Logo Clio
Service voyages
Service voyages
Kiji
Chef-d'œuvre exceptionnel de l'architecture en bois
La Carélie
Vaste région située au nord-est de Saint-Pétersbourg, bordée au sud-ouest par l'immense lac Ladoga, le plus grand lac d'Europe, et, au nord, par la mer Blanche, la Carélie offre des paysages façonnés par les grandes extensions glaciaires qui ont raboté le vieux socle cristallin et déposé des cordons morainiques qui donnent au pays son allure de large plaine moutonneuse parsemée d'innombrables zones marécageuses et de dizaines de milliers de lacs de toute taille. Domaine des tourbières et de la taïga où dominent pins, épicéas et bouleaux, cette région aux maigres ressources, couverte de neige durant la moitié de l'année, fut cependant âprement disputée au cours de l'Histoire. A la suite des guerres qui opposèrent, aux XIIe et XIIIe siècles, la république de Novgorod à la Suède, la Carélie fut divisée entre ces deux Etats par le traité de Nöteborg, signé en 1323. Quatre siècles plus tard, en 1721, la politique conquérante de Pierre le Grand aboutit au traité de Nystad qui contraignit la Suède à céder la majeure partie de la région à la Russie impériale. Cependant, la Carélie accepta difficilement le régime autoritaire et centralisateur de la Russie, et les révoltes paysannes se succédèrent, en particulier sous le règne de la Grande Catherine, toutes impitoyablement réprimées. A l'époque soviétique, la Carélie reçut le statut de région autonome puis, en 1940, de république soviétique.

Le lac Onega
Long de 250 kilomètres du nord au sud et large de 90 kilomètres, le second en Europe par sa superficie, le lac Onega est relié à la mer Baltique par la Svir et, depuis l'époque stalinienne, à la mer Blanche par le canal Baltique-mer Blanche, à la mer Caspienne et à la mer Noire par la Volga. C'est sur sa rive occidentale que se trouve Petrozavodsk, la capitale de la Carélie, fondée en 1703 par Pierre le Grand pour l'exploitation du mica et des minerais de fer et de cuivre, puis, au XIXe siècle, du titane dont la région abonde. Mais avant même que ne fussent aménagées les voies navigables, le lac joua un rôle important sur la route commerciale qui reliait Novgorod à la mer Blanche. Il porte 1 369 îles – 16 950 si l'on compte les îlots – et nombre d'entre elles virent s'implanter des villages à partir du XIIIe siècle. Si la Carélie fut longtemps l'objet d'une rivalité entre le catholicisme occidental et l'orthodoxie russe, c'est cette dernière que la région du lac Onega vit dominer à partir du XVIe siècle.

Kiji
Parmi les îles du lac Onega, ce fut celle de Kiji qui eut l’histoire la plus riche. Son nom serait dérivé de kizharsuari qui signifie « l’île aux gibiers », mais, à partir du XIVe siècle, elle vit s'implanter des communautés de villageois qui dépassèrent cent villages au XVIe siècle. Les plus importants se regroupaient autour d'un enclos paroissial – un pogost – regroupant le cimetière, une maison communautaire et une église. Naturellement, ces églises étaient réalisées en bois, la ressource la plus abondante et la plus facile à travailler de la région. Les chroniques du XVIe siècle font mention, à Kiji, de deux églises, mais qui furent détruites par un incendie dû à la foudre en 1693.

L'église de la Transfiguration
Construite en 1714, l’église de la Transfiguration – Preobranzhenskaya –, édifiée entièrement de rondins bruts et de bardeaux de bois, depuis les soubassements jusqu’à la toiture, assemblés par mortaises ou queues d'aronde taillées à la hache, sans aucune pièce métallique, représente, avec sa structure octogonale et ses vingt-deux coupoles argentées qui s'élèvent comme une pyramide de bulbes superposés, l’une des plus extraordinaires réalisations architecturales en bois qui aient jamais été réalisées. A l'intérieur, l'iconostase présente 102 icônes, peintes entre la fin du XVIIe et le début du XIXe siècle, représentatives des écoles de la Russie septentrionale. A proximité, l'église de l'Intercession-de-la-Vierge, surmontée de neuf bulbes, fut édifiée en 1764. Entre les deux s'élève le clocher, fait également de pin, épicéa et tremble, qui fut reconstruit en 1900.

Un musée de l'architecture en bois
Dès 1960 fut ouvert par les autorités soviétiques, un « musée de plein air » où furent transportés et restaurés un moulin à vent, le plus ancien de Russie, des granges traditionnelles et plusieurs églises en bois dont l’église Saint-Lazare, la plus ancienne de Carélie, qui fut construite en 1390 au monastère de Murom. L'ensemble est enclos par une enceinte défensive de pierre et de bois, percée de deux portes et munie d'une tour de guet, qui avait été construite au XVIIe siècle pour protéger le site des incursions polonaises ou suédoises et qui fut reconstituée en 1950.
 

 
Mentions légales Conditions Générales de vente Comment s'inscrire Hôtels à Paris Vos assurances Qui sommes-nous ? Clio recrute Nous contacter