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Monreale et le palais des Normands de Palerme
Les Normands en Sicile
Le goût de l'aventure
Après que Rollon eut reçu en partage la Normandie, en 911, par le traité de Saint-Clair-sur-Epte, le duché se structura et adopta les institutions féodales. Mais, cependant, certains jeunes seigneurs rêvaient encore des aventures qui avaient mené leurs ancêtres sur les mers : ils n'avaient plus leur place dans le nouveau duché policé. Au début du XIe siècle, un champ s'ouvrait cependant pour leurs aventures en Italie du Sud. La Sicile, qui avait été reconquise par le général Bélisaire sur les Ostrogoths en 535 puis administrée par Byzance, tomba aux mains des Arabes en 965, qui en transférèrent la capitale de Syracuse à Palerme. Le jeune Robert Guiscard, de la famille des Hauteville, quitta le Cotentin pour partir, avec son frère Roger, à la conquête de la Calabre qu'il érigea en duché en 1057 puis, dès 1060, entreprit de s'emparer de la Sicile, avec la bénédiction des souverains occidentaux en cette période de pleine effervescence qui précédait la première croisade. Vingt années s'écouleront avant qu'il ne contrôlât toute la Sicile. Robert Guiscard trouva la mort en 1085, au cours d'une expédition dont le but était de s'emparer du trône de l'empereur byzantin !

Palerme, capitale « normande »
L'ère normande dura jusqu'en 1194, quand la Sicile tomba dans l'escarcelle des Hohenstaufen en la personne de Frédéric II, empereur romain germanique. On considère généralement que cette période marque l'un des apogées de cette Sicile ouverte et accueillante où Grecs, Arabes, Juifs, Italiens et Normands vivaient, selon la légende dorée, « en bonne harmonie ».
A l'emplacement d'une ancienne forteresse byzantine, les émirs « sarrasins » avaient fait aménager un qasr qu'ils occupèrent quelque temps avant de le délaisser. Les ducs normands choisirent cette ancienne place forte pour en faire leur palais. Bien que l'édifice ait été profondément remanié à la Renaissance, il conserve des éléments qui montrent avec éclat la vigueur de cet art syncrétique « arabo-normand ». Si les architectes employèrent des techniques originales de source normande pour les fondations et la fortification des murailles, les formes architecturales mêlent l'art roman occidental à de nombreux emprunts à l'héritage byzantin, et la décoration était un subtil mélange entre les techniques des fresques et mosaïques byzantines et les motifs en arabesques. La tour des Joyaux est un remarquable exemple de ce mélange de styles qui atteint des sommets dans la chapelle palatine que Roger II fit construire en 1130. Son curieux plan mêle la structure en croix centrée byzantine avec une nef longitudinale romane, soutenue par des colonnes de style composite. Sa décoration de mosaïques à fond d'or compte parmi les plus éblouissantes de l'art médiéval, tant par sa finesse et sa beauté que par la richesse de son iconographie. Quant aux jardins qui l'entouraient, ils étaient de la plus belle facture andalouse...

Monreale
Même si les seigneurs normands avaient adopté un mode de vie « oriental », ils restaient de fervents chrétiens et, en 1174, Guillaume II choisit les hauteurs dominant la vallée de la Conca d’oro et la plaine de Palerme, pour y faire construire une abbaye pour les Bénédictins, qu'il dota richement. Si puissante était-elle qu'elle fut rapidement élevée au rang de siège épiscopal. Si une grande partie des bâtiments monastiques fut détruite par un incendie en 1811, la cathédrale et le cloître qui ont subsisté intacts suffisent à en faire l'un des plus beaux complexes d'Italie du Sud. La cathédrale, de facture occidentale, fut décorée par les plus remarquables mosaïstes byzantins qui surent cependant adapter leur virtuosité technique au génie de cet art arabo-normand et aux exigences du canon latin : scènes de l'Ancien Testament, vie de saints, Christ pantocrator et scènes de la vie de Jésus... Quel contraste entre cette profusion et l'élégante sobriété du cloître dont les subtiles colonnes aux chapiteaux historiés semblent emprunter leur grâce et leur légèreté à l'univers végétal !
Si Palerme continua à briller de tous ses feux sous le règne de Frédéric II, l'avènement en Sicile de la maison d'Anjou ni celle des Aragonais ou des Bourbons de Naples ne purent rendre toute sa gloire à la capitale normande.
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