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Konya
Le premier sultanat turc
La Lycaonie
Au centre de l'Anatolie, au sud de la Cappadoce, la région située autour de Konya portait dans l'Antiquité le nom de Lycaonie. Les fouilles effectuées sur le site de çatal Höyük attestent que cette contrée fut l'un des berceaux les plus anciens de la civilisation néolithique. Au centre de la cité de Konya, la colline d'Alaedin Tepesi a révélé la présence d'un établissement chalcolithique remontant au IVe millénaire av. J.-C. Cette petite agglomération, alors nommée Ikkuwaniya, fit ensuite partie de l'empire de Hittites au IIe millénaire avant notre ère, mais il semble qu'elle ne devînt une véritable ville qu'à l'époque où elle appartint, sous le règne du célèbre roi Midas, au royaume phrygien, alors à son apogée. La légende phrygienne du déluge en fait la première ville à avoir émergé des eaux lors de la décrue. Cité ceinte de murs, elle faisait partie de l'Empire perse lorsque Xénophon, au cours de l'expédition des Dix-Mille, décrivit Iconium comme « la dernière ville de Phrygie ». Conquise par Alexandre, occupée un temps par les Galates, annexée par le royaume de Pergame puis intégrée dans l'Empire romain, elle devint Claudiconium. Saint Paul et saint Barnabé y prêchèrent en 47, dans la synagogue. Colonia Aelia Hadriana Augusta Iconiensium devint enfin le siège d'un évêché byzantin. Malgré sa proximité avec les terres conquises par les musulmans qui venaient parfois effectuer des razzias dans la région, Konya continua, jusqu'au XIe siècle, à prospérer sur la route reliant Constantinople à Antioche.

Le sultanat de Roum
Tribu turque qui s'était imposée en Perse en 1051, les Seldjoukides remportèrent à Mantzikert, en 1071, une victoire décisive sur l'Empire byzantin. Elle leur permit de s'emparer de tout le centre de l'Anatolie et de coloniser la région de Konya. Le « pays des Romains », le pays de Roum, s'imposa comme un sultanat pratiquement indépendant dont Konya devint, en 1087, la capitale. Dans cet Etat enrichi par le commerce caravanier que favorisait un réseau très complet de caravansérails, la ville connut une période de grande prospérité qui fit d'elle l'une des plus brillantes cités de son époque.

Un joyau de l'architecture seldjoukide
Dirigeants éclairés, protecteurs des arts et grands bâtisseurs, les sultans firent de leur capitale un joyau de l'architecture seldjoukide. Kaykubat Ier Alaedin (1219-1236) fit restructurer la ville selon le plan de la « cité idéale » de Bagdad et, en 1121, construire des murailles circulaires, réalisées en pierre finement taillée, ponctuées de 144 tours et décorées de colonnes antiques, de hauts et bas reliefs représentant des éléphants, des cerfs et des dragons. La colline centrale portait le palais du sultan, aujourd'hui disparu, et la mosquée Alaedin qui renferme toujours un admirable minbar en bois sculpté. Avec son splendide portail décoré de stalactites de marbre et dont l'intérieur est enrichi de remarquables faïences émaillées, la grande medersa Büyük Karatay témoigne de l'excellence atteinte par l'art lapidaire seldjoukide, tandis que la « medersa au minaret élancé » – Ince Minare Medrese – présente des motifs sculptés issus de l'ancestrale tradition chamanique des Turcs.

Mevlana
Originaire de Balkh, Jalâleddin Rûmi arriva à Konya avec son père Bahaeddin Valad en 1228, dont il prit, en 1240, la succession comme enseignant dans la medersa d'Alaedin. Fortement tourné vers le mysticisme dans la lignée des grands soufis persans, Bistâmi, al Ghazâli et Sorawardi, il fut profondément marqué, en 1244, par la rencontre avec le derviche iranien Sham Tabriz, assassiné quelques années plus tard. Poète, son chef-d'œuvre est le Mesnevi, « le chant du roseau » où il compare l'âme du saint au roseau qui, séparé de sa roselière, efface par la douleur et par l'extase, la frontière entre la vie humaine et l'accès au divin. Surnommé « Mevlana », honoré de nombreux disciples, il fonda une confrérie inspirée mais éloignée de l'islam dont les membres recherchent l'union avec le divin par l'ivresse que procurent la musique et la danse. Plus connus sous le nom de derviches tourneurs, les Mevlevi furent organisés en ordre par son fils Veled Sultan et réunis à Konya dans un couvent, un tekke, édifié autour du cénotaphe du maître. Bien qu'aujourd'hui devenu musée, le tekke de Mevlana demeure un lieu de haute spiritualité qui appelle au recueillement.
Quand Shams disparut, Mevlana écrivit :
« Neige j’étais,
à tes rayons je fondis ;
la terre me but ;
brouillard d’esprit,
je remonte vers ta lumière. »
Pour visiter Konya avec Clio
TR 31 - 14 jours

Des côtes de l’Egée aux hautes terres de la Cappadoce, le territoire de l'actuelle Turquie a vu se succéder plusieurs grandes civilisations dont chacune a marqué de son empreinte les littoraux ensoleillés ... Découvrir ce voyage
 

 
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