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Les lauréats du prix Clio
pour la recherche archéologique
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Réuni le mercredi 24 juin, le jury composé de l'égyptologue Françoise Dunand, des professeurs Jean-Louis Huot et Pierre Cabanes respectivement spécialistes de la Mésopotamie et de l'Albanie antiques et de Jean Guilaine, professeur au Collège de France, lui-même spécialiste de la Protohistoire européenne, a choisi, parmi les dix-huit dossiers présentés, les lauréats du douzième prix Clio.
Le premier prix a été attribué à Hélène Roche pour ses travaux effectués au Kenya, sur la rive occidentale du lac Turkana et portant sur la vie des hominidés au début du Pléistocène ancien. Des recherches portant sur une séquence temporelle allant de l'Oldowayen ancien à l'Acheuléen moyen, c'est-à-dire de 2,3 millions d'années à 700 000 ans.
Deux candidates ont obtenu le deuxième prix ex aequo. Il s'agit de Pascale Ballet, de l'Université de Poitiers pour le projet qu'elle a présenté, qui concerne le site de Bouto (Tell el-Fara'in) dans le delta égyptien. Il s'agit ici d'étudier l'évolution d'une vaste agglomération antique, de la fin de la Basse Epoque à la période byzantine. Maïa Pomadère, de l'Ecole française d'Athènes, a obtenu également le second prix, qui doit l'aider à poursuivre le travail entrepris en Crète depuis 2005, à Malia où beaucoup reste à faire pour compléter nos connaissances sur la période néopalatiale (fin du Bronze moyen, début du Bronze récent).
Enfin, le prix spécial du jury a été décerné à Eric Coqueugniot, de la Maison de l'Orient et de la Méditerranée, pour les fouilles réalisées sur le site néolithique syrien de Dja'de el Mughara, où ont été découvertes des peintures murales remontant au IXe millénaire avant J.-C., ce qui fait d'elles les plus anciennes actuellement connues. Les « Nouvelles de Clio » rendront compte plus complètement, au cours des mois prochains, de ces différents travaux qui témoignent de la vitalité de la recherche archéologique française.