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Pourquoi découvrir la Roumanie avec Clio
Du plateau de Transylvanie enserré dans l'arc montagneux des Carpates, aux plaines de Moldavie et de Valachie et à l'estuaire du Danube, la Roumanie offre une extrême diversité de paysages. C'est sans doute ce qui frappe d'abord tous ceux qui entreprennent de parcourir ce vaste et beau pays : dans bien des régions, la nature y est encore préservée dans une pureté vivifiante. Dans cet écrin vert ou roux, selon les saisons, se cachent de petits bijoux de villes, des villages à l'architecture de bois traditionnelle et d'admirables ensembles monastiques.
Une culture latine

L'unité actuelle de la Roumanie est issue d'une histoire pleine de bruits et de fureur. C'est dans le courant du IIe millénaire av. J.-C. que les Daces s'établissent sur l'actuel territoire roumain. Apparentés à la grande famille des Thraces, ils réussissent à maintenir leur indépendance jusqu'au-delà de l'ère chrétienne, faisant des Carpates une citadelle dace. Ils commercent avec les Grecs qui fréquentent les rivages de la mer Noire. En 106, ils doivent plier pourtant devant la puissance impériale romaine, emmenée par Trajan. La « Dacie heureuse » devient une des plus riches provinces de l'Empire. Deux petits siècles de domination de Rome donnent surtout son identité à la future Roumanie, à travers une langue et une culture latines qui en font, pour nous Français, un pays proche. Quand la Pax romana disparaît, le territoire roumain entre dans dix siècles d'invasions. Des flots continus de peuples, qui ne font que passer ou se fixent parfois quelque temps, déferlent les uns après les autres : Goths, Huns, Lombards, Slaves, Bulgares, Magyars (Hongrois). Les Daces sont submergés, mais ils ne disparaissent pas : ils se transforment en un peuple nouveau, les Valaques. La Roumanie est bientôt divisée en trois principautés autonomes (XIVe siècle). Au nord des Carpates, la Transylvanie est sous la coupe du roi de Hongrie. Au sud, la Valachie et, à l'est, la Moldavie se développent, tant économiquement que culturellement. Cet apogée ne dure que quelques décennies. Les Turcs Ottomans, dans leur irrésistible poussée vers l'ouest, finissent par imposer leur civilisation jusqu'aux terres hongroises. Leur dernier échec devant Vienne, la capitale des Habsbourg, en 1683, marque le reflux, lent mais inexorable, de la puissance turque. Tout le territoire est peu à peu libéré... mais pour retomber aussitôt sous la double influence autrichienne et russe. Ici comme ailleurs, il faut attendre le milieu du XIXe siècle pour voir s'éveiller la « conscience nationale ». Moldavie et Valachie s'unissent et forment bientôt le royaume de Roumanie. La première guerre mondiale, où le pays est du « bon côté », celui des vainqueurs, y ajoute la Transylvanie : c'est la Grande Roumanie, équivalant à peu près au pays actuel. Le XXe siècle est difficile, la domination hitlérienne ne cédant la place qu'aux années de plomb sous le terrible régime de Nicolae Ceaucescu. Ces temps sont heureusement révolus : intégrée récemment à l'Union européenne, la Roumanie émerge lentement de ses heures sombres et se tourne vers l'Occident auquel elle a tant à offrir.

Mer Noire, Transylvanie, Bucovine, Moldavie...

L'Histoire a laissé des traces partout dans le pays. La côte de la mer Noire et son arrière-pays sont marqués par la présence grecque, à Istria. La plus ancienne des cités pontiques étend ses ruines romantiques entre le lac Sinoe et la mer. Les plus belles des mosaïques qui ornaient les sols de ses maisons fastueuses peuvent être contemplées à Constanza, la grande ville riveraine de la mer Noire.

Le Moyen Age, nous l'avons vu, est l'époque où le pays émerge de dix siècles d'invasions. Les temps restent cependant toujours troublés : en témoignent les nombreuses églises romanes fortifiées, comme Prejmer ou Harman, sortes de forteresses paysannes. Sur les sombres forêts de Transylvanie plane toujours le souvenir inquiétant de Vlad Dracul. « L'Empaleur », en réalité un hobereau local qui résista à la poussée ottomane, ne fut pas plus violent que ses contemporains, et doit surtout sa sinistre réputation au roman de Bram Stoker.

En poussant vers le Nord du pays, en direction de l'Ukraine, la Bucovine justifie à elle seule un voyage en Roumanie, pour ses monastères peints qui apparaissent comme les riches enluminures d'un livre d'heures, une « majuscule de missel tracée à l'or fin et vieillie dans un des évangiles » (M.A. Asturias). Voici Voronet, la « Sixtine de l'Orient ». Le gigantesque Jugement dernier qui recouvre la façade ouest est bien, par sa vigueur et son caractère dramatique, le chef-d'œuvre de la peinture moldave du XVe siècle, avec ce bleu unique, le bleu de Voronet. Toutes les nuances et les couleurs des paysages de Bucovine y sont réunies, l'ensemble apparaissant comme l'union d'un élan mystique et d'une perfection terrestre.

Sucevita, dans son écrin de collines et de prairies, est le « joyau vert » et la plus récente des cinq merveilles de Moldavie (1596). L'ocre jaune joue sur les façades de Moldovita. Les peintures extérieures humanisent les personnages, dans un réalisme de plus en plus affirmé. A Humor, l'Hymne à la Vierge et la Vie de saint Nicolas se déroulent sur les murs, dans une composition aussi belle qu'un tableau de Sienne.

La Bucovine mène tout naturellement au Maramures. C'est ici le royaume des forêts immenses, bois sacré que l'homme a largement utilisé pour construire son cadre de vie : maisons aux encadrements ajourés comme de la dentelle, églises de bois dont les flèches acérées piquent un ciel souvent pur. Chaque village a un air de fête, surtout le dimanche quand sonnent les cloches des églises de bois et que les paysans encore en costumes traditionnels aux broderies chatoyantes discutent sur les pas sculptés de leurs portes.

Il faudrait encore parler de Cluj, la ville natale du grand roi de Hongrie Mattias Corvin, de Brasov et son église Noire, et, surtout, de Sibiu, ville-bijou qui mêle toits rouges et façades peintes, ville qui parle en trois langues – roumain, hongrois, allemand – comme un résumé de l'histoire du pays. Quant à Bucarest, si elle a beaucoup souffert des aléas des guerres et des régimes politiques, elle préserve par endroit cette opulence et cet air digne qui la fit surnommer « le Petit Paris ». Un pays latin, disions-nous...

Conditions du voyage

La Roumanie est vaste, aussi avons-nous jugé essentiel de garantir un maximum de confort aux étapes, atteintes après des trajets parfois longs. Nous avons donc soigneusement sélectionné des hôtels 4*, ou, en cas de rare 'impossibilité, les meilleurs de leur catégorie. Les routes sont en constante amélioration, parfois en réfection, et certains tronçons tracés dans les montagnes de Bucovine ou des Maramures obligent à des moyennes raisonnables, à bord d'autocars dotés aujourd'hui de tout le confort moderne.
 
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ROU 31 - 12 jours

De l’arc montagneux des Carpates qui enserre comme un écrin la Bucovine aux plaines de Moldavie et de Valachie et à l’estuaire du Danube, la Roumanie offre une extrême diversité de paysages. Héritière ... Découvrir ce voyage
 

 
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