programme ci-dessus peut se dérouler de façon légèrement différente en fonction des contraintes techniques ou des ouvertures de sites.
Les informations prévisionnelles concernant le programme, les hôtels ou bateau, les horaires de transport et le nom de votre conférencier vous sont données ici à titre indicatif et sont valables au 20/03/2010. Les précisions définitives vous seront communiquées au moment de la confirmation du rendez-vous de départ.