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Studenica
La perle des monastères orthodoxes de Serbie
La naissance de la Serbie
Toute la région comprise entre Adriatique et Danube était occupée par une mosaïque de peuples d'origines diverses, dont la composante dominante était celle des Illyriens lorsqu'après trois siècles de pression constante, les Romains réussirent à imposer leur domination en l'an 29 sur le territoire de la Serbie actuelle. Dès le règne de Constantin, puis, plus encore, sous l'Empire byzantin, l'Illyrie devint largement chrétienne, mais l'arrivée des Goths, Huns, Avars et autres Bulgares la fit renouer avec le paganisme. En cette période de grands mouvements migratoires, cette zone des Balkans vit s'installer, dès le VIe siècle, de nombreux clans épars de Slaves sur lesquels les Byzantins s'appuyèrent peu ou prou pour repousser Avars et Bulgares. S'établit alors une vague relation de vassalité, les principautés slaves jouant le rôle de tampon entre les terres d'Empire et les peuples semi-nomades des plaines du Nord. Ce fut au IXe siècle qu'apparut la première organisation étatique quand le župan Vlastimir – le « grand chef » du clan Serbe – se proclama roi. Bien qu'allié inconstant de Byzance, le royaume serbe fut profondément influencé par le monde byzantin.

L'intégration dans le monde orthodoxe
Sur la trace des premiers missionnaires envoyés par Byzance dès le VIIe siècle pour contrer l'influence du clergé franc, l'empereur Michel III et le patriarche Photius convainquirent les deux frères Methode et Constantin – ce dernier plus connu sous son nom monastique de Cyrille – de se rendre en terre slave où ils jouèrent un rôle capital dans l'évangélisation de ces peuples en traduisant la liturgie en slavon et en inventant un alphabet – le glagolitique – pour transcrire les Evangiles. Dès lors, la Serbie allait s'inscrire en profondeur dans l'Eglise d'Orient.

L'âge d'or des monastères
En 1168, Stefan Nemanja fonda la dynastie Nemanjić qui allait assurer, durant plus de deux siècles, la stabilité du royaume serbe, fondée sur une étroite alliance entre l'Etat et l'Eglise. En 1196, il abdiqua et son fils Stefan Prvovenčani fut reconnu par le pape Honorius III « roi de Serbie, Dalmatie et Bosnie ». Peu avant son abdication, le souverain avait fondé un monastère, dans une large clairière sur les flancs du mont Golija, non loin de la rivière Studenica. C'est là qu'il se retira et prit le nom monastique de Syméon, avant de gagner les solitudes du mont Athos où il fonda le monastère de Hilandar. La dynastie Nemanjić était alors l'un des piliers de l'Eglise orthodoxe et même son conservatoire lorsque Constantinople tomba, en 1204, aux mains des croisés latins et que l'Eglise orthodoxe serbe devint autocéphale. Le pays vit alors se multiplier les monastères, tous plus riches les uns que les autres, mais la primauté est restée à celui fondé par Stefan Nemanja.

Studenica
Sis au cœur d'un paysage agreste de plaisantes collines peuplées de chênes, tilleuls, ormes, frênes et hêtres, agrémentés de poiriers sauvages et de quelques pins, le monastère de Studenica s'organise dans une enceinte circulaire, autour de l'église de la Vierge, toute revêtue d'un marbre blanc qui a acquis avec les siècles une belle patine dorée. Son architecture simple – une nef couverte d'une coupole, une abside triple, un narthex et un exonarthex ajoutés postérieurement – offre la simplicité d'un édifice roman rehaussé d'éléments empruntés à l'architecture byzantine. Tout comme la petite église Saint-Nicolas qui lui fut adjointe au XIIIe siècle et l'église « du Roi Milutin » au début du XIVe, elle est un véritable conservatoire de la peinture byzantine de cette période et l'on admire toujours, dans l'abside, une remarquable crucifixion sur fond bleu étoilé datant de 1209. Les fresques de l'église du Roi, signées Michael et Eutychios, figurant le cycle marial, comptent parmi les chefs-d'œuvre de l'art serbe, d'une technique achevée, magnifiant la subtilité d'un détail comparable à celui des icônes par un rendu du relief et des formes grâce à l'ajout, à sec, de glacis rehaussant les ombres et les lumières. Devenu la nécropole dynastique des Nemanjic après que les reliques de Syméon, canonisé par l'Eglise orthodoxe, y eurent été transférées, des bâtiments monastiques – cellules des moines et réfectoire – disposés en fer à cheval le long de la muraille, ajoutèrent encore au charme prenant du lieu, tandis que se multipliaient dans les collines environnantes ermitages et petites chapelles votives.
En 1389, les Serbes furent vaincus par les Ottomans, alors en pleine expansion, mais, si le trésor de Studenica fut pillé, les bâtiments restèrent intacts et les fresques furent respectées et même restaurées en 1569...
Pour visiter Studenica avec Clio
SER 90 - 10 jours

La Serbie est le pays de l’ample Danube aux eaux tumultueuses, des vallées verdoyantes tandis que le Monténégro lui oppose les reliefs arides de ses montagnes brûlées de soleil, le caractère oriental ... Découvrir ce voyage
 

 
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