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Méroé
L'Egypte au cœur de l'Afrique
L'Egypte et l'Afrique
La civilisation égyptienne est si originale et si fascinante que l'on oublie souvent qu'une partie non négligeable de sa civilisation plonge ses racines en Afrique. Quand, à partir du Ve millénaire avant notre ère, la désertification gagna le Nord de l'Afrique, les hommes se réfugièrent dans les oasis et, en particulier, dans cette immense oasis linéaire qu'est la vallée du Nil. La civilisation égyptienne est certainement née des influences réciproques de la culture néolithique de tradition capsienne, du Nord de l'Afrique, des contacts avec les peuples du Proche-Orient – on voit en effet apparaître la culture de plantes de cette origine – mais aussi de cette brillante culture soudanaise que les archéologues appellent « Early Khartoum ». Mais, au IIIe millénaire, le climat devint encore plus sec et, entre la deuxième et la troisième cataracte, le Nil ne coulait plus qu'à travers un véritable désert. Le destin des régions soudanaises et égyptiennes connut dès lors une solution de continuité. Le « royaume de Koush » se développa indépendamment et résista durant mille ans aux tentatives hégémoniques des pharaons. Ce fut à Thoutmosis III qu'il revint de l'intégrer dans le domaine égyptien vers le sud, jusqu'aux abords de la quatrième cataracte, avec pour conséquence la pénétration des cultes égyptiens au Soudan et l'entrée en Egypte des produits de l'Afrique noire. La ville de Napata, la métropole religieuse du Gebel Barkal, connut alors un important développement : là s'échangeaient les précieux produits venus de l'Afrique noire à destination de l'Egypte.

De Napata à Méroé
Quant l'Egypte s'affaiblit sous les derniers Ramessides, un royaume indépendant se constitua autour de Napata dont la puissance s'accrut au point de permettre au roi Piankhy d'entreprendre la conquête de l’Egypte vers 730 av. J.-C., et d'y installer la XXVe dynastie dite « éthiopienne ». Sous le règne du « pharaon noir » Taharqa, on vit apparaître les prémices d'une culture originale, où se mêlent influences africaines et égyptiennes, qui, lorsque les souverains de Napata se réfugièrent au-delà de la sixième cataracte sous la pression de Psammétique II en 591, s'épanouit à Méroé.

Une culture africaine qui rêve de l'Egypte
Méroé devint alors le centre d'une culture autonome, ainsi qu'en témoigne l'apparition de l'alphabet méroïtique qui se substitue aux hiéroglyphes égyptiens. Les fondements de l'économie se transformèrent profondément. Important lieu d'échange, au point de convergence des voies caravanières venues d'Afrique noire – Erythrée et Tchad – et de la mer Rouge, Méroé vit se développer, pour la première fois dans cette région d'Afrique, une importante métallurgie du fer. Riches et autonomes, à l'écart des ambitions des conquérants, les souverains s'ancrèrent dans une tradition qui fondait leur pouvoir sur l'exemple de l'Egypte classique, voire archaïque, mais qui reprit progressivement ses couleurs indigènes comme en témoigne, par exemple, le temple de Mussawarat, consacré au dieu-lion Apedemak. S'il ne reste que peu de vestiges visibles sur le vaste site de la capitale, il n'en est pas de même des sépultures royales et aristocratiques : l'inspiration égyptienne éclate dans les extraordinaires ensembles de pyramides aux pentes aiguës qui marquent les sépultures des souverains méroïtiques. Vision hors du temps, spectacle saisissant que celui de ces 184 pyramides aux flancs lisses ou en gradins étagés, bâties de grès jaune-rosé en harmonie avec la couleur des dunes environnantes, précédées d'une chambre funéraire, parfois décorée de bas-reliefs et d'un pylône aux rigides lignes verticales !

La fin de Méroé
Si les relations du royaume avec l'empire des Ptolémée furent paisibles, il n'en fut pas de même face à la volonté conquérante des Romains et il fallut toute l'énergie de souveraines telles qu'Amanishakhete, la reine Candace de la légende, pour contenir les Romains. Isolé, affaibli, Méroé devint la proie des incursions toujours plus fréquentes des pillards nomades Noubas ou Blemmyes. La capitale finit par être abandonnée et ce fut sans difficulté que le souverain axoumite d'Ethiopie, Ezana, put conquérir le pays vers 330 de notre ère.
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