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Le Machu Picchu
sur le chemin de l'Inca
La cité perdue des Incas
Tel était le titre de l'ouvrage qu'Hiram Bingham publia en 1948 et qui connut un immense succès. Il y relatait sa découverte, en 1911, du plus prestigieux et du plus mystérieux des sites incas. A 2 450 mètres d'altitude, perché au-dessus de la vallée de l'Urubamba sur un ensellement entre deux pics rocheux, le site de Machu Picchu –  la « vieille montagne » en quechua – avait en effet disparu des mémoires et n'était connu que des quelques familles indiennes qui cultivaient leurs champs au milieu des ruines. C'est par hasard qu'Hiram Bingham la découvrit. En 1909, il avait entrepris de suivre le chemin parcouru par Simon Bolivar, par la vieille route espagnole reliant Buenos Aires à Lima. A Cuzco, il entendit parler de Vilcabamba, lieu du dernier « royaume » inca qui résista aux Espagnols jusqu'en 1572, quarante ans après la conquête par Pizzare. De retour au Pérou en 1911, il entreprit de chercher les vestiges de cette cité qui n'avait jamais été découverte par les Espagnols.

Ville, palais ou lieu de culte ?
Les recherches archéologiques récentes ont montré que le Machu Picchu est trop exigu pour être la cité de Vilcabamba comme le pensait Bingham, et que celle-ci se trouve à Espíritu Pampa. Cependant, les ruines du Machu Picchu comptent parmi les vestiges les plus impressionnants et les mieux préservés de la culture inca. La cité était enclose de remparts et l’on y accède par une porte fortifiée, réalisée en blocs de granit clair parfaitement appariés dans le plus beau style des constructions incas. Une rampe qui constituait l'axe majeur de la cité, permet d'accéder à une série de terrasses gigantesques où l'on a exhumé quelque cent cinquante édifices construits de moellons de granit. Au cœur de l'ensemble, un vaste édifice a été identifié comme un complexe palatial qui fut certainement celui de l'Inca Pachacuti Yupanqui qui régna de 1438 à 1471. Bingham y retrouva cent quarante-deux squelettes qui ont longtemps été considérés comme des squelettes de femmes et l'on pensait qu'il s'agissait de ceux des vierges du Soleil, qui étaient parfois sacrifiées au dieu Inti par les Incas. Les techniques récentes ont permis de s'apercevoir qu'une partie d'entre eux étaient des squelettes masculins et de types ethniques fort variés... le mystère subsiste donc. Il semblerait que le site du Machu Picchu n'ait pas été une réelle ville, mais l'une des plus remarquables de ces pucaras, places fortes qui scandaient le chemin des Incas, cette route sur laquelle les messages de l'Inca, portés par des coureurs se relayant, pouvaient parcourir 400 kilomètres en une journée.

Les « temples »
Dans la partie sud du site, le rocher sacré ou « temple du Soleil », construit au-dessus d'une petite grotte naturelle, devait effectivement servir à des cérémonies liées au culte du soleil et comporte un autel en pierre pour les sacrifices. Le temple situé à l'ouest, sur « l'acropole » offre la particularité, unique dans le monde inca, de comporter trois grandes fenêtres trapézoïdales éclairant un vaste hall. Non loin de là, sur la place principale de la cité, se dresse l'intihuatana, grand pilier. La cité comportait aussi un petit nombre de maisons d'habitation, certainement destinées à l'aristocratie, telles que le « palais de la Princesse », et qui étaient munies d'un système d'évacuation des eaux sophistiqué.

Une agriculture remarquable
Toute la partie située au sud de la cité était consacrée à l'agriculture. Les Incas, accoutumés aux rudes conditions des hauts plateaux andins, trouvèrent au Machu Picchu, dont l'altitude est modérée et qui est situé aux confins du piémont amazonien, des conditions exceptionnelles. La douceur du climat permettait, outre les pommes de terre et le maïs, de cultiver la coca dont la culture était contrôlée par l'Etat. Pour ce faire, les Incas aménagèrent plus de cent vastes terrasses, reliées par des escaliers et des couloirs pavés, séparées par des murs de soutien et irriguées ou drainées, selon les saisons, par un chenal. Une tour de guet et de vastes bâtiments de stockage complétaient l'ensemble.
Les Incas étaient-ils sensibles à la beauté grandiose du paysage, ont-ils pris conscience de l'harmonie subtile qui se dégage de l'alliance de l'œuvre de la nature et de celle des hommes ? Aucun texte ne nous permet de le dire, mais, pour l'homme moderne, le Machu Picchu compte parmi les sites les plus envoûtants de la planète.
Pour découvrir le Machu Picchu avec Clio
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