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Des origines au royaume de Koryo

Il existe un mythe fondateur de l’histoire coréenne. Selon la tradition, Hwan-ung, le fils du dieu du Ciel, serait descendu sur terre en 2333 avant J.-C. et se serait uni à une ourse métamorphosée en femme. De cette union naquit le premier Coréen, un garçon appelé Tan-gun, c’est-à-dire « le prince du santal » ou, pour certains, « le prince du bouleau ». Plus de quarante siècles plus tard, l’événement est commémoré par une fête nationale baptisée « fête de l’ouverture du Ciel ». C’est sur le mont Paektusan que ce serait produite l’intervention divine. Tan-gun, fondateur de l’État mythique de Choson, fut l’objet d’un culte officiel dès l’époque des Trois Royaumes ; cette légende occupe une place de premier plan dans la conscience nationale coréenne, au point que, face à la Chine, les deux États coréens revendiquent une complète souveraineté sur cette montagne sacrée, située aujourd’hui sur la frontière sino-coréenne mais perçue comme le centre naturel de la Corée historique, celle du royaume de Koguryo qui s’étendait largement en Mandchourie où vit aujourd’hui une nombreuse population d’origine coréenne…


Si l’on demeure sceptique vis-à-vis de la tradition légendaire, l’archéologie préhistorique peut nous fournir quelques informations à propos des périodes obscures du plus lointain passé de la région. Une quarantaine de sites paléolithiques ont été identifiés sur la péninsule, à une époque relativement récente du fait des aléas de l’histoire contemporaine de la Corée. Des objets correspondant à des outillages acheuléens et levalloisiens signalent l’existence de groupes de chasseurs à des époques très reculées mais c’est surtout le Paléolithique supérieur (à partir de 40 000 avant J.-C.) qui est le mieux identifié, grâce à l’étude d’habitats en grottes ou de gravures rupestres animalières caractéristiques de cette période dans l’ensemble de l’Eurasie. Identifié par l’existence d’un outillage microlithique, le Mésolithique ou Épipaléolithique coréen demeure très peu connu. Ce sont des populations nouvelles venues de Sibérie à travers la Mandchourie ou depuis l’actuelle région de Vladivostok qui apportent la révolution néolithique. Sépultures, amas de coquillages et restes d’habitations témoignent de l’existence de sociétés qui ignorent encore l’agriculture, vivent de la chasse et de la pêche mais connaissent la céramique à partir de
- 6 000. Une agriculture primitive apparaît ensuite et c’est à partir de - 2000 que semble débuter la culture du riz. Les premières poteries décorées semblent révéler une certaine parenté avec la céramique Jomon japonaise, très ancienne puisque datée de - 10 000. Introduite depuis la Sibérie, la poterie peignée se répand également. Des populations nouvelles venues de Mandchourie et porteuses de la métallurgie du bronze arrivent à leur tour à partir du Xe siècle avant J.-C. Nomades et guerrières, elles imposent un modèle de société hiérarchisée aux communautés d’agriculteurs dont l’organisation sociale était plus égalitaire. Étendu de 1000 à 300 avant J.-C., l’âge du bronze voit aussi la construction d’imposants dolmens dont plusieurs milliers ont été recensés en Corée. C’est à partir du IIe siècle que commence en Corée l’âge du fer, étant entendu que le nouveau métal coexiste longtemps avec le bronze. L’utilisation du fer permet une amélioration de la production agricole et de l’armement. L’âge du fer s’étend jusqu’au IIe siècle après J.-C. et l’exploitation des mines coréennes permet de penser que le fer fut introduit au Japon, tout comme le bronze avant lui à partir de la péninsule.


Les annales chinoises mentionnent la Corée sous le nom de Chaoxian, ce qui, prononcé en coréen, se dit Choson ou « pays du Matin calme » – plus exactement « du Matin frais » même si c’est la première traduction qui a été retenue par l’usage –.


C’est vers le IVe siècle avant J.-C. qu’une première Corée se constitue dans la vaste région qui s’étend entre le fleuve Liao en Mandchourie et le fleuve Taedong qui coule dans la plaine de Pyongyang. Elle est le fait d’un peuple utilisant le cheval et des armes de bronze, de tradition nomade mais commençant à se sédentariser sous l’influence de la civilisation de la Chine voisine.


190 avant J.-C. : Le Chinois Wei Man qui, chassé par les Han, avait pourtant été accueilli par Chun, le roi du Choson, s’empare du trône et installe une capitale à Wanggom, près de l’actuelle Pyongyang.


108 avant J.-C. : Les Chinois détruisent le royaume de Wei Man qui s’était allié, et ses successeurs après lui, avec les Hiong-Nou, les nomades des steppes du Nord, les pires ennemis des empereurs Han.


Fin du IIe siècle avant J.-C. – début du IVe siècle après J.-C. : Les Chinois installent des « commanderies » dont la principale – Lolang, dans le bassin du Taedong – fera rayonner durant quatre siècles (de 108 avant J.-C. à 314 après J.-C.) l’influence chinoise dans toute la péninsule.


L’époque du fer voit le développement de principautés au sein desquelles une aristocratie guerrière s’impose. Les principales sont celles de Puyo (en Mandchourie septentrionale, dans le bassin du fleuve Soungari), Koguryo et Okcho dans le nord ; au sud du fleuve Han, apparaissent les États tribaux de Chin, Mahan, Chinhan et Pyonhan.


Vers le Ier siècle après J.-C. (si l’on retient les dates traditionnelles) : Apparition des trois royaumes de Koguryo au nord, de Paekche au sud-ouest et de Silla au sud-est. Cette répartition ne doit pas faire oublier que la Corée de l’époque s’étendait au-delà de la péninsule en direction du nord et atteignait en Mandchourie le bassin du fleuve Liao à l’ouest et celui de la Soungari au nord.


Ier et IIe siècles : La lutte est permanente entre le royaume de Koguryo et la Chine. Le royaume coréen réalise alors une brillante expansion territoriale.


224 : Les Chinois prennent et détruisent la capitale de Koguryo. Elle est de nouveau prise vingt ans plus tard mais une troisième expédition chinoise échoue en 255.


234-285 : Règne du roi Koi dans le royaume de Paekche qui s’est constitué au sud de la péninsule au cours du Ier siècle après J.-C. Il contrôle le bassin du fleuve Han et tient en respect la menace chinoise qui s’exerce à partir du nord.


309 : Le royaume de Koguryo installe sa capitale à Hwandosong, en Mandchourie, pour la protéger davantage des attaques chinoises.


313 : Le roi de Koguryo, Mich’on, s’empare de la commanderie chinoise de Lolang, mettant ainsi fin à quatre cents ans de présence chinoise dans la péninsule.


345 : Les Chinois s’emparent de Hwandosong, la capitale du Koguryo.


346-375 : Règne à Paekche du roi Kunch’ogo, premier roi coréen à être mentionné dans les annales chinoises. Il restaure la monarchie héréditaire et étend son royaume vers le sud.


Après le règne de Kusu (375-384), le nouveau roi de Paekche Ch’imnyu adopte le bouddhisme qui gagne rapidement l’aristocratie.


Milieu du IVe siècle : Formation historique de l’État de Silla, le plus récent des trois royaumes. Contre Paekche, il s’allie à Koguryo.


371 : Paekche attaque Koguryo et s’empare de Pyongyang.


372 : Le royaume de Koguryo adopte le bouddhisme introduit par le moine Sundo, peut-être pour complaire à son allié chinois du moment. Le roi Sosurim établit dans le même temps une académie confucéenne inspirée du modèle chinois pour se doter d’une bureaucratie de lettrés… 384 : Le moine Manalant’a introduit le bouddhisme dans le royaume de Paekche.


396 : Le roi de Koguryo Kwanggaet’o prend sa revanche et s’empare du bassin du fleuve Han.


397 : Paekche s’allie avec le royaume japonais de Wa mais les troupes japonaises qui envahissent le royaume de Silla sont battues par celles de Koguryo.


413-491 : Règne du roi Changsu de Koguryo. Il abandonne l’ancienne capitale de Hwandosong pour en installer une nouvelle à Pyongyang où s’élève le palais d’Anhak.


475 : Malgré l’alliance de Paekche et de Silla, le roi de Koguryo attaque le royaume de Paekche et le roi Kaero est tué. Le bassin du fleuve Han est perdu mais Paekche se redresse sous les rois Tongsong (479-501) et Muryong (501-523).


516 : Le roi Pophung de Silla met en place une véritable administration centrale, organisée en cinq ministères.


532 : Pophung pousse ses conquêtes vers le nord en remontant le cours du fleuve Naktong.


535 : C’est avec un siècle et demi de retard sur ses voisins que le royaume de Silla adopte le bouddhisme. Celui-ci va être un élément important d’unité nationale et de maintien de l’ordre social, ce qui explique la faveur qu’il rencontra auprès des monarques. À la fin du XIVe siècle, avec la dynastie des Yi, il sera cependant supplanté par le confucianisme de la classe des lettrés.


551 : Campagne commune de Paekche et de Silla contre Koguryo mais le roi Chinhung de Silla (540-576) se retourne contre son allié et s’empare de tout le bassin du fleuve Han.


554 : Le roi de Paekche, Song, est battu et tué en luttant contre Silla pour reconquérir les territoires perdus. Paekche va rechercher désormais l’alliance de ses anciens ennemis de Koguryo.


567 : Tout le bassin du fleuve Naktong passe sous le contrôle de Silla dont la puissance s’étend maintenant vers le nord jusqu’à Wonsan, sur la côte de la mer de l’Est.


612 : Les armées chinoises de la nouvelle dynastie Sui sont vaincues à Salsu par Ulji Mundok, l’un des plus grands chefs militaires de l’histoire de la Corée.


618 : Avènement de la nouvelle dynastie chinoise des Tang.


618-642 : Règne du roi Yongnyu de Koguryo. Il est renversé par un chef militaire, Yon’gaesomun, qui dirige le royaume jusqu’à sa mort en 666.


650 : Des contacts sont établis en vue d’une alliance entre Silla et les Tang.


660 : Offensive conjointe de Silla et des Chinois contre Paekche qui est vaincu et disparaît.


661-681 : Règne du roi de Silla Munmu.


667 : Offensive conjointe de Silla et des Tang contre Koguryo où la mort de Yon’gaesomun a déchaîné les luttes pour le pouvoir.


668 : Pyongyang est prise et mise à sac. À ce moment, les Chinois entendent imposer leur propre autorité sur la péninsule mais Silla ne peut l’accepter.


671 : Les troupes de Silla reconquièrent l’ancien territoire de Paekche.


676 : Après une série de batailles dans la vallée du fleuve Han, les Chinois sont chassés du pays. Pour la première fois, la péninsule est unifiée mais c’est seulement au sud d’une ligne allant de l’embouchure du Taedong à la baie de Wonsan sur la côte orientale. La Corée pourra s’étendre ensuite jusqu’au Yalou et au Tumen mais toutes les parties de la Corée historique se trouvant au nord des deux fleuves sont définitivement perdues. Cette unification est une étape essentielle dans l’émergence d’un peuple coréen homogène qui, malgré les divisions opposant les différents royaumes, s’est finalement retrouvé uni contre l’envahisseur chinois.


687 : L’État attribue des terres aux fonctionnaires à titre d’émoluments.


698-926 : Un royaume de Parhae (ainsi nommé à partir de 713) fondé par un ancien général de Koguryo s’installe au nord de la Corée et au nord-est de la Chine. Il s’affronte avec les Tang et avec Silla et sera finalement détruit par les nomades Kitans après avoir connu son apogée sous le roi Son (818-830).


736 : Attaques de navires japonais contre Silla. Une guerre navale chronique oppose le royaume à l’archipel nippon, mais un traité d’amitié y met un terme pour un temps en 803. L’indépendance de Silla est solidement assurée et le royaume entretient désormais de bons rapports avec la Chine des Tang vis-à-vis de laquelle il accepte de reconnaître une situation de vassalité de principe.


765-779 : Le règne du roi Hyegong est troublé par de nombreuses révoltes nobiliaires dont la dernière coûte la vie au souverain. C’est son assassin qui règne ensuite sous le nom de Sondok jusqu’en 784. C’est le début du déclin pour Silla affaibli par de continuelles révoltes, elles-mêmes favorisées par les querelles de succession.


788 : Le roi Wonsong crée un système de recrutement sur examen des fonctionnaires inspiré du modèle chinois. Les lettrés confucéens seront les alliés naturels de la monarchie contre une noblesse souvent rebelle.


IXe siècle : Le géographe arabe Ibn Khordad bey (et Masudi au siècle suivant) signale l’existence d’un pays d’Al-Sila dont les navires font du commerce sur les côtes chinoises. C’est la première mention, dans le monde de l’Orient méditerranéen, d’un royaume coréen.


918 : Un chef de guerre, Wang Kon, fonde la nouvelle lignée de Koryo et prend le nom de T’aejo – « premier souverain d’une dynastie nouvelle ». En 919, il choisit Kaesong comme capitale.


927-935 : Règne de Kyongsun, le dernier roi de Silla.


935 : Kyongsun vient se soumettre à T’aejo qui lui donne sa fille en mariage. La transmission du pouvoir de la dynastie de Silla à celle de Koryo se réalise donc en douceur.


936 : Les dernières résistances sont vaincues dans l’ancien royaume de Paekche. La nouvelle dynastie s’installe pour plus de quatre siècles. Forme abrégée de Koguryo, le nom de Koryo fait référence au premier des trois royaumes et implique la revendication des territoires du Nord qu’il contrôlait ; cependant la dynastie fondée par Wang Kon doit compter avec les Kitans qui dominent désormais ces régions.


943-945 : Règne de Hyejong, fils aîné et successeur de T’aejo, suivi de celui de son demi-frère Chongjong (945-949). Ils ne peuvent pas mettre en œuvre les dix injonctions léguées par le fondateur de la dynastie, attaché à la fois au bouddhisme et à la tradition confucéenne et favorable à un « gouvernement bienveillant et vertueux ».


949-975 : Règne de Kwangjong. Il établit le pouvoir central, réforme le système des examens et affranchit les esclaves pour affaiblir la noblesse.


975-982 : Règne de Kyongjong qui promulgue en 976 un édit relatif à l’attribution des revenus des terres aux fonctionnaires. C’est une période d’affaiblissement temporaire du pouvoir royal.


982-997 : Règne de Songjong qui s’appuie sur les lettrés confucianistes et se préoccupe de l’administration locale. Son règne est marqué par la poursuite de la centralisation, le développement toujours plus important de l’influence chinoise et l’intégration de fait à la bureaucratie d’État inspirée du modèle chinois des couches dominantes traditionnelles.


996 : Frappe des premières pièces de monnaie.


1010-1031 : Règne du roi Hyonjong. Il est marqué par le développement des rivalités entre la nouvelle aristocratie des lettrés et les militaires.


1146-1170 : Règne du roi Uijong, qui s’adonne à la débauche et avant d’être déposé par les militaires.


1170-1197 : Règne de Myongjong, frère cadet du précédent, mis en place par les militaires qui font assassiner Uijong en 1173, dans l’île où il était exilé. Ces événements marquent le début d’une période de dictature militaire, les rois n’étant que des fantoches contrôlés par les généraux, avec le soutien du peuple des campagnes d’où étaient généralement issus les soldats. C’est un clan militaire, le clan Ch’oe, qui gouverne ainsi de fait le pays pendant une soixantaine d’années. La monarchie demeure mais ce sont les « maires du palais » Ch’oe, principalement Ch’oe Ch’ung-hon, qui exercent la réalité du pouvoir.


1215 : Les Coréens aident les Mongols contre leurs ennemis communs Kitans.


1218 : La Corée est contrainte de faire allégeance aux Mongols mais la lourdeur des tributs exigés est insupportable.


1231 : Le grand khan Ogodeï, successeur de Gengis khan, lance l’invasion de la Corée. Les massacres et la dévastation méthodique du royaume obligent le roi de Koryo Kojong à capituler. 72 garnisons mongoles sont installées dans le pays mis en coupe réglée par les vainqueurs alors que le roi doit reconnaître la suzeraineté mongole. Le roi et la Cour se replient dans l’île de Kanghwado, ce qui est interprété comme une rébellion par les Mongols qui reviendront ravager à trois reprises le pays (en 1232, 1235 et 1254).


1254 : Les Mongols déportent deux cent mille Coréens. Les massacres et les destructions sont d’une ampleur sans précédent, des villages entiers sont rayés de la carte.


1258 : L’assassinat de Ch’oe Ui permet au roi Kojong de retrouver son autorité.


1259-1274 : Règne de Wonjong. L’avènement de Kubilai à Pékin stabilise les relations avec la Corée car Wonjong, qui était otage à la cour mongole, le connaît bien.


1263 : Le roi coréen se rend à la cour mongole de Pékin.


1270 : Les terres situées au nord du Taedong sont transformées en colonie mongole jusqu’en 1290.


Octobre-novembre 1274 : Des contingents coréens participent à la première tentative mongole d’invasion du Japon qui se conclut sur un échec.


1275 : Avènement de Ch’ungyolwang qui se reconnaît vassal du souverain mongol (devenu désormais l’empereur chinois de la dynastie Yuan).


1280 : Un bureau de conquête de l’Est est installé dans la capitale coréenne, théoriquement pour préparer l’invasion du Japon, en réalité pour accentuer le contrôle mongol sur la Corée (il durera jusqu’en 1365). Cinq quartiers généraux de régions sont également créés par les occupants. Les mariages des princes coréens avec les princesses mongoles renforcent encore la dépendance du royaume vis-à-vis de la grande puissance du moment.


Août 1281 : Un typhon disperse une nouvelle fois la flotte mongole et fait échouer une nouvelle expédition contre le Japon. Les Mongols renoncent à s’emparer de l’archipel.


1308-1313 : Règne de Ch’ungsonwang.


1313-1339 : Règne de son fils Ch’unksukwang, écarté du pouvoir par les Mongols de 1330 à 1332 en raison de ses débauches. Ch’unghyewang règne ensuite jusqu’en 1344 mais ne vaut guère mieux et c’est l’empereur mongol qui se charge d’en débarrasser le pays. Un enfant de 8 ans lui succède pour quatre ans.


1351-1374 : L’empereur Yuan place sur le trône de Corée Kongminwang, qui régnera jusqu’en 1374.


1356 : Les rebelles chinois qui allaient fonder la dynastie Ming s’emparent de Nankin.


1357 : Le roi Kongmin commence à se débarrasser de la tutelle mongole.


1360 : La Corée doit repousser une invasion des rebelles chinois dits « Turbans rouges ».


1368 : Disparition de la dynastie Yuan. Fondation de la dynastie des Ming.


1370 : Kongmin se reconnaît vassal de la nouvelle dynastie Ming.


1374 : Un fort parti promongol (du fait des nombreux mariages réalisés dans le passé) demeure à la cour coréenne et Kongmin est assassiné.


1374-1388 : Règne de Uwang qui n’a que 10 ans lors de son avènement, non reconnu par les Ming.


1384 : Normalisation, contre un fort tribut, des relations avec les Ming.


1388 : Le général Yi Song-gye dépose le roi Uwang, le remplace par Ch’ang, âgé de 9 ans, et exerce la réalité du pouvoir. Il mène victorieusement la lutte contre la piraterie japonaise jusque dans l’île de Tsoushima en 1389.


1389-1392 : Règne du roi Kongyang. Yi Song-gye est de fait le maître absolu du pays. Il rétablit de bonnes relations avec les Ming et réalise une importante réforme agraire. En 1392, il dépose le roi Kongyang, l’exile et le fait tuer.


 

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