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Les Balkans – « montagne en turc » – s’étendent, au sens le plus large, des Alpes dinariques septentrionales en Slovénie jusqu’à la péninsule grecque qui s’enfonce comme un coin dans les eaux de la Méditerranée. Dans cette acception, le massif couvre onze pays qui présentent une diversité géographique et humaine assez remarquable. Sept d’entre eux appartenaient il y a encore quelques décennies à la Yougoslavie, et ont été marqués historiquement par une forte coloration slave (Yougoslavie signifie « le pays des Slaves du Sud »).
Sur cet espace considérable, la période médiévale a vu se multiplier les fondations religieuses, marquées par l’influence byzantino-orthodoxe. Nombre de ces monastères font aujourd’hui partie du patrimoine de l’humanité et offrent aux visiteurs la splendeur de leur architecture et de leurs peintures murales.

Dès le premier contact des peuples des Balkans avec l’art de Byzance, les canons de la capitale impériale se sont imposés. Les édifices à une seule nef à coupole et à travées latérales de la seconde moitié du XIIe siècle sont encore un compromis entre le système architectural roman et les besoins propres du culte de l’Orient chrétien. Le plus souvent, ce sont de grandes églises monastiques, comme à Studenica ou Spocani, dont les fondateurs sont, dans la plupart des cas, des souverains, comme le Serbe Stefan Nemanja, véritable créateur de l’Etat serbe médiéval.

Peu à peu, des évolutions se font jour. La peinture murale s’écarte, dès le début du XIIIe siècle, de l’expression traditionnelle des empereurs byzantins Comnène pour s'orienter vers un style original. La prise de Constantinople en 1204 par les Occidentaux chasse les artistes grecs orthodoxes qui viennent trouver plus au nord de nouvelles possibilités de travail. Ils introduisent dans les fresques des figures majestueuses, aux contours nobles qui gagnent en relief et forment de vastes compositions, rappelant les modèles hellénistiques. Le coloris riche et serein des fresques sur fond doré affirme le caractère monumental de cette peinture et son harmonieuse intégration au cadre spatial des monastères.

Jusqu’à la fin du XIVe siècle, les bâtiments sont construits en pierre et brique alternées avec de gros joints de mortier. Leur plan est en forme de croix inscrite, et ils sont surmontés d’une ou de cinq coupoles. Des seigneurs ou de hauts dignitaires ecclésiastiques en sont désormais les mécènes. Un nouveau style de peintures murales apparaît alors, appelé la « Renaissance des Paléologue », du nom de la dernière dynastie impériale à avoir régné sur Constantinople jusqu’à la prise de la ville par les Ottomans en 1453. Des scènes pleines de vivacité, qui se déroulent dans des coulisses d’architecture ou dans des paysages compliqués, changent complètement l’esprit de la peinture, en une évolution dynamique.

La dernière grande étape qui se prolonge jusqu’à l’arrivée des Turcs est marquée par le style de la Morava, profonde vallée de Serbie. Les édifices s’élargissent au nord et au sud en absides, ce qui leur donne une forme triconque. La décoration peinte n’est plus réservée aux seuls intérieurs, mais envahissent les murs externes, en des compositions de plus en plus complexes où éclate un véritable feu d’artifice de couleurs vives, comme on peut encore le voir au monastère de Voronet, dans la Bucovine roumaine. Le décor mural intérieur se caractérise par des sujets savamment choisis, d’une facture raffinée avec des formes élancées et un coloris en général doux et clair. Les artistes sont des locaux, mais aussi des peintres venus de Salonique ou des réfugiés des régions macédoniennes, premières à être soumises par les Turcs.

L'occupation turque ne met pas un terme à la production artistique, cependant l'esprit n'est plus à la paix et à la création, mais à la résistance. Dès lors, les mêmes modèles seront repris à l’identique pendant de nombreux siècles. Il faut attendre les divers mouvements nationaux au cours du XIXe siècle, qui vont peu à peu secouer puis mettre à bas le joug ottoman, pour que de vastes programmes de restauration ou de reconstruction rendent aux monastères leur lustre d’antan, comme l’illustre parfaitement le célèbre ensemble de Rila, dans les Balkans bulgares. Aujourd’hui, des communautés monastiques se réinstallent ici ou là, perpétuant la grande tradition des couvents orthodoxes...
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