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La pagode de l'Empreinte parfumée
La porte du paradis de l'Ouest
La queue de l'hirondelle
La géologie a doté le Nord du Vietnam de paysages extraordinaires, karst à tourelles taillées par l'érosion dans de puissants massifs de calcaire carbonifère et permien. Si le plus célèbre est celui de la baie d'Along qui fut envahie par les eaux du golfe du Tonkin, il en est d'autres tout aussi spectaculaires, bien qu'ils n'accueillent que de modestes rivières : le site de Tam Coc – la « baie d'Along terrestre » – ou celui de la rivière Song Day « la queue de l'hirondelle » qui serpente entre les pitons calcaires de la montagne parfumée, Huong Tich Son. Au départ du village de Yên Vi, c'est en barque que l'on s'engage sur le Song Day qui serpente entre les montagnes Dun, du Bonze, de la Bonzesse, du Coq, du Dragon, du Tambour, du Cong. Jacinthes d'eau et cultures de riz flottant occupent l'espace entre le chenal central et les rives, parfois encaissées entre les pitons calcaires, parfois laissant un peu d'espace pour la culture du manioc ou quelques plantations d'abricotiers. Après une heure de tranquille navigation dans ces paysages enchanteurs et s'être présentés, face à la pagode Trinh, au génie de la montagne, pèlerins et voyageurs poursuivent à pied vers la « Terre du Bouddha »...

Nam mô A-di-da Phât
L'ensemble de la Montagne parfumée est consacré à Quan Am. Bien qu'ayant déjà abordé le Tonkin par l'intermédiaire de navigateurs et commerçants indiens, ce furent essentiellement des moines chinois qui introduisirent le bouddhisme au Vietnam dès le IIe siècle de notre ère. Le bouddhisme vietnamien se rattache donc essentiellement à l'école du Mahayana, le « Grand Véhicule » qui met l'accent sur les différentes facettes du Bouddha et sur le rôle des bodhisattva. Comme en Chine, sont représentés Maitreya, le Bouddha du futur ou Bouddha de l’Est, Ratnasambhava, « né du Joyau » ou Bouddha du Sud, Vairocana, « la Sagesse suprême » ou Bouddha du Centre et Amitabha, « la lumière infinie » ou Bouddha de l’Ouest. C'est à ce dernier qu'est dédié l'ensemble de pagodes qui s'étagent sur la Montagne parfumée. Née à la fin du IVe siècle, l'école de la Terre pure rassemble les fidèles d'Amitabha, Bouddha d'infinie lumière qui règne sur le paradis d'Occident. Selon la doctrine, indépendamment de son karma, chacun peut renaître dans son paradis, la Terre heureuse, s'il invoque inlassablement son nom. Tout au long du chemin qui mène à la pagode de l'Empreinte parfumée, on peut donc entendre, psalmodiée par la foule des fidèles, l'invocation Nam mô A-di-da Phât. La pagode est particulièrement dédiée à Quan Am, le bodhisattva de la compassion universelle, émanation du Bouddha Amitabha et forme féminine du bodhisattva Avalokiteshvara, connu aussi en Chine sous le nom de « Guayin » et au Japon sous le nom de « Kannon ».

Le parcours initiatique
Au pied de la montagne, le pèlerin effectue un premier dépôt d'offrandes sur une stèle face à la grande pagode Thîen Tru « qui conduit au Ciel » ou, littéralement, « de la cuisine céleste » qui abrite une imposante statue de Quan Am de 2,5 mètres de haut sculptée en marbre bleu. Construite sous le règne de Lê Hy Tông (1675-1705), elle s'effondra en 1947. Elle fut reconstruite et agrandie dans les années quatre-vingt et précédée d'un imposant portique à huit toits superposés et emboîtés. Les seuls vestiges de l'édifice primitif sont les tours Thiên Thuy, bloc de granit érodé naturellement par le ruissellement, et la tour Viên Công, remarquable réalisation en briques du XVIIe siècle. Sur l'esplanade s'élèvent de nombreuses stèles dont la plus ancienne fut érigée en 1686 et dédiée au bonze Viên Quang qui participa à l’aménagement de la grotte Huong Tich. Sur la droite, la grotte Tien Son renferme aussi cinq statues taillées dans les stalagmites. Il faut ensuite entreprendre l'ascension de la Montagne parfumée sur un chemin de quatre kilomètres entrecoupé d'escaliers, dans un ravissant paysage de végétation tropicale. Après être passé à côté d'une excavation qui n'est autre que le vestige d'une carrière qui fut exploitée par les forçats au temps de la colonisation française, on atteint une première station, la pagode Giai Oan, ou « pagode du Salut de l’âme » qui renferme une source souterraine où, selon la tradition, le Bouddha se serait arrêté pour laver son corps des souillures terrestres. Des ablutions de son eau permettraient de se débarrasser des aspects négatifs de son karma, d'apaiser les souffrances et de donner une descendance aux couples sans enfant. Un peu plus haut, on s'arrête encore à la pagode Tien Chau, la « Pagode propice » ou « pagode des Fées » puis à la pagode du Tigre aux cinq couleurs. On passe devant le pagodon Phât Tich et la grotte Tuyêt Quynh, la « demeure des neiges » avant d'arriver près du sommet de la montagne où s'ouvre une profonde grotte à laquelle on accède en descendant un escalier de 120 marches.

La pagode de l'Empreinte parfumée
« Première grotte sous le ciel du Sud », la pagode Chua Huong Tich serait le lieu dans lequel Quan Am atteignit le nirvana. Connue des hommes dès l'époque protohistorique, elle fut aménagée pour la première fois vers 1575. Dans les épais nuages de fumée d'encens, on distingue, dans la vaste salle naturelle, la statue de pierre de Quan Am, qui remplaça en 1793 la statue précédente de bronze, fondue lors de la révolte des Tay Son en 1786. Autour, on retrouve quelques représentations des arhats qui y ont séjourné pour approcher la sagesse de Quan Am. Mais nul ne peut mieux la décrire que Hô Xuan Huong, la grande poétesse du XVIIIe siècle : « Qui a ainsi engendré ce site merveilleux, cette profonde caverne à la vaste ouverture ? Tandis que la foule des fidèles s’y presse, les profanes ne peuvent cependant s’en détacher les yeux. L’harmonie naît de l’onde qui sourd, goutte à goutte, du rocher. Le dos courbé, la rame relevée, les citadins sont attirés par ces forêts et ces sources comme par un mirage. "Comme le vénérable Ciel peut être espiègle !" »

La fête du Printemps
A chaque printemps, après la fête du Têt, le Nouvel An vietnamien, du milieu du 2e mois lunaire jusqu’à la dernière semaine du 3e mois, au moment de la fête des moissons, des dizaines de milliers de Vietnamiens viennent en pèlerinage sur cette terre sacrée du Bouddha pour prier et souhaiter la santé, la prospérité à leurs proches, mais, bien souvent aussi, cette fête donne aux jeunes gens l'occasion d'entamer une idylle !
 

 
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