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Irkoutsk et le lac Baïkal
la Perle de Sibérie
L'épopée cosaque
Fils et petit-fils de brigands de grand chemin, le cosaque du Don, Ermak Timofeev, entra en 1570 au service de la famille Stroganov qui avait obtenu du tsar Ivan le Terrible, le droit de lever une armée privée pour protéger leurs terres orientales contre les incursions de Tatars de Sibérie du khan chaybanide Koutchoum. Ermak se vit confier le commandement de cette armée et, en 1571, il quitta Perm avec 640 Cosaques armés d'arquebuses et de sabres, pénétra dans la plaine de l'Ob et s'empara de Sibir, la capitale du khan et poussa jusqu'à l'Irtych. Ivan le Terrible, séduit par les richesses de la Sibérie, décida de poursuivre l'expansion vers l'est de son empire, s'appuyant toujours sur les troupes aguerries et mobiles des Cosaques qui fondèrent les villes de Tioumen et Tobolsk. L'expansion se poursuivit au XVIIe siècle et, entre 1610 et 1640, les Russes avancèrent de 4 800 kilomètres vers l'est ! Ce fut en 1639 que le Cosaque Ivan Moskvitianine atteignit la côte de l'océan Pacifique. La colonisation de la Russie outre-Oural commença alors et les premiers commerçants envoyèrent à Moscou les fourrures de castor, de zibeline, d'hermine qui, revendues en Europe, furent un apport non négligeable au trésor du tsar. Le blason d'Irkoutsk représente d'ailleurs un tigre de Sibérie portant dans la gueule une zibeline.

Irkoutsk
Les conditions hivernales extrêmement rudes de la Sibérie imposaient aux premiers pionniers de disposer de campements d'hiver bien aménagés et facilement défendables contre les agressions des autochtones. C'est ainsi qu'en 1652, un camp d'hivernage fut installé à l'emplacement d'Irkoutsk, dans une plaine fertile, au cœur de la taïga riche en gibier, et sur les rives de la puissante rivière Angara qui se jette, non loin, dans le lac Baïkal. En 1661, lui fut adjoint un fortin où séjournait une garnison permanente. Devenue le principal centre d'échange entre la Sibérie et la Mongolie et la Chine, Irkoutsk acquit le statut de cité dès 1686. Avec l'arrivée de nouveaux pionniers russes, qui bien souvent épousèrent des femmes bouriates autochtones, la ville crût le long des rives de l'Angara, où se multiplièrent les isbas de rondins dont beaucoup subsistent aujourd'hui. La ville fut dotée d'une véritable structure administrative puis connut une nouvelle expansion quand Pierre le Grand y envoya en exil une partie des streltsy qui avaient participé à la révolte de 1698. La prospérité du commerce et les premiers développements industriels enrichirent la cité qui se vit dotée des premiers bâtiments en pierre de Sibérie : l’église du Saint-Sauveur et l'église de l'Exaltation-de-la-Croix. Irkoutsk fut aussi le point de départ des expéditions menées par le Suédois Vitus Behring qui, au service de la marine russe, explora le détroit qui porte aujourd'hui son nom. Enfin, au XIXe siècle, Irkoutsk devint le centre majeur de la Sibérie, grâce à la découverte de mines d'or, à l'arrivée, en 1898 de la ligne du Transsibérien et, au XXe siècle, grâce à la construction sur l'Angara de centrales hydroélectriques d'une puissance alors inégalée. C'est de cette période que date l'essentiel du patrimoine architectural qui a fait d'Irkoutsk, toutes proportions gardées, le « Paris de la Sibérie », avec son ancienne résidence du gouverneur du tsar, son théâtre néoclassique, l'ancienne banque russo-asiatique et son arc de triomphe...

Le lac Baïkal
A une soixantaine de kilomètres d'Irkoutsk, longeant l'estuaire de l'Angara et traversant de petits villages de pêcheurs, on découvre l'immensité du lac Baïkal. Avec 600 kilomètres de longueur et 80 de largeur, mais, surtout, une profondeur atteignant 1 430 mètres, le lac Baïkal constitue la plus importante réserve d'eau douce du monde. Quelques dizaines de milliers de personnes, essentiellement des Bouriates, vivent sur ses rives dans des conditions rudes, avec des températures hivernales descendant en dessous de -20°C. A côté d'un élevage extensif de chèvres, de chameaux et de moutons, c'est la chasse au renne et la pêche qui en sont les principales activités. Fortement oxygénées, les eaux du Baïkal regorgent d'esturgeons et, surtout, de l'omul, poisson à la chair délicate qui forme, avec les pommes de terre, la base de la nourriture. La richesse de la faune et de la flore du Baïkal, qui comptent des centaines d'espèces endémiques, ont conduit à son classement au patrimoine de l'humanité par l'UNESCO. Voie de communication parcourue en été par les ferries et les hydroglisseurs, le lac Baïkal est aussi longé par une voie ferrée extraordinaire, construite à la fin du XIXe siècle : le train panoramique circum-Baïkal qui, avec ses 33 tunnels et ses 200 ponts, offre des échappées splendides sur la « Perle de Sibérie ».
Pour visiter la Sibérie avec Clio
TS 31 - 16 jours

Rêvée dès 1881 par le tsar Alexandre III, la construction du Transsibérien répondait tout à la fois aux impératifs militaires de défense de l’immense empire tsariste, et de mise en valeur des richesses ... Découvrir ce voyage
 

 
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