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La mosquée des Omeyyades
Un haut lieu à travers l'Histoire
Un lieu de tout temps sacré

Les origines de Damas restent encore obscures, mais on sait que l'oasis de la Ghouta, irriguée par la rivière Barada au pied de l'Anti-Liban, fut occupée très tôt. Selon les textes égyptiens de Tell el Amarna, la ville de Dimashka était occupée alors par les Araméens. En son centre s'élevait un temple dédié à Ramman/Haddad, dieu de l'Orage. Très vénéré, il servit certainement de modèle au nouveau temple de Jérusalem édifié par Salomon (I Rois 16, 10-11). Il ne reste pratiquement plus de vestiges de ce temple originel, mais on en retrouva cependant en 1949 des éléments de fondation et un orthostate figurant un sphinx ailé et barbu de style assyrien. Lorsque, mille ans plus tard, les Romains conquirent la Syrie, ils firent reconstruire le sanctuaire qu'ils dédièrent, selon leur pratique syncrétique habituelle, à Jupiter damascène, temple qui fut construit selon l'ordonnancement classique syrien où le sanctuaire était entouré d'un harram – un temenos – à pilastre dont le tracé était, peu ou prou, celui de l'enceinte actuelle de la mosquée. Au cœur de la ville, le temple, l'un des plus grands de l'Empire, était entouré d'un vaste marché à colonnades prolongées de propylées. A l'époque byzantine, le temple fut sommairement transformé en église dédiée à saint Jean Baptiste le Précurseur, puis, vers 379, sous l'empereur Théodose, l'édifice fut remplacé par une petite basilique à trois nefs à laquelle fut adjoint, au Ve siècle, un transept à colonnades, réutilisant les colonnes du marché.


De l'église à la mosquée

En septembre 635, après le retrait des troupes byzantines d'Héraclius, la ville de Damas ouvrit ses portes aux conquérants musulmans. Vingt-cinq ans plus tard, le gouverneur de Syrie, Moawiyya ibn abu Sufyan, se proclama calife et inaugura le califat omeyyade. La cohabitation entre les chrétiens et les conquérants musulmans s'organisa à ce moment, pratiquement sans heurts et, dans un premier temps, l'église de Saint-Jean-le-Baptiste vit les pratiquants des deux confessions prier côte à côte. En 664, Moawiyya la « racheta », en échange de la construction d'hypothétiques nouvelles églises dans la ville, mettant fin à la période de cohabitation tranquille entre les deux communautés. Dans un premier temps furent édifiés des minarets sur les fondations des tours romaines, puis la basilique fut rasée lorsque le calife al Walid Ier décida de faire édifier une nouvelle mosquée à l'aune du nouvel empire, si grande et si belle que « personne n'en a jamais construit ni n'en construira plus jamais »...


Une nouvelle conception de la mosquée

Al Walid ne lésina pas sur les moyens, il dépensa, dit-on, 5 600 000 pièces d'or. Il fit certainement appel à des architectes et des artistes byzantins et l'édifice se démarqua radicalement des mosquées précédentes de Médine ou de La Mecque, avec sa vaste cour entourée d'élégantes colonnades et sa salle de prière aux travées parallèles au mur de la qibla, couvertes d'un dôme octogonal, en bois à l'origine. Le plan et la disposition servit ensuite de prototype à de nombreuses et prestigieuses mosquées telles que celles d'Alep ou de Cordoue, la mosquée al Azhar du Caire ou la mosquée du Shah à Ispahan. Mais la magnificence de la mosquée des Omeyyades résidait, plus encore que dans son architecture, dans son décor de mosaïques.


Une image du paradis

Toutes les parties hautes de la salle de prière et du harram, ainsi que l'énigmatique édifice qui s'élève dans la cour – le « trésor » – étaient couverts de 4 500 mètres carrés de mosaïques de verre à fond d'or. Même si elles ont payé un lourd tribut aux ravages de Tamerlan, au séisme de 1759 et à l'incendie de 1893, elles restent aujourd'hui, grâce à une soigneuse restauration, un sujet d'émerveillement. Dans un décor foisonnant de feuilles d'acanthe, de vases jaillissants, de cornes d'abondance, sur un fond d'arbres représentés avec réalisme, s'écoule la rivière Barada, se dressent des palais, se nichent des villages, s'étend un hippodrome...


Un lieu de dévotion

Premier chef-d'œuvre architectural du monde islamique, la mosquée de Damas reste aussi un important lieu de dévotion. Les fidèles chrétiens comme musulmans, viennent y révérer la tête de saint Jean-Baptiste, « ibn Yaya » pour les musulmans, conservée dans une chasse dans la salle de prière, tandis que de nombreux pèlerins, chi'ites surtout, se rendent dans un petit mausolée qui abrite les reliques d'Husayn, le petit-fils du Prophète...
 

 
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