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Pourquoi visiter Istanbul avec Clio
L'histoire, depuis plus de deux mille cinq cents ans, a gâté Istanbul. Elle a pu changer de nom et de maîtres, être pillée par ses amis ou conquise par ses ennemis, rien n'y a fait : elle a toujours été un des phares parmi les villes européennes, accumulant tout au long des siècles un patrimoine d'une insigne richesse. Il est grand temps de découvrir cette immense métropole qui, si elle n'est pas officiellement la capitale de la Turquie, en reste assurément la ville la plus fascinante.
Byzance, Constantinople, Istanbul

Le Bosphore, ce bras de mer si étroit qu'il fait presque se toucher l'Europe et l'Asie, ne pouvait qu'attirer très tôt les hommes en quête de lieux d'échanges. Au VIIe siècle av. J.-C., les Grecs, alors en passe de maîtriser les eaux égéennes, y installent une colonie, Byzance, qui sera promise à un avenir fabuleux. C'est surtout quand les Romains prennent le relais dans la région, que la ville se développe, notamment sous la dynastie sévèrienne. Les temps sont mûrs pour un premier basculement. En 330, Constantin le Grand choisit d'ériger la cité en nouvelle capitale de la partie orientale d'un Empire romain trop vaste pour rester unitaire. Byzance devient Constantinople, « la ville de Constantin », pour un millénaire. Sans cesse embellie, la cité est érigée en symbole de l’Empire d'Orient christianisé, que les historiens ultérieurs désigneront sous le nom de « byzantin ». Son histoire, marquée par des luttes intestines ravageuses, est loin d'être un long fleuve tranquille. Le pire est sans doute atteint en 1204 quand les Vénitiens détournent à leur profit la quatrième croisade et organisent le pillage de la ville, rivale honnie dans la lutte pour la maîtrise économique de la Méditerranée. A peine remise de cette agression, Constantinople doit bien vite faire face à la pression de plus en plus intense des Ottomans qui, après avoir conquis l'Asie Mineure et les Balkans, entendent faire sauter le verrou byzantin. Après une résistance acharnée, ce sera chose faite en 1453. La ville change à nouveau de nom : Istanbul est née. Elle devient le symbole d'un pouvoir au faîte de sa puissance sous Soliman le Magnifique, mais qui va petit à petit s'amollir dans les délices des palais et des harems des sultans, au point de devenir le « vieil homme malade de l'Europe ». La révolution d'Ataturk lui donnera une vitalité nouvelle, dont la Turquie moderne est l'héritière directe.

Colonnes antiques, fresques byzantines, mosquées ottomanes

Au cours des promenades dans la ville, on est surpris que tant de bruit et de fureur ait permis de préserver un patrimoine aussi exceptionnel par sa quantité et sa qualité. Istanbul fait partie de ses villes qui révèlent à chaque pas un pan de leur longue histoire. Même la lointaine Antiquité affleure toujours dans le site de l'hippodrome, marqué par les restes de la célèbre colonne Serpentine ou l'obélisque de Théodose. Ou encore dans les collection du musée archéologique, un des plus riches du monde pour la période hellénistique. Le millénaire byzantin a surtout laissé une pléthore d'églises, dont les dimensions extérieures, modestes, ne laissent pas deviner les trésors qu'elles recèlent. Leurs murs sont couverts de fresques ou de mosaïques, où les vies de saints se déroulent sous le regard énigmatique du Christ Pantocrator. Des compositions rigoureusement codifiées, magnifiées par un ruissellement de lumière dorée. Saint-Sauveur-in-Chora apparaît clairement comme l'exemple le plus parfait de l'art des mosaïstes byzantins. Ainsi devait-il en être de Sainte-Sophie, édifice emblématique – dont la lointaine origine (Ve siècle) est toujours perceptible dans les étonnants volumes intérieurs – transformé depuis en mosquée puis en musée. La ligne d'horizon du centre historique d'Istanbul est d'ailleurs toujours profondément marquée par les grands complexes ottomans. Vues de la mer, la Suleymaniye ou la mosquée Bleue – avec son superbe décor en faïences vernissées d'Iznik –et la mosquée de Soliman règnent sur des collines d'où surgissent leurs minarets avec une délicatesse de plumes. Elles dominent les toits plats de Topkapi, monde en soi, dont les innombrables salles et cours intérieures font surgir mille et une images de sultans tout puissants et de courtisanes alanguies...

Corne d'Or et Bosphore

Istanbul est inimaginable sans son site, marqué de tout côté par la mer. Celle de Marmara au sud, qui conduit vers les Dardanelles et l'Egée. La mer Noire, au nord, où mènent les 32 kilomètres du détroit du Bosphore. Et, entre les deux, la Corne d'or, une baie profonde séparant le centre historique et le quartier de Galata. Cette géographie particulière ne peut se comprendre qu'observée depuis un bateau, au cours d'une mini-croisière. On découvre de beaux paysages dans lesquels s'intègrent encore quelques yali, ces vastes demeures de bois traditionnelles, construites les pieds dans l'eau. De rudes forteresses, comme Rumeli Hisar, dressent leurs murs ponctués de tours puissantes sur les rives escarpées, comme un contrepoint guerrier au raffinement un peu décadent du palais de Domabahçe, avec ses ors passés. Au retour de cette escapade marine, pourquoi ne pas prendre un peu de hauteur jusqu'aux terrasses de la mosquée d'Eyup ? La ville, dans son immensité, se déploie sous nos pieds et le célèbre café fréquenté par Pierre Loti parle encore des temps ottomans. Il domine les coupoles du Grand Bazar, caravansérail moderne où tout se négocie, dans une animation qui fait comprendre mieux que partout ailleurs que nous sommes bien tout à la fois dans la dernière ville occidentale et la première ville orientale. Et on peut se souvenir des mots d'Alphonse de Lamartine : « Si je n'avais qu'un seul regard à poser sur le monde, ce serait sur Istanbul. »



 
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TR 38 - 7 jours

Etablie sur le Bosphore, là où les rivages de l’Europe et de l’Asie se rapprochent, l’antique Constantinople, installée sur le site retenu près de deux millénaires auparavant par les colons grecs venus ... Découvrir ce voyage
 

 
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