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Le monastère de Drepung
La cité des Bonnets Jaunes
Le tas de riz
Le « tas de riz », telle est la traduction du nom tibétain – Bras-spungs dGon-pa – du monastère de Drepung, situé à quelques kilomètres de Lhassa, au pied du mont Gephel, au creux d'un vallon encadré de collines, qui fut certainement, au XVIe siècle, le plus grand établissement monastique du monde, avec plus de dix mille moines à l'époque de son apogée. Occupant une superficie de 25 hectares, il possédait alors 141 exploitations agricoles et 540 terres de pâturage ! Le grand maître Tsongkhapa l'avait prophétisé, s'adressant à son disciple Jamyang Chöje, lui présentant un coquillage blanc provenant du trésor du monastère de Ganden : « Tu fonderas un splendide monastère et ce rejeton deviendra encore plus grand que sa mère. »

Tsongkhapa et les Bonnets-Jaunes
Introduit au IVe siècle, le bouddhisme prit progressivement une forme spécifique au Tibet à partir du VIIe siècle, à l'époque où l'Inde voyait triompher l'école du Vajrayana, la voie du « foudre-diamant », imprégnée des doctrines tantriques. Du VIIIe siècle – sous l'influence de la prédication de Padmasambhava qui triompha, au cours d'une épreuve de magie, des prêtres de la religion traditionnelle Bon-Pô – au XIe siècle quand Atisha introduisit la « roue du temps » et désigna le Vajrayana comme le véhicule supérieur, le bouddhisme tibétain acquit toute son originalité. Mais le tantrisme est une voie difficile et qui prête facilement aux débordements et, au XVe siècle, Tsongkhapa fonda une nouvelle école qui prônait le retour à une tradition stricte et austère, imposant le célibat des moines, prohibant la viande et l'alcool et contrôlant sévèrement les pratiques tantriques et magiques. Il imposa également le port de la robe jaune et du bonnet de la même couleur et c'est ainsi que l'école de Gelugpa –  « Modèle de vertu » – est communément appelée école des « Bonnets-Jaunes », par opposition à l'école Karmapa, les « Bonnets-Rouges ».

L'opulent monastère
Jamyang Choje fonda le monastère de Drepung en 1416. Issu d'une famille influente, il put, grâce aux dons de riches amis de sa famille, construire le temple principal en moins de deux ans et attirer déjà deux mille moines. A cette époque, s'était imposée au Tibet la tradition de voir dans les lamas les plus sages et puissants, l'incarnation d'Avalokiteshvara, le bodhisattva de la compassion universelle. Lorsque le premier d'entre eux, l'abbé du monastère de Tashilhunpo au Tibet central vint à mourir en 1475, ce fut l'abbé de Drepung, Gendun Gyatso, qui fut considéré comme son successeur. En 1518, il fit construire au cœur du monastère son palais, le Ganden Phodrang et sept collèges – tratsang – destinés à donner aux moines une formation du plus haut niveau dans tous les domaines. On y enseignait les arcanes du tantrisme, la médecine, les vies antérieures du Bouddha... Le Loseling Tratsang, le collège de logique, immense avec son hall d'assemblée aux cent colonnes, est presque aussi impressionnant que le Tshomchen, qui, reconstruit en 1735, couvre une superficie de 4 500 mètres carrés, et dont le toit repose sur 183 piliers sculptés.

Le dalaï-Lama
L'influence politique de l'école Gelugpa était devenue prépondérante au Tibet et, en 1578, Sodnam Gyamtso, troisième dans la lignée de réincarnations, reçut lors d'une visite auprès du chef mongol Altan Khan, le titre de « lama à la sagesse aussi vaste que l'océan » : Ta-le lama ou dalaï-lama. Cependant, les Tibétains l'appelaient plus souvent Rgyal-ba Rin-po-che, « Précieux conquérant » ou tulku – « lama réincarné » – de Drepung. En 1642, avec l'aide de la Mongolie, le cinquième dalaï-lama fut reconnu comme le souverain temporel du Tibet et, trois ans plus tard, il s'installait à Lhassa dans le palais du Potala, mais sa résidence officielle resta à Drepung.

Drepung aujourd'hui
Malgré le départ du dalaï-lama en Inde en 1959, nombreux furent, parmi les moines qui n'optèrent pas pour l'exil, ceux qui retournèrent à la vie civile. Cependant, il reste encore aujourd'hui six cents moines à Drepung et le monastère détient toujours une remarquable collection de précieuses sculptures bouddhistes qui comptent parmi les chefs-d'œuvre de l'art tibétain. Il abrite aussi de remarquables tanka et des peintures murales, exécutées au fil des siècles par les moines, qui évoquent les cent huit vies du Bouddha.
Pour découvrir le monastère de Drepung avec Clio
TN 40 - 14 jours

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