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Le Tibet, un « toit du monde » isolé mais convoité

Le Tibet occupe une place bien particulière dans l’imaginaire occidental. Formidable citadelle naturelle dressée au cœur de l’Asie, il apparaît comme un monde insolite, désolé et hostile où la beauté sauvage des paysages contraste avec la rigueur des conditions naturelles que doivent affronter ses habitants. « Pays interdit » au même titre que le Kafiristan imaginé par Kipling dans L’homme qui voulut être roi, il entraîne l’esprit vers le souvenir nostalgique des grandes aventures accomplies, à l’époque où l’Europe entreprenait la découverte du monde, par Sven Hedin, Gabriel Bonvalot ou Alexandra David-Neel. Conservatoire d’un lamaïsme d’autant plus séduisant qu’il apparaît totalement étranger, il est perçu comme le dépositaire d’une tradition religieuse considérée comme immémoriale alors qu’elle est en fait relativement récente. Rêve d’exotisme radical, ce qui était jusqu’à une époque récente une théocratie surgie d’un autre âge semble correspondre aujourd’hui à certaines aspirations spirituelles d’un monde en quête de sens mais, loin de l’évocation pittoresque des différents bouddhismes des « bonnets jaunes » ou « rouges » et de l’ésotérisme de bazar qui contribue parfois à sa réputation d’altérité absolue, le Tibet correspond à un espace géographique et humain où s’est forgée au fil des siècles une histoire souvent dramatique et où a fleuri une civilisation originale dont on peut craindre que la domination chinoise ait signé l’acte de décès.
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