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Hanoï
la ville en-deça du fleuve Rouge
La cité du dragon
Hanoi, la ville « en deçà du fleuve » (Ha = fleuve ; Noi = en deçà) ne reçut ce nom qu’au cours du XIXe siècle. Auparavant, elle s’appelait Thang Long, « la cité du dragon prenant son essor ». Le site de Hanoi connaissait déjà un peuplement à l’époque néolithique, sur des îlots au sein des marais dans un delta qui n’était pas encore assaini ni mis en valeur. Les lacs qui couvrent encore une partie du territoire de la ville sont les vestiges de ce milieu amphibie. Ce fut en 1010 qu'Hanoi devint la capitale du Vietnam, pendant le règne de Ly Thai Tô. Celui-ci avait quitté son ancienne capitale d’Hoa-Lu et ce fut l’envoi d’un dragon doré en bordure du fleuve qui décida de l’emplacement de la nouvelle capitale. Sur ce terrain sans relief, les rois firent édifier des collines artificielles, indispensables pour respecter le symbolisme géomantique de l’union de la montagne et de l’eau. Protégée des crues du fleuve Rouge – le Song-koï – par des digues et drainée par des canaux, résidence du fils du ciel dont le rôle est d’être l’intercesseur entre le monde matériel des humains et le monde divin, la ville fut dessinée selon un plan précis, les quartiers furent répartis symboliquement entre les différentes composantes de la société, sur le modèle de la terre carrée qui prévalait alors. Le cœur de la ville était la « cité civile », où se répartissaient les mandarins, les soldats et le peuple autour de la « cité interdite », demeure royale et centre du monde. L’emplacement de cette cité fut ensuite occupé par la citadelle à la Vauban édifiée par Gia Long, avant d’être détruite une première fois au XVIIIe siècle et d’être rasée en 1848 par le roi Tu Duc. Les derniers vestiges disparurent au début de la période coloniale et c’est sur cet emplacement que fut édifiée la gare.

L'héritage de l'Histoire
Capitale de l'Indochine française à partir de 1902, capitale du Nord-Vietnam en 1954, puis du pays réunifié depuis 1976, Hanoi comptait un million d'habitants en 1992 et près de sept millions aujourd'hui ! Malgré la modernisation qui affecte toutes les villes du Vietnam, elle garde encore le charme de son héritage millénaire qui côtoie les réalisations urbaines coloniales. Le grand lac de l’Ouest, Ho Tay, qui fut le lieu d’innombrables légendes, est aujourd’hui le rendez-vous des promeneurs et des amoureux, près de la pagode Tran Quoc, dédiée à la « défense du pays ». Les quartiers ouest de la ville offrent à proximité du mausolée du président Hô Chin Minh, deux édifices fort intéressants. La pagode au Pilier unique, Mot Cot, fondée en 1049, qui symbolise une fleur de lotus émergeant de l’univers liquide, est vouée à la déesse aux mille bras, Quan Am. Le temple de la Littérature, Van Mieu, est contemporain de la fondation de la capitale au XIe siècle. Destiné à la formation des futurs mandarins, c’était, en fait, la première « université » vietnamienne, placée sous le patronage de Confucius, « éducateur et modèle pour dix mille générations »... Il accueillait de 150 à 300 étudiants. Il comporte cinq cours successives. La première est ornée de stèles portant les noms des lauréats au concours du mandarinat de 1484 à 1778. La seconde est bordée du pavillon de la Pléiade (XIXe siècle). La dernière cour renferme le temple de Confucius.

La capitale du Vietnam
Le centre de la ville actuelle s’organise autour du lac de l’Epée restituée, Hoan Kiem, qui s’orne du stupa de l’îlot de la Tortue et du petit temple Ngoc Son, « demeure où l’on reçoit la clarté de la lune », dédié au général Trân Hung Dao qui réussit à repousser les Mongols au XIIIe siècle, ainsi qu’aux génies de la guerre, de la littérature et de la médecine. Autour du lac s’étendent les quartiers coloniaux, comportant des édifices purement occidentaux tels que la cathédrale Saint-Joseph où le théâtre de style typiquement parisien. Au nord, entre l’ancienne citadelle et les berges du fleuve Rouge, s'étendent les pittoresques quartiers commerçants autour de l’axe formé par la rue de la Soie, Hang Dao, jusqu’au marché de Dông Xuan. L'expansion urbaine a, aujourd'hui, colonisé la rive nord du fleuve Rouge à laquelle on accède par le pont routier de Chuong Duong et le pont ferroviaire Long Bien, l’ancien pont Paul-Doumer, qui fut l’objet de bombardements quotidiens durant la guerre du Vietnam. Cependant, la ville d'Hanoi a la rare particularité géographique de ne pas réellement intégrer le fleuve dans l'activité urbaine. Certes, le fleuve Rouge, enserré dans ses hautes levées, joue un rôle capital pour l'irrigation des rizières et il est parcouru par une flottille de petits bateaux de transport et de pêche, mais il reste étranger à l'activité économique de la ville.
Pour visiter Hanoï avec Clio
CV 32 - 16 jours

Longtemps considérée comme la perle extrême-orientale du défunt empire colonial français, l’Indochine réunissait alors, du fait des hasards de l’Histoire, des mondes et des peuples différents, en une ... Découvrir ce voyage
 

 
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