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Le grand bazar d'istanbul
Une ville dans la ville
Au cœur de la ville
Lorsqu'Istanbul était encore Constantinople, la capitale de l'Empire byzantin comptait de nombreux petits marchés en plein air, des rues entières occupées par des corporations – rue des parfumeurs, des boulangers, des fourreurs, des argentiers, des orfèvres, des marchands d'épices, soieries ou de perles, des brodeurs, des lapidaires, etc. – ainsi que des hans, caravansérails où affluaient les marchandises de l'empire, mais pas de grand marché central. Ce fut, semble-t-il, le conquérant Mehmet II Fatih (le Conquérant ) qui, après s'être emparé en 1453 de la ville, fit édifier en 1461, à l'initiative de son vizir Mehmet Pasha, le premier bedesten, marché couvert, au cœur de la cité, dont les bénéfices allaient à la fondation de Sainte-Sophie, devenue mosquée. Bâti de pierre et de briques, le bedesten intérieur – Iç bedesten devenu aujourd'hui Cevahir bedesten « des joailliers » – se vit adjoindre, sous Soliman le Magnifique, un second bâtiment, le Sandal bedesten, réservé au commerce de la soie de Brousse. Ces deux marchés étaient soigneusement protégés : les portes étaient fermées la nuit par de puissantes grilles de fer et les rares fenêtres étaient grillagées et chacune des boutiques fermée à clef.

Le « grand » bazar
Bien vite les deux édifices furent reliés entre eux par des allées qui comportaient également des boutiques. Le grand bazar commençait à prendre forme. Malgré des incendies répétés, malgré les dégâts causés par les séismes, un grand marché se développa autour de ce noyau. Organisé selon un plan relativement géométrique, intégrant les vestiges d'édifices byzantins, il prendra à peu près son aspect actuel au début du XVIIe siècle pour devenir le grand marché couvert – Kapaliçarci – pratiquement identique dans sa structure à celui que l'on peut visiter aujourd'hui. Notons que le terme de « bazar » employé par les Occidentaux est un mot persan qui n'est employé par les Turcs que pour désigner des marchés ouverts. Avec ses soixante-sept rues, ses dix-huit portes, ses cinq mosquées, ses sept fontaines, sur près de trente hectares, le Kapaliçarci reste le plus grand marché couvert du monde.
Durant des siècles, le grand bazar concentra l'essentiel de l'activité économique, mais aussi financière d'Istanbul, les joailliers jouant fréquemment le rôle de prêteurs et de banquiers. Même si son importance relative a bien diminué aujourd'hui, les bazaris forment toujours une caste soudée et très influente tant sur le plan économique que politique. Nombre d'entre eux adhèrent, bien que non officiellement, au courant spirituel qui se réfère à l'enseignement du soufi Naqshband. A l'époque ottomane, il n'était pas rare de croiser, flânant dans les allées du bazar, écoutant les conversations des commerçants et des chalands, un homme en guenilles agitant sa sébile qui n'était autre que le sultan en personne qui captait ainsi les échos de l'opinion de son peuple.

Promenade
« Dieu aime celui qui se livre au commerce » est l'inscription qui figure, en caractères ottomans, sur le fronton de la porte Nuruosmaniye – « Lumière d'Osman » – qui est, avec la porte de Beyazit, l'une des deux entrées principales du grand bazar. Même s'ils vous interpellent pour attirer votre attention sur leur boutique, les commerçants du grand bazar ne sont jamais agressifs et, s'ils vous offrent le thé – apporté par l'un de ces jeunes gens qui se frayent avec dextérité un passage dans la foule avec leur plateau suspendu à trois chaînes –, c'est une tradition d'hospitalité qu'ils respectent et non une manière de vous contraindre à l'achat. Si l'on n’hésite pas à se perdre dans le dédale des ruelles, à quitter les allées les plus fréquentées par les touristes en quête de souvenirs, on peut toujours retrouver une partie de l'atmosphère qui fascina tant les voyageurs du siècle dernier. Il faut, naturellement, aller découvrir le « vieux bazar », l'Iç bedesten, passer devant les vitrines ruisselantes d'or de Kalpakcilar Caddesi, entrer, pour le plaisir, dans l'antre d'un marchand de tapis de Sahaflar Caddesi ; s'arrêter pour savourer un café turc – sade (sans sucre) ou þekerli (sucré), selon votre goût – dans un ancien han. Vous ne pourrez épuiser les ressources des quatre mille échoppes du grand bazar, mais surtout, n'oubliez pas de lever les yeux pour admirer l'architecture des voûtes de briques, cherchez les élégantes fontaines, découvrez les portails sculptés des petites mosquées et oratoires qui émaillent les différents quartiers de ce lieu unique au monde.
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