Logo Clio
 
Service voyages
Service voyages
La Libye en mutation. De l’empreinte dictatoriale de Kadhafi à l’instabilité tribale
Pascal Le Pautremat
Docteur en Histoire contemporaine. Membre du Comité de rédaction de la revue Défense de l’Institut des hautes Etudes de la Défense nationale (IHEDN)
La Libye en mutation. De l’empreinte dictatoriale de Kadhafi à l’instabilité tribale
lundi 23 janvier 2012 à 13h00
Le colonel Muammar al-Kadhafi prend le pouvoir le 1er septembre 1969, précipitant, de la sorte, la chute d’une monarchie devenue impopulaire en raison de sa compromission avec les multinationales occidentales. La République arabe libyenne, instaurée par Kadhafi, favorise alors la nationalisation de l’économie libyenne, tout en prenant un tournant résolument anti-occidental et anti-israélien après la guerre du Kippour (1973), sur fond d’une doctrine politique de Jamahiriya (Etat de masse) panarabe et socialiste. Le radicalisme de Kadhafi s’affiche surtout à partir de la révolution iranienne, qu’il soutient, et le financement de divers mouvement terroristes pro-palestiniens. A partir de 2003, Kadhafi change de politique et s’applique à un processus de normalisation internationale, conscient des intérêts économiques que représente le pays pour les grandes puissances. En 2011, le pays est bouleversé par une guerre civile de neuf mois, avec une rébellion soutenue et appuyée par une coalition internationale. Avec la mort de Kadhafi, le 20 octobre 2011, s’ouvre une période d’instabilité marquée par des tensions entre les tribus et des divergences quant aux ambitions politiques et religieuses ; instabilité qu’un nouveau gouvernement, déjà critiqué par les Libyens, ne parvient pas à juguler.