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Le théâtre Mariinsky de Saint-Pétersbourg
Berceau de l'opéra national et du ballet russe
Non loin du canal Krioukov, se dresse, à Saint-Pétersbourg, le majestueux théâtre Mariinsky, édifié en 1860, sous le règne d'Alexandre II. Baptisé Théâtre académique au lendemain de la révolution de 1917, puis théâtre Kirov en 1935, il retrouve son nom d'origine en 1992.
Incarnant le paradoxe d'une ville conçue par Pierre le Grand comme une fenêtre sur le monde, mais où s'épanouit aussi un art national, volontairement affranchi des influences étrangères, le théâtre Mariinsky symbolise aujourd'hui le renouveau culturel de Saint-Pétersbourg. Il nous rappelle combien la cité russe n'a jamais cessé de vibrer de cette « musicalité profonde et merveilleuse », seule à même de révéler son âme, si l'on en croit le peintre Alexandre Benois.

Aux origines
Sur l'ancienne place du Carrousel, Catherine II avait fait édifier en 1783 le Grand Théâtre, dit « théâtre Bolchoï », remanié à plusieurs reprises au cours du XIXe siècle, avant d'être transformé en conservatoire. C'est là qu'on donna pour la première fois, en 1836, l'opéra Une Vie pour le tsar de Mikhail Glinka, considéré comme le père de la musique classique russe. Cependant, l'influence de la musique italienne, toujours grandissante depuis le XVIIIe siècle, sembla un temps l'emporter et, en 1840, les artistes russes furent évincés de la scène, au profit d'une troupe italienne. Dans ses rangs se distinguait une jeune Française, Pauline Viardot, dont le destin allait être lié à jamais à celui d'Ivan Tourgueniev.
Mis à mal, l'opéra russe retrouve ses lettres de noblesse à partir de la décennie 1850, en particulier sur la scène du Théâtre-Cirque, bâti depuis peu face au Grand Théâtre. Mais la nouvelle salle disparaît bientôt dans un incendie. Sur son ancien emplacement, l'architecte Albert Cavos édifie en 1860 un autre théâtre, baptisé « Mariinsky » en hommage à l'impératrice Maria Alexandrovna, épouse d'Alexandre II.

Un temple dédié à la musique
Edifié dans un style Renaissance et baroque, le théâtre Mariinsky est d'emblée perçu comme un trésor architectural par les habitants de Saint-Pétersbourg, séduits par la beauté de son élégante façade et par le luxe éblouissant de sa décoration intérieure. Le velours bleu-gris des sièges, le cristal des lustres, les dorures des lambris concourent à la magie de cette immense salle, dont la scène et l'avant-scène sont plus larges que celles de la légendaire Scala de Milan.
Véritable fierté nationale, ce temple de la musique ouvre ses portes avec une nouvelle mise en scène de l'opéra de Glinka, Une Vie pour le tsar. Mais la vocation universelle du théâtre Mariinsky est presque aussitôt rappelée au public avec, en 1862, la première mondiale de La Force du Destin de Giuseppe Verdi.
A partir de 1869, un jeune musicien d'origine tchèque, Edouard Napravnik, est promu à la tête de l'orchestre et conserve ce poste pendant plus de quarante-cinq ans. A l'origine de ce qu'on appelle encore aujourd'hui « l'école russe de direction », Napravnik forme plusieurs générations d'illustres chefs et interprètes. Des œuvres majeures du répertoire national prennent vie sous sa baguette, ainsi La Dame de pique de Tchaïkovski, le Boris Godounov de Moussorgski, Le Prince Igor de Borodine, ou encore La Nuit de mai de Rimski-Korsakov.

L'apothéose du ballet russe
En 1862, le Français Marius Petipa, installé en Russie depuis 1847, crée son premier ballet La Fille du pharaon. Il inaugure ainsi une longue carrière de chorégraphe au théâtre Mariinsky, mais c'est surtout sa rencontre avec Tchaïkovski qui marque un véritable tournant dans l'histoire de la danse. Pour la première fois en effet, un compositeur et un maître de ballet unissent leurs efforts en vue de la création d'une œuvre commune et parviennent à associer véritablement la musique à la danse. Leur collaboration donne naissance en 1890 au premier ballet symphonique, La Belle au Bois dormant. Quelques années plus tard, Petipa et son élève Lev Ivanov, montent dans le même esprit Le Casse-Noisette et Le Lac des cygnes.
En constante évolution, l'art chorégraphique n'en finit pas d'être rénové. Au début du XXe siècle, le maître de ballet Mikhaïl Fokine apparaît comme la figure de proue d'une génération montante, aspirant à la fusion de tous les arts. La danse doit faire une avec la musique, mais aussi avec les décors et les costumes. Alexandre Benois et Léon Bakst sont les chantres de cette esthétique nouvelle qui contribue au succès international des « Saisons russes » de Diaghilev.

De la Révolution à nos jours
Pendant la période soviétique, le théâtre, rebaptisé curieusement « Kirov », du nom d'un révolutionnaire peu porté vers les arts, demeure un lieu phare des arts du spectacle, mais danseurs et musiciens doivent supporter une censure souvent implacable. Prokofiev est ainsi victime de multiples persécutions. Aujourd'hui, le Mariinsky a retrouvé non seulement son nom originel, mais encore une renommée internationale, grâce au festival des Etoiles des Nuits blanches, créé en 1993 sous la houlette du célèbre chef d'orchestre Valeri Guerguiev. Sans rien renier de sa riche histoire, le théâtre s'ancre désormais dans la modernité architecturale grâce à la construction d'une salle dédiée aux concerts symphoniques en 2007 et d'une nouvelle scène en 2013.

Sur les rives de la Neva résonne plus que jamais la formule prophétique du grand poète russe Alexandre Blok : « Non, la musique ne nous quittera pas ! »
Pour visiter Saint-Pétersbourg et le théâtre Mariinsky avec Clio
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