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Le palais Catherine à Tsarskoïe Selo (ex-Pouchkine)
Le palais des tsarines
La grandeur de Saint-Pétersbourg est inséparable du luxe des résidences d'été des empereurs de Russie, magnifiquement incarné par les palais de Peterhof et de Pouchkine. Ces splendides demeures agrémentées d'immenses parcs constituent de véritables chroniques historiques de la vie artistique et culturelle des tsars aux XVIIIe et XIXe siècles. Connu sous le nom de « palais Catherine », le palais de Pouchkine se situe sur les terres d'un ancien domaine suédois qui portait le nom de Saari Mojs, « lieu élevé » en finnois. Russifié, ce nom fut ensuite transformé en Sarskaïa Myza puis en Sarskoïe Selo, « le village des tsars » jusqu’en 1918, avant d'être rebaptisé Pouchkine, en 1937, en hommage au centenaire de la mort du célèbre poète.

Le palais Catherine
Ce surnom ne doit rien au hasard. C’est en effet la tsarine Catherine Ière, seconde femme de Pierre le Grand, qui reçut ce domaine en même temps que son titre et décida de faire construire un petit château dès 1711.
Lui succéda ensuite Elisabeth Petrovna, devenue impératrice en 1741, qui souhaita, en princesse raffinée, éprise de magnificence, transformer la résidence relativement modeste de sa mère en une demeure somptueuse, autour de laquelle elle fit construire des pavillons et aménager des jardins. Pendant les huit premières années (1744-1752), le chantier fut dirigé par plusieurs architectes sans aucun plan général, l'impératrice ne cessant d'ajouter, de casser, ou encore de refaire, ce qui venait d'être bâti, l'ensemble manquant singulièrement d'unité.

Le joyau baroque de Rastrelli
Elisabeth choisit alors de commander à l'Italien Francesco Bartolomeo Rastrelli une reconstruction radicale de son palais en 1752.
Fils d'un sculpteur italien que Pierre le Grand avait ramené de France, Bartolomeo Rastrelli (1700-1771) avait étudié l'architecture à Paris avec Robert de Cotte, et voyagé en Allemagne et en Italie où il avait été enthousiasmé par l'art de Bernin et de Borromini. Il revint à Saint-Pétersbourg avec un goût fortement marqué pour le rococo. L'architecte avait pour seule contrainte de conserver le bâtiment central construit sous Catherine Ière. Comme Louis XIV à Versailles, qui avait voulu garder le pavillon de chasse de son père, Elisabeth désirait, elle aussi, préserver la mémoire de sa mère. Le palais fut finalement achevé et inauguré le 30 juillet 1756. En réunissant les différentes parties de l'édifice sous une seule toiture, Rastrelli réussit à créer un monument à la fois imposant et harmonieux, un château ouvert à la française, d'une longueur de 306 mètres. L'ensemble donne une impression d'achèvement grâce aux deux pavillons qui se dressent de chaque côté et qui comprennent, à gauche, un escalier d'honneur et, à droite, une chapelle ornée de cinq coupoles à bulbe. Les murs de façade de couleur bleue furent décorés d'une multitude de stucs, de dorures et de colonnes à chapiteaux soutenus par des atlantes.

Une des résidences royales les plus somptueusement ornées d'Europe
Fleuron de l'architecture baroque russe, le palais Catherine reflète à la perfection le faste des cérémonies à la Cour impériale en Russie. Donnant sur la cour d'honneur et les jardins, la grande salle de bal éblouit par la variété de ses détails ornementaux de style rococo, ses sculptures de bois doré, son parquet marqueté et le Triomphe de la Russie qui orne le plafond. La chambre d'ambre est une des pièces les plus spectaculaires du palais, décorée de panneaux de toutes les nuances sur une surface de 100 mètres carrés. En 1717, le roi de Prusse avait offert à Pierre le Grand des plaques de cette pierre jaune que les gens de la Baltique nommaient « les larmes des oiseaux de mer ». Translucide, cette pierre, selon la lumière, se charge de reflets de miel ou de brun rougeâtre. Cette chambre d'ambre a été volée par les nazis en 1941, puis reconstituée à l'identique et inaugurée en 2003. Tous ceux qui ont eu l'occasion de la voir restent émerveillés.

Catherine la Grande
Dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, Catherine II, passionnée d'architecture, se lança dans des entreprises architecturales encore plus démesurées que celles d'Elisabeth.
Elle reprit l'aménagement de sa résidence favorite et commanda de nouveaux travaux d’embellissement à l’Ecossais Charles Cameron, élève de l'architecte palladien Isaac Ware, ainsi qu'à l'Italien Giacomo Quarenghi. Le luxe baroque allait désormais s'enrichir de l'élégance du néoclassicisme. On doit notamment à Cameron, une étonnante galerie à l'antique, accolée au palais, qui renferme des bustes de figures gréco-romaines : Platon, César, etc.
A l’extérieur, les 300 hectares de parc se divisent entre un jardin à la française, taillé au cordeau, et un parc à l’anglaise plus sauvage et décoré d'une multitude de pavillons parmi lesquels se distinguent les Bains turcs, sorte de mosquée en miniature, et les Grand et Petit Caprices, inspirés l'un et l'autre de l'art chinois très en vogue à l'époque.

Le souvenir de Pouchkine
Le palais de Tsarkoïe Selo est également lié au souvenir du poète Alexandre Pouchkine. Le lycée de Tsarskoïe Selo, fondé par Alexandre Ier, fut installé dans une aile du palais construite en 1794 par Quarenghi. Pouchkine y fit ses études de 1811 à 1817. Il vécut dans le parc du palais ses premiers émois amoureux, s'y attardant les nuits de pleine lune auprès de la belle Marie Charon-Laroze. Ses études terminées, le poète s'éloigna de Tsarskoïe Selo, mais y revint avec sa jeune femme Nathalie Nikolaïvna, de quatorze ans sa cadette, qui avait fait forte impression sur la cour et sur l'empereur Nicolas Ier lui-même. Ensemble, ils aimaient marcher le long de la façade du palais et assister aux bals qui s'y déroulaient fréquemment. Pouchkine a d'ailleurs consacré de nombreux vers à ce lieu exceptionnel qu'il avait profondément aimé: on pense notamment à Souvenirs à Tsarskoïe Selo (1814), ou à Rouslan et Ludmila, poème épique (1817) qui fut traduit en opéra en 1840 par Mikhail Glinka.
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