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Yaroslavl
comptoir de la Volga
La plus ancienne ville de la Volga
Bien situé au confluent de la Volga et de la Kotorosl, le site de Yaroslavl fut dès le IXe siècle un relais important du commerce scandinave sur la route de la Volga. Les archéologues ont en effet découvert des tertres funéraires de cette époque qui ont livré des inscriptions runiques, des glaives vikings et des centaines de monnaies arabes... Iaroslav le Sage, qui devint ensuite Grand Prince de Kiev, n'était encore que prince de Novgorod lorsqu'il fonda officiellement la ville de Yaroslavl en 1010, pour être un avant poste militaire face à la menace des Petchénègues et un comptoir commercial sur la Volga. Yaroslavl est, à ce titre, la plus ancienne des cités qui composent le célèbre "Anneau d’or", la douzaine de villes formant, au nord-est de Moscou, un circuit de plus de sept cents kilomètres. C'est de cette époque que date la fondation, à l'emplacement d'un temple païen, du monastère Spassky, remanié ensuite à de nombreuses reprises. Capitale d'une principauté indépendante de 1218 à 1471, Yaroslavl subit bien des avanies. Ravagée par les Mongols en 1238, par le prince de Moscou Ivan Ier en 1332, prise par Novgorod en 1371, la cité, alors composée de maisons de bois, chaque fois reconstruite et renoua rapidement avec la prospérité. La principauté de Yaroslavl fut enfin intégrée à la grande principauté de Moscou, au début du règne d'Ivan III le Grand, le "père de la Russie".

L'apogée
Lorsqu'en 1584, Ivan IV Le Terrible développa le port d'Arkangelsk sur la mer Blanche, Yaroslavl devint un relais important entre cette nouvelle fondation et Moscou. Ivan le Terrible appréciait beaucoup cette ville et les deux monastères de Yaroslavl – le monastère de la transfiguration du Sauveur et le monastère Sapssky – reçurent de sa part de riches donations. Tirant profit de sa position sur la Haute Volga, elle sut attirer les marchands anglais qui tentaient de s’ouvrir à travers la Russie la route continentale des Indes. De riches familles de négociants mirent alors leur fortune au service de l’embellissement de la cité, en finançant la construction de superbes sanctuaires.

Des trésors de l'art russe
L’église de la Transfiguration du Sauveur fut édifiée de 1503 à 1516 sur les ruines d’une église du XIIIe siècle pour devenir le lieu de sépulture des princes et des marchands les plus fortunés. L’église la plus célèbre de Iaroslavl demeure cependant celle du Prophète Élie, construite de 1647 à 1650. Elle remplaça alors un sanctuaire de bois édifié à la demande d’Anicet et de Niphonte Skripine, des marchands de fourrures que leur richesse avait transformés en interlocuteurs incontournables du tsar et du patriarche orthodoxe. L’église fut élevée au centre d’une grande place et surmontée de cinq coupoles. Conçue selon un plan classique, elle était entourée de tous côtés par une haute galerie décorée. Le tsar Alexis Mikhaïlovitch donna à ce sanctuaire une précieuse relique, un morceau de la robe du Christ, qui témoignait de la haute protection qu’il entendait ainsi lui accorder. La célébrité de ce sanctuaire tient surtout aux fresques réalisées en 1680 par une équipe de quinze peintres dirigés par deux maîtres célèbres, Gurija Nikitine et Sila Savine. Un artiste local, Dimitri Semenov, s’investit aussi dans la réalisation de cette œuvre. Le décor de l’église, consacré à la vie du prophète Élie et à celle de son disciple Élisée, n’a jamais été restauré et se trouve donc dans son état originel. L’une des figurations les plus célèbres est celle de la moisson, qui marque l’apparition dans la peinture murale de scènes de la vie quotidienne, ce qui constitue, au XVIIe siècle, une vraie nouveauté dans la tradition artistique russe. Autre joyau, l’église Saint Jean Baptiste, construite de 1681 à 1687. Des fresques du décor intérieur, réalisées entre 1694 et 1695, on retiendra les scènes tirées de l’Apocalypse de saint Jean et celles inspirées par un manuscrit flamand conservé aujourd’hui à Bruxelles. L’atelier de seize artistes qui réalisa l’ensemble était dirigé par deux maîtres de Iaroslavl, Fédor Ignatiev et Dimitri Plekhanov, ce dernier ayant participé à la décoration de l’église de l’Archange Michel du Kremlin de Moscou et à celle de l’église de la Dormition du monastère de la Trinité Saint Serge de Zagorsk.

Un urbanisme révolutionnaire
Après les incendies qui ravagèrent la ville en 1762, la Catherine la Grande fit appliquer à Yaroslavl son plan de restructuration des villes russes. En conservant les principaux monuments historiques, la ville fut reconstruite dans le style néoclassique suivant un plan directeur urbain en étoile. Avec le développement de l'industrie – en 1722, elle avait vu naître le plus grand complexe textile de la Russie – la ville devint la seconde de Russie après Moscou. Après une période de déclin à l'époque soviétique. Yaroslavl est maintenant redevenue une ville plaisante qui met tout en œuvre pour valoriser son exceptionnel patrimoine.
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RU 35 - 9 jours

La découverte de la Vieille Russie, de Moscou aux anciennes cités établies au nord-est et jusqu’au cours supérieur de la Volga, est l’occasion d’une plongée aux origines de la Rus, quand s'affrontaient ... Découvrir ce voyage
 

 
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