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Le Kremlin
Cœur de toutes les Russies
Immense serpent de brique rouge qui enserre le cœur de Moscou, le Kremlin d'Ivan le Grand et d'Ivan le Terrible résume à lui seul l'histoire de la Russie, fastueuse et tumultueuse.

L'orgueilleuse forteresse
En huit siècles d'existence, le Kremlin a connu heures de gloire et affronts sanglants : le joug des Mongols, les colères d'Ivan le Terrible, les machinations de Boris Godounov, les chevauchées de la Grande Armée, la faucille et le marteau communistes.
La tradition veut que ce soit Iouri Dolgorouki qui, vers 1156, ait entouré la colline alors couverte d'épaisses forêts, d'une palissade de bois. Depuis cette époque, le Kremlin (« la forteresse ») se définit d'abord par ses murailles. Deux siècles plus tard, les pieux de bois, trop sujets aux incendies, sont remplacés par de la pierre. Mais son aspect actuel, immense muraille de brique rouge de plus de deux kilomètres de périmètre, il le doit au tsar Ivan III « Le Grand », qui enserre derrière une véritable « chaîne de montagnes » les insignes du pouvoir. De proche en proche, une vingtaine de tours ponctuent l'ensemble, mais toutes sont éclipsées par la tour du Sauveur qui ouvre sur la place Rouge. Ses trois étages de murs massifs sont dus à l'architecte milanais Solario (1491) tandis que le clocher qui la surmonte depuis le XVIIe siècle est couronné d'une étoile de verre, couleur rubis, qui étincelle dans la nuit moscovite.

Un manteau d'églises
Le Kremlin est aussi le cœur vivant de l'orthodoxie russe, à Moscou, la troisième Rome. Dans cet immense espace, les cathédrales se sont frileusement serrées les unes contre les autres, comme des oignons en bottes... évoqués par les bulbes dorés qui les signalent. Depuis le XVe siècle, la petite place des cathédrales concentre d'inestimables joyaux sur quelques arpents. Le plus somptueux est sans doute la cathédrale de l'Assomption ou de la Dormition, où étaient couronnés les tsars. Voulue par Ivan III, elle a été réalisée en quatre ans sous la direction d'un architecte vénitien, Ridolfo Fioravanti. Son appareil de blocs calcaires, ses cinq coupoles dorées, ses pilastres harmonieux en font un édifice attachant. Impression renforcée quand on découvre le vaste intérieur où subsiste la stalle de bois sculptée d'Ivan le Terrible.
A côté, le palais à Facettes rappelle, avec la taille en diamant des pierres de sa façade, le palazzo dei Diamanti de Ferrare. Normal : il est l'œuvre de deux architectes italiens, Ruffo et Solario. Décidément, un peu de l'âme du Pô irrigue la Moscou du XVe siècle.
En revanche, c'est à des maîtres russes, venus de la ville de Pskov, que l'on doit la cathédrale de l'Annonciation. Bâtie à l'origine pour servir de chapelle privée aux grands princes de Moscou, c'est sous ses voûtes qu'étaient baptisés et se mariaient les tsars. La coupole centrale couvre un tambour décoré de voussures aveugles, appelées kokochniki, parce qu'elles rappellent la coiffure de fête des femmes russes. Le sol en jaspe de l'Oural reflète le splendide ensemble de fresques qui couvre les murs jusqu'au plafond. Le chœur est fermé par une iconostase, œuvre du célèbre Théophane le Grec.
Enfin, la cathédrale de l'Archange, du début du XVIe siècle, clôt la série. Œuvre d'un Milanais, elle remplace une petite église déjà vouée au patron des princes de Moscovie. Pour la première fois en Russie, on y a recourt à des chapiteaux classiques et aux grandes coquilles Renaissance qui couronnent les travées. Le joyau de la collégiale demeure l'icône de l'archange saint Michel, fier, noble, vigilant, attribué au génie d'Andrei Roublev.
Ce somptueux ensemble sacré est dominé par les 81 mètres du clocher d'Ivan Véliki (Le Grand), achevé sous Boris Godounov, en 1600. Ses cinq étages surmontés d'un bulbe doré lui donnent l'allure d'un long cierge de procession, illuminant les blanches murailles des églises.

Les jeux cruels du pouvoir russe
L'immersion dans le sacré ne doit pas faire oublier que le Kremlin est aussi le siège du pouvoir politique en Russie. Chaque maître du moment en prend possession, même brièvement, et y laisse sa trace. Le palais Terem remonte au XVe siècle. Il est aujourd'hui englobé dans le Grand Palais, bâti en 1753 par l'architecte favori de Catherine la Grande, l'italien Rastrelli, un des bâtisseurs de Saint-Pétersbourg. Les tsars du XIXe siècle ordonnent l'édification du palais des Armures, à l'origine gigantesque atelier de fabrication d'armes pour les défenseurs du Kremlin, transformé en centre d'orfèvrerie. Même les maîtres soviétiques se sont sentis parfaitement à l'aise dans le berceau de la vieille Russie, et y ont laissé un palais des Congrès tout d'aluminium et de verre.
C'est dans cet espace que se sont déroulés quelques-uns des épisodes sanglants de l'histoire russe. C'est ici que s'est joué le drame du faux Dimitri, qui se fit passer pour le fils d'Ivan IV le Terrible, et finit assassiné. Ici aussi que les Streltsy, à la solde de la princesse Sophie, se ruèrent dans le palais en 1682 et y firent un tel carnage que le futur Pierre le Grand prit le Kremlin en horreur et décida de fonder une ville nouvelle dans les brumes du Nord.

Entre tours de briques rouges et églises chaudes comme l'or, le Kremlin apparaît comme un fantastique édifice tout droit sorti des Mille et une nuits. C'est bien ainsi que l'a décrit Blaise Cendrars, dans sa Prose du Transsibérien :
« Le Kremlin était comme un immense gâteau tartare
Croustillé d'or
Avec les grandes amandes des cathédrales toutes blanches
Et l'or mielleux des cloches... »
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