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Le monastère baroque de Strahov
Digne écrin d'une prestigieuse bibliothèque
C’est sur les hauteurs de Prague, au-dessus de la paisible colline arborée de Petrin, que s’ordonne l’ensemble architectural du monastère Strahov. Par-delà ses propres vergers et jardins, il surplombe ainsi la ville tout entière, offrant au regard, à travers un seul et unique panorama, les deux rives de la Vltava. Propice au recueillement et à l’étude, la quiétude qui se dégage de ces lieux favorisa dès le Moyen Age l’implantation d’un premier couvent, modifié à plusieurs reprises au cours de l’Histoire. En ses murs, on installa aussi entre le XVIIe et le XVIIIe siècle, une bibliothèque demeurée l’une des plus célèbres d’Europe centrale, autant par la beauté de ses salles que par l’incomparable richesse de ses collections. S’il fut sécularisé pendant la période communiste, le couvent s’anima à nouveau, en 1989, du rythme de la vie monacale, mais laissa ouvertes au public ses parties les plus emblématiques : l’église Notre-Dame-de-l’Assomption, les deux salles de la bibliothèque, et la galerie de peintures.

Ors et décors baroques

Conçue en 1742 par l’architecte baroque Anselmo Lurago, la porte monumentale par laquelle on pénètre dans la cour est surplombée d’une statue de saint Norbert, fondateur de l’ordre des Prémontrés. Le couvent fut en effet inauguré en 1140 par Vladislav II pour abriter les membres de cette communauté. Le tombeau de son saint fondateur, installé autrefois à Magdebourg, y fut d’ailleurs transféré, au début du XVIIe siècle.

Face à l’entrée, s’élève l’église Notre-Dame-de-l’Assomption, dont la façade baroque fut dessinée elle aussi par l’Italien Anselmo Lurago. Lumineuse et élégante, elle est ornée de sculptures de Johann Anton Quittainer et s’étire avec force vers le ciel, tout en jouant de délicats arrondis. Sur les côtés de l’édifice, deux immenses clochers, visibles à des kilomètres à la ronde, parachèvent sa majestueuse silhouette. A l’intérieur, face au mobilier noir sculpté, rivalisent l’or, le marbre et les stucs, et s’animent au plafond d’admirables fresques rococo, celles-là mêmes que Mozart put contempler lors de sa visite de 1787, avant de laisser cours à son génie improvisateur sur l’orgue de la galerie occidentale.

De la salle théologique à la salle philosophique

Rapidement dénommée « la merveille de Strahov », la bibliothèque théologique fut construite dès 1671 par Giovanni Orsi, puis agrandie et décorée, dans autour de 1720, par le moine peintre Siard Nosecky. Ornée alors de stucs et de fresques conformes au nouveau goût baroque, son immense voûte surbaissée semble protéger le lecteur, en même temps qu’elle exalte l’amour de la connaissance et le goût de l’étude. Globes anciens et lutrins en bois voisinent ici avec 18 000 ouvrages, parmi lesquels 1 500 incunables et 3 000 manuscrits, dont le plus ancien, le fameux Evangéliaire de Strahov fut incrusté au IXe siècle de pierres précieuses. Un meuble insolite, réalisé en 1678, retient aussi l’attention. Il s’agit d’une « roue de compilation », dont on pouvait tourner les étagères pour lire en même temps plusieurs livres laissés ouverts.

Plus récente, la salle philosophique fut conçue à partir de 1782 pour accueillir le fonds et le mobilier de la bibliothèque du monastère alors dissous de Louka, dans le Sud de la Moravie. L’architecte Ignacio Palliardi adapta en effet ses dimensions – 30 mètre de long et 10 mètres de large – aux immenses étagères qu’avait réalisées Jan Lahofer de Tasovice pour leur emplacement originel. Réparties sur deux niveaux, ponctuées en leur centre par une balustrade ajourée, elles s’élèvent ainsi sur toute la hauteur de la salle d’étude, et, remplies de 42 000 volumes, marient harmonieusement leur couleur « noyer » aux fins pilastres et aux frises délicates des murs. Au plafond prend place l’une des dernières œuvres du peintre autrichien Franz Anton Maulpertsch. Achevée en 1792, elle représente l’humanité en marche vers la connaissance et accompagnée dans sa quête par les grands saints de Bohème.

La galerie Strahov

Le monastère abrite aussi une importante collection d’art, dont seule une infime partie est visible dans les anciens cloîtres situés à l’angle est de l’église. C’est néanmoins une centaine d’œuvres qui s’offrent ici au regard parmi lesquelles la Crucifixion de Jihlava, sculpture sur bois rhénane datée de 1330, dont l’intense expressivité est corroborée par la forme en trident de la croix, mettant en valeur les diagonales formées par les bras du Christ. Les retables du maître renaissant de Litomerice, le portrait de Rodolphe II réalisé par le peintre maniériste Hans van Haachen, ou encore les peintures baroques de Karel Skreta, Franz Palko, Vaclav Reiner et Petr Brandl invitent aussi le visiteur à parcourir certains épisodes les plus marquants de l’histoire de l’art en Bohème et font elles aussi du monastère Strahov l'un des plus importants centres culturels de la République tchèque.
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