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Petrodvorets
Le Versailles de Pierre le Grand
Jeux de cour
Ce fut essentiellement pour des raisons stratégiques, et pour symboliser l'ouverture de la Russie sur l'Occident, que Pierre le Grand avait choisi une zone marécageuse, peu accueillante, à l'embouchure de la Neva pour construire, ex nihilo, sa nouvelle capitale, Saint-Pétersbourg. Cependant, au cœur de l'hiver, certaines journées sont inondées de soleil et radieuses, malgré le froid rigoureux. Sur une colline dominant le golfe de Finlande, à six lieues de la capitale, les jardins de Petrodvorets, « le palais de Pierre », voyaient alors, en ce début de XVIIIe siècle, jeunes gens et jeunes femmes de la nouvelle aristocratie récemment promue par le tsar, chaudement mais richement vêtus, gravir les énormes monts de neige que des serviteurs avaient patiemment amassés, pour s'élancer sur des luges guidées par des rails de bois : les montagnes russes étaient nées !

Le palais de Pierre
Mais ce n'était pas pour profiter de la vie de cour et de ses frivolités, peu prisées de ce monarque aux mœurs simples et rudes, que le grand tsar réformateur de la Russie avait décidé de faire édifier, sur la falaise dominant la grève d'une soixantaine de mètres, un palais imposant et somptueux, digne du prestige de l'Empire russe. Les travaux commencèrent en 1714, supervisés, comme de coutume, par le tsar en personne qui s'était fait construire à cet effet la charmante maisonnette de Montplaisir, qu'il décora d'une véritable galerie de peintures dédiée essentiellement aux maîtres hollandais. Mais, trois ans plus tard, Pierre le Grand fit un voyage en France, rencontra le Régent et logea un temps au Trianon à Versailles. A son retour, il décida de faire son palais à l'image de Versailles et de l'entourer de somptueux jardins. Ce fut à Rastrelli, l'architecte d'origine italienne qui avait construit le Palais d'hiver, que fut confiée la réalisation du Grand Palais qui déploie, sur près de trois cents mètres, sa façade aux teintes pastel, surmontée de petites coupoles dorées. Il fut achevé en 1723, mais, à l'exception du cabinet de Pierre Ier, demeuré en l'état avec ses panneaux de bois sculptés, toutes les salles du palais ont fait l'objet de transformations ultérieures : stucs, dorures, marqueteries, cristal, murs peints à fresque s'y trouvent à profusion pour constituer un décor baroque qui sait cependant garder son élégance. La mode en vogue à la fin du XVIIIe siècle se traduisit aussi par l'aménagement de deux « cabinets chinois ».

Jardins et pavillons
Mais plus que le palais en lui-même, c'est la conception paysagère de l'ensemble qu'il constitue avec les jardins qui fait de Petrodvorets un chef-d'œuvre. Le canal maritime offre, sur le grand canal de Versailles, l'avantage de s'ouvrir en perspective sur la mer. Il reçoit l'eau de la grande cascade, imitée de celle de Marly et décorée de deux cents sculptures, dont la fontaine de Samson, qui célèbre la victoire de la Russie sur la Suède. Les jeux d'eaux se multiplient à l'infini, œuvre de Jean-Baptiste-Alexandre Leblond, élève de Le Nôtre, tandis que Nicolas Pineau sut intégrer l'art rocaille français dans ce décor somptueux. A côté de Montplaisir, le parc offre aussi le Cottage, de style néogothique anglais, une imitation de Marly, le pavillon de l'Ermitage, au confort moderne...

Mort et résurrection
Octobre 1917 : le tsar Alexandre II n'est pas à Petrodvorets, mais réfugié dans le palais Alexandre de Tsarskoïe Selo. Le croiseur Aurore tire le coup de canon qui donne le signal de l'assaut du Palais d'hiver... Bientôt, Saint-Pétersbourg s'appellera Leningrad. 1941 : au plus fort de la lutte contre les nazis, Leningrad sera assiégée durant neuf cents jours, et défendue héroïquement par ses habitants. Petrodvorets essuya un pilonnage d'artillerie quasi continuel mais ne fut jamais pris. Il ne restait plus alors que des ruines fumantes et la carcasse du palais. Bien qu'alors symbole du tsarisme honni, Petrodvorets était aussi celui de la grandeur de la Russie, et le régime soviétique entreprit, dès 1945, une méticuleuse restauration à l'identique, faisant appel au merveilleux savoir-faire des artisans et artistes russes aussi bien qu'aux technologies les plus modernes, afin que nous puissions aujourd'hui l'admirer dans toute sa gloire.
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