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Le Dniepr, qui roule ses eaux gris-bleu au pied de douces collines, constitue sans doute la plus belle avenue de Kiev. Mais la capitale ukrainienne possède, pour nous séduire, de nombreux autres atouts. Venu y donner un concert en 1847, Franz Liszt ne s'extasiait-il pas devant le spectacle de ses trois cent soixante coupoles dorées ? Elles sont encore nombreuses à lancer vers le ciel l'éclat de leurs ors, sur une terre où art et Histoire sont irrémédiablement mêlés.

La mère des villes russes
C'est ainsi que les chroniques du Moyen Age définissent la ville. Elles sont dans le vrai : au Xe siècle, les princes de Kiev sont à l'origine de l'unification de l'essentiel des terres russes. Mais la fortune de la ville est bien antérieure et découle d'une situation géographique privilégiée. Dès le IXe siècle, le Dniepr, troisième fleuve d'Europe, est l'artère principale de la route commerciale de l'ambre qui, des Varègues (Vikings) aux Grecs, relie les bassins de la mer Baltique à ceux de la mer Noire. Autrement dit, la Scandinavie à Byzance, l'Europe au Proche-Orient...
Les Slaves orientaux, qui ont installé ici une petite forteresse dès le VIe siècle, sous le contrôle de leur prince Kiï (Kiev est « la ville de Kiï »), sont les bénéficiaires de ce trafic intense de vins, épices, bijoux, blé, argent, armes, bois, fourrures, miel, cire, et ambre bien sûr.
Ainsi, Kiev s'affirme comme le centre commercial et politique d'un puissant Etat : la Russie kiévienne. Autre bouleversement en 988 : le prince Vladimir fait d'un coup basculer son immense Etat en même temps que son peuple dans la foi chrétienne. Victorieux de la tribu des Petchenègues, son fils Yaroslav le Sage traduit cette conversion dans la pierre, avec la cathédrale Sainte-Sophie en point d'orgue. Il entame les deux siècles d'or de Kiev. Sa dynastie est si prestigieuse que les plus grandes familles d'Europe en recherchent l'alliance. Sa fille, Anne, devient, en 1051, reine de France par son mariage avec le roi capétien Henri Ier ; son fils se lie à la famille impériale byzantine. Union lourde de conséquences depuis qu'en 1054, le grand schisme a divisé la chrétienté : la Russie kiévienne se range du côté de l'orthodoxie.
L'apogée atteint, le déclin s'amorce. Luttes fratricides et invasion mongole (1240) ruinent la cité qui tombe, dans les siècles suivants, sous domination étrangère, polonaise puis lituanienne. Séparés de Moscou pendant trois siècles, les Ukrainiens prennent conscience de leur particularisme, et n'auront de cesse d'avancer vers une indépendance qui leur sera longtemps refusée. Les nations européennes puis les maîtres de Moscou feront tout pour s'y opposer, avant que l'éclatement de l'URSS en 1991 ne soit le prélude à la reconnaissance d'une Ukraine indépendante, dont Kiev est la capitale incontestée.


Fresques et coupoles
De sa période de gloire, Kiev a gardé des bâtiments de toute beauté. Il faut franchir la Porte d'or, du XIe siècle, puissant ouvrage de briques par lequel marchands et ambassadeurs étrangers pénétraient jadis dans la ville, pour atteindre, un peu plus loin, l'ensemble monumental de Sainte-Sophie. La cathédrale est toujours le siège du métropolite, primat de Russie, ce qui témoigne bien du rôle de la ville dans la christianisation du pays. Fondée en 1037 par Yaroslav le Sage, elle conserve dans ses murs le souvenir des sacres des princes de Kiev. Son plan cruciforme est conforme aux règles architecturales venues de Byzance, mais l'ampleur de ses cinq nefs à coupoles multiples laisse une impression de grandeur. A l'intérieur, les mosaïques du XIe siècle sont dominées par la figure impassible du Christ Pantocrator qui préside au défilé des saints et des vierges, dans une atmosphère dorée pleine de mystère.
Un peu à l'écart du centre, la laure des Catacombes a joué un grand rôle dans le développement de la culture russe ancienne. C'est ici que virent le jour les nouveaux types d'édifices cultuels, que se perfectionna la maîtrise des architectes, que furent écrites les premières chroniques. Dès l'entrée, on admire l'église de la Trinité, le plus ancien des bâtiments, daté de 1108. La vaste cour intérieure est dominée par une tour-clocher aux étages octogonaux baroques. Surtout, il ne faut pas manquer de parcourir les allées étroites et sombres des catacombes. Ce système compliqué de couloirs et de souterrains a été le lieu de vie et de prière des premiers ermites. A la fin du XIe siècle, avec l'établissement des églises de surface, ces galeries perdent leur raison d'être et sont alors utilisées par les moines comme catacombes pendant plus de 600 ans. Les tombeaux, aménagés dans des niches à petites fenêtres, accueillent aussi les représentants de l'aristocratie. Les grottes sont divisées en « proches » et « lointaines ». Dans les premières, des conditions climatiques spécifiques ont permis la momification des corps et leur conservation exceptionnelle, entraînant un pèlerinage très fréquenté.

Saint-Vladimir
Revenus à l'air libre, on peut dire au revoir à Kiev depuis la butte du parc Saint-Vladimir, marquée par la grandiloquente statue de l'évangélisateur de la Russie. Devant nous s'étend le large fleuve, avec ses ponts et ses débarcadères. Des embarcations diverses le descendent ou le remontent, comme au temps où il unissait deux mondes. Sur ses rives, Kiev, lentement, s'est construite. Et elle n'en a pas fini avec son histoire...
Pour visiter Kiev avec Clio
UK 100 - 4 jours

Kiev, la ville du Prince Oleg, à l'origine de la naissance de la Russie, garde de ce passé glorieux un magnifique patrimoine d'églises byzantines témoin de sa christianisation au Xe siècle. Sa position ... Découvrir ce voyage
 

 
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