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La place Rouge
Au cœur de Moscou
Le rouge est beau
Lorsque Moscou était le cœur de l'Empire soviétique, bien des touristes naïfs que l'on menait visiter l'incontournable mausolée de Lénine, pensaient que la place Rouge avait, comme l'armée Rouge, reçu ce nom lors de l'avènement du communisme en Russie ! Non ! La place Rouge, où s'inscrivent près de six siècles de l'histoire de la Russie, doit son nom simplement au fait qu'en russe les mots « rouge », « beau » et « sacré » ne faisaient qu'un. De nos jours encore, dans chaque maison, l'emplacement où l'on met les icônes est traditionnellement appelé le « coin rouge »... La place n'existe que depuis 1493, année où un violent incendie ravagea la cité, treize ans après que le tsar Ivan III eut définitivement mis un terme à la soumission de la Russie au pouvoir mongol. Les quartiers populaires, aux maisons de bois, détruits par l'incendie ne furent pas reconstruits, mais remplacés par une vaste place à usage de marché en plein air : la place Rouge était née.

Une promenade à travers l'Histoire
Descendant la grande avenue Tversakaya – ci-devant avenue Lénine – en direction des rives de la Moskova, le promeneur accède à la place Rouge en franchissant la monumentale porte de la Résurrection qui, construite en 1535, marquait l'entrée dans Kitaï Gorod, quartier central de Moscou à l'époque médiévale. Détruite en 1931 sur ordre de Staline, afin de permettre l'accès des chars d'assaut sur la place Rouge pour les défilés militaires, elle fut reconstruite à l'identique en 1994. Ensuite, la place Rouge offre son immense perspective sur plus de quatre cents mètres. Sur la droite, les murs du Kremlin rappellent qu'il y a près de huit siècles, le prince de Souzdal, Youri Dolgoruki, fit édifier un fortin de bois, un kreml, qui allait devenir, quelques siècles plus tard, le centre du plus grand empire que la terre ait connu. Les puissantes murailles de pierre revêtues de briques rouges que l'on voit aujourd'hui furent édifiées, à la demande d'Ivan III, par des architectes venus d'Italie. Surmontée d'une étoile rouge, qui remplaça en 1917 l'aigle bicéphale des tsars, et dotée d'une grande horloge, la tour Spasskaïa – la tour du Sauveur – coiffe la porte que les tsars franchissaient à pied et tête nue avant leur intronisation solennelle dans le Kremlin. Mais si le regard se porte droit devant, il s'arrête naturellement sur les bulbes multicolores d'un édifice qui peut être considéré tout à la fois comme l'emblème de Moscou et le symbole de la Russie.

La basilique de Basile-le-Bienheureux
En 1554, Ivan le Terrible, pour commémorer sa victoire sur les Tatars, décida de faire construire une basilique de briques sur le modèle des églises russes traditionnelles en bois. Elle comporte onze chapelles qui étaient surmontées de huit coupoles dorées – la bataille dura huit jours – qui furent, en 1583, remplacées par ces bulbes aux couleurs vives qui donnent à sa silhouette son caractère inimitable. Dédiée à l'Intercession de la Vierge, elle fut cependant, par la vox populi, associée à ce saint ascète, « fol en Christ », qui vécut à la fin du XVe siècle, presque nu en toutes saisons, dans les rues de Moscou, dénonçant le mensonge et l'hypocrisie, saint homme devant lequel même Ivan le Terrible tremblait ! Devant la basilique, une tribune circulaire en pierre, la « place des crânes », était le lieu de proclamation des oukases, mais ce fut là également que fut exposé le corps du « faux Dimitri » en 1606 avant qu'il ne soit réduit en cendre, et ce fut là également que furent exécutés les streltsy, boyards révoltés contre Pierre le Grand... A proximité, les statues de Kuzma Minin et du prince Dmitry Pozharsky rappellent aussi la victoire remportée contre les envahisseurs polonais en 1612. Si l'on se retourne, on aperçoit, en haut de la place, l'église de la Vierge-de-Kazan, construite également pour célébrer la lutte contre les Polonais en 1630. Détruite sur ordre de Staline, elle fut reconstruite en 1993.

L'URSS
Enfin, devant les tombeaux des compagnons de la révolution et dignitaires du Parti, enchâssés dans le mur du Kremlin, le mausolée de Lénine, imposant catafalque de granit rouge foncé et de labradorite noire recèle depuis 1930 le corps embaumé du grand révolutionnaire. Le vaste bâtiment, qui s'allonge de l'autre côté de la place, abrite le GUM – le Magasin principal universel – tout de marbre et granit, surmonté d'une élégante verrière hémicylindrique, qui fut inauguré en 1893 par le tsar Alexandre III et qui était alors le plus grand centre commercial du monde. Il devint ensuite la « vitrine de luxe » du monde soviétique, plus fréquenté par les touristes et les apparatchiks que par les masses laborieuses, et aujourd'hui temple de la société de consommation !
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