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Le Djebel Barkal
Le siège d'Amon
La Nubie, ou l’Egypte africaine
Pour les Egyptiens anciens, la Nubie était le pays de la vallée du Nil au-delà de la première cataracte. La région entre les deux premières cataractes entra dans l’orbite égyptienne dès l’Ancien Empire, sous le règne du pharaon Snéfrou. Au-delà de la seconde cataracte, s'étendait le mystérieux pays de Ouaouat qui était, en fait, le domaine d'une civilisation déjà brillante qui rayonnait autour du royaume de Kerma. Quand Sésostris Ier, en ~1915 avant J.-C., s'appropria cette région, il nomma les terres situées plus en amont sur le Nil, « le pays de Coush ».
Lorsque les envahisseurs Hyksos s'emparèrent du Nord de l'Egypte, les Couchites razzièrent Thèbes, mais, quand il eut chassé les Hyksos, Aménophis Ier porta ses armes vers le sud et s'empara de Kerma qui devint une province égyptienne. Thoutmosis Ier étendit ensuite la domination égyptienne jusqu'à la quatrième cataracte.

Le royaume de Napata
Invasions, révoltes, luttes d'influence eurent raison de l'unité égyptienne et, au IXe siècle av. J.-C., le pays de Couch prit son autonomie sous l'autorité de princes fortement égyptianisés, appuyés par le clergé local d'Amon.
Ils établirent leur capitale à Napata, au pied de la montagne sacrée du Djebel Barkal. Kachta, Piankhy puis Chabaka mirent fin au pouvoir des pharaons d'origine libyenne et, en ~715, achevèrent la reconquête de l'Egypte. Chabaka s'installa à Memphis et fonda la XXVe dynastie, dite improprement « éthiopienne ». Le plus puissant de ces « pharaons noirs » fut certainement Taharqa, mais il se heurta à la formidable puissance guerrière des Assyriens qui finirent, malgré une résistance acharnée, par s'emparer de l'Egypte.
Le neveu de Taharqa qui lui succéda, Tanouétamani, dut se replier dans son royaume, mais il inaugura une ère de paix et de prospérité qui allait durer plus de mille ans, autour de Napata d'abord puis, à partir de la fin du IVe siècle av. J.-C., à Méroé.

L'Olympe des Nubiens
Que l'on ait, au pas lent des chameaux ou des ânes, suivi la grande « piste des quarante jours » et traversé le désert libyen depuis l'oasis égyptienne de Siwah, que l'on ait longé le cours du Nil depuis les cataractes supérieures ou que l'on vienne du désert de la Bayuda, on ne pouvait qu'être impressionné par la vue soudaine du roc du Djebel Barkal, fièrement dressé au-dessus de la plaine, falaise de grès ocre flanquée d'un piton rocheux qui évoque la forme d'un cobra dressé, l'Ureus des Egyptiens. Depuis la nuit des temps, le lieu fut considéré comme sacré et appelé la « Montagne pure ». Thoutmosis III ne s'y trompa pas qui y vit le siège de la divinité d'Amon, d'autant plus facilement que les Nubiens y adoraient, depuis l'époque de Kerma, une divinité criomorphe. Du premier temple qu'il y fit édifier et qui fut ensuite considérablement agrandi par Toutankhamon puis par les Ramsès, il ne reste que quelques traces. En effet, c'est à Piânkhy que l'on doit le grand complexe de temples d'Amon qui se voulaient une réplique de ceux de Karnak, dont on voit les impressionnants vestiges aujourd'hui.

Amon, protecteur de Pharaon
Le complexe du Djebel Barkal comprend deux temples dédiés à l'Amon de Napata et à l'Amon de Thèbes, assurant respectivement la royauté sur les deux Egypte et sur les terres extérieures. Ils sont orientés selon un axe est-ouest symbolique, c'est-à-dire perpendiculaire au Nil. Le grand temple, tel qu'il fut achevé sous Taharqa, était précédé d'une allée de sphinx-béliers et présentait, sur une enfilade de 150 mètres, pylône, cour péristyle, salles hypostyles et sanctuaire entouré de salles latérales, comme à Thèbes. Le second temple, plus petit, reprenait la même disposition. Mais Amon n'était pas le seul dieu honoré à Napata. Au nord des temples furent aussi édifiés des sanctuaires dédiés à Osiris et aux pharaons défunts. Un spéos fut également creusé dans le roc pour abriter le sanctuaire « de la naissance » dédié à Mout, décoré d'effigies du dieu Bès, qui protège la parturiente et dont la cour hypostyle était ornée de colonnes à chapiteaux hathoriques, dont deux sont toujours en place.

Les pyramides
A l'ouest de la montagne, se dresse, dans le désert, une dizaine d'étonnantes pyramides au profil aigu, sépultures royales qui restent mystérieuses pour les archéologues. En effet, non loin de Napata, se trouvent la nécropole royale d'el Kourou où reposaient, dans des hypogées, les restes mortels de Piânkhy, Tanouétamani et des autres « pharaons noirs » et celle de Nouri où, dans des chambres funéraires décorées de bas-reliefs et de hiéroglyphes égyptiens et surmontées de pyramides, furent inhumés Taharqa, vingt-six autres rois et cinquante-trois reines de la période de l'apogée de Napata.
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