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Le Crac des Chevaliers
Le joyau de la Syrie
Existe-t-il forteresse plus impressionnante, symbole plus parfait de la puissance immobile, que le crac des Chevaliers qui, pratiquement intacte, garde dans le silence du désert le souvenir du fracas des armes, des assauts des Hospitaliers contre les armées mobiles de Saladin, des chants de victoire et de l’amertume des défaites ?

Les Hospitaliers
Combattant redoutable, Tancrède de Hauteville, petit-fils du baron normand Robert Guiscard, fut l’un des acteurs majeurs de la première croisade. Ecarté du trône de Jérusalem, à la tête de la puissante principauté d’Antioche, il entreprit de conquérir, en 1110, les terres comprises entre Tortose et Homs sur lesquelles se trouvait une petite forteresse musulmane contrôlant la passe d’Homs, point de passage obligé entre la plaine de Syrie creuse et la mer. Un dizaine d’années plus tard, l’ordre religieux des Hospitaliers de Jérusalem, qui avait été fondé à l’origine par des marchands italiens d’Amalfi pour soigner les pèlerins, prit, sous l’impulsion de Raymond du Puy, une nouvelle expansion en adjoignant à sa fonction hospitalière, la défense armée de la Terre Sainte. Ils reçurent en dotation cette forteresse d’Hisn al-Akrad. En quelques années, il transformèrent cette petite place forte en le plus formidable édifice défensif qui ait jamais été construit au Proche-Orient.

Une forteresse imprenable
Archétype de l’architecture militaire des croisés, le crac des Chevaliers se démarquait aussi largement des châteaux-forts traditionnels de l’Occident qui n’étaient guère encore à cette époque que les modestes mottes féodales aux remparts de terre et de bois, que des fortifications byzantines de pierre et briques alternées. S’inspirant des techniques de construction en pierre des citadelles musulmane, les Hospitaliers révolutionnèrent l’art de la forteresse. Deux enceintes concentriques, avec courtines renforcées de tours couronnées de terrasses permettant les tirs de flanquement, imposant glacis maçonnés protégés par de profonds fossés, entrée en chicane interdisant l’usage du bélier, immense berqil permettant d’assurer les réserves d’eau pour des mois, voire des années, de gigantesques écuries, de profondes réserves de grain et de fourrage : le crac des Chevaliers était imprenable et ne fut jamais pris par la force.

Les moines-chevaliers
Même s’il pouvait accueillir une garnison de deux mille hommes, en période normale, le crac n’abritait que quelques dizaines de chevaliers qui occupaient de simples cellules monastiques, se réunissaient sous l’autorité du Maître dans la grand salle d’arme du donjon ou dans la merveilleuse petite chapelle gothique du chapitre. Mais aucune armée ennemie ne pouvait s’aventurer au-delà de la forteresse d’où pouvaient surgir à chaque instant les terribles moines-chevaliers, bardés de fer sur leurs lourds chevaux caparaçonnés, capables de défaire à un contre cent, les troupes les plus aguerries.
“ Une arête plantée dans la gorge de l’infidèle “... tel était le crac des Chevaliers et ce ne fut que par la ruse que le sultan mamlouk Baybars put s’en emparer en 1271, alors que les Etats latins de Terre Sainte étaient en pleine déliquescence et que seuls les ordres militaires des Hospitaliers, des Templiers et des Teutoniques pouvaient encore opposer une résistance aux forces musulmanes.
 

 
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