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Les grandes étapes de l'histoire de Chypre

« Morceau isolé du Taurus surgi de la mer » selon la belle formule de Paul Morand, Chypre est par sa superficie la troisième île de Méditerranée, après la Sicile et la Sardaigne. Étendue sur 9 250 km2, l’île se trouve à 65 km des côtes turques de Cilicie et à 85 km de celles de Syrie. Avec des côtes longues de 648 km, Chypre présente une forme irrégulière et s’étend d’oust en est sur environ 225 km, du cap Arnauati au cap Andreas. Sa largeur maximale, du cap Gata au sud au cap Kormakiti au nord, est d’environ 97 km. Deux grands massifs montagneux allongés d’ouest en est encadrent la plaine centrale de la Messorée qui constitue le grenier de l’île. La chaîne méridionale est la plus élevée et atteint 1 920 m d’altitude au mont Olympe. Le climat méditerranéen constitue, par sa douceur, un atout précieux mais l’agriculture dépend de la régularité des précipitations. Dans l’ensemble, l’île dispose de sérieux atouts naturels, notamment à cause des richesses de son sous-sol qui fait de cette terre l’une des premières régions productrices de cuivre dès les débuts de la métallurgie. Située à proximité de l’Asie mineure, de la Syrie et même de l’Égypte, proche de la Crète et des archipels égéens, Chypre a disposé dès l’Antiquité d’une situation « géostratégique » privilégiée et les empires qui s’affrontèrent en ces régions cherchèrent toujours à en prendre le contrôle, la lutte opposant Ptolémées et Séleucides apparaissant sur ce point particulièrement révélatrice. Plus tard, quand viendra l’expansion musulmane, elle sera un avant-poste byzantin puis, une fois devenue latine, la base arrière des États francs de Terre sainte. Plongée pour trois siècles dans la nuit ottomane, elle retrouve tout son intérêt dans le jeu des grandes puissances du XIXe siècle, à proximité de Suez et de « l’homme malade » ottoman, mais l’Angleterre – qui en fit l’un des points d’appui de sa grande politique méditerranéenne – devra finalement l’abandonner quand viendra le temps de la décolonisation. L’existence sur l’île de deux communautés, grecque (majoritaire à 78 %) et turque, a compliqué, depuis l’indépendance, la vie de ce petit pays transformé en enjeu et en symbole par la Grèce et la Turquie, pourtant alliées au sein du camp atlantique. L’adhésion à l’Europe permettra peut-être de surmonter la crise ouverte en 1974, lors de l’invasion turque du nord de l’île mais la réaction de la majorité grecque au référendum organisé à propos de la réunification et les réticences manifestées en Europe face au processus d’adhésion turque à l’Union laissent planer encore de lourdes incertitudes.

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