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Shah-i-Zinda
La dernière demeure des princesses Timourides
Le roi vivant
Le nom de Shah-i-Zinda – le « Roi vivant » – se réfère à une ancienne légende attachée aux collines d'Afrasyab qui dominent le nord de la ville de Samarcande. En 676, Kussam ibn Abbas, cousin germain du prophète Mahomet, se serait rendu en Sogdiane pour y prêcher l'islam. Pris à partie par les zoroastriens, il fut décapité à Samarcande pendant sa prière ; il se releva alors, prit sa tête sous le bras et s'en fut vers un puits menant au paradis souterrain dont il ressortira vivant à la fin des temps... Dès la conquête musulmane, en 712, l'emplacement de son « tombeau » devint un lieu de pèlerinage très fréquenté et un mausolée y fut édifié au XIe siècle. A cette époque, la colline était couverte d'habitations, mais, en 1220, quand Gengis Khan s'empara de Samarcande, elles furent toutes détruites ainsi que les tombeaux des personnages influents qui avaient voulu se faire enterrer à proximité afin de bénéficier de la protection d'Ibn Abbas. Seul le tombeau du saint céphalophore fut épargné, mais il s'écroula cependant et ne fut reconstruit qu'en 1335.

Les Timourides
En 1369 le grand conquérant turco-mongol Tamerlan fit de Samarcande la capitale de son empire. Si ce souverain et ses successeurs – ses fils Shah Rokh et Miran Shah et son petit-fils l'architecte, astronome et savant Olough Beg – sont enterrés dans la crypte du mausolée Gour Emir au cœur de Samarcande, c'est Shah-i-Zinda qui devint la nécropole accueillant les mausolées des femmes Timourides et de quelques éminents serviteurs de la dynastie, et il le demeura jusqu'à la fin du XVe siècle, quand la dynastie déclinante des Timourides abandonna Samarcande.

Un florilège de l'architecture centrasiatique
Au pied de la colline, on emprunte d'abord un escalier d'une trentaine de marches qui mène au portail d'entrée, construit sous le règne d'Olough Beg en 1434, puis une étroite allée dallée bordée par les mausolées. Tous sont construits selon le même plan carré, ouvert par un portique décoré et surmonté d'un dôme, mais ils déclinent tous les types de coupoles qui furent utilisés en Asie centrale au cours des XIVe et XVe siècles : dôme hémisphérique ou dôme nervuré, reposant sur tambour cylindrique, octogonal ou hexadécagonal, ou encore sur des trompes ou des niches à arc. Globalement, les édifices les plus anciens se trouvent au sommet de la colline et il est donc judicieux d'effectuer la visite du site en redescendant depuis le tombeau et la mosquée de Kussam ibn Abbas. Cette dernière est surmontée d'une coupole de terre cuite ciselée et vernissée datée de 1334, mais elle a conservé un petit minaret du XIe siècle, seul édifice prémongol de Samarcande. Autrefois incrustées d'ivoire, ses portes furent réalisées en 1404 par Seyid Youssef Shirazi et portent l'inscription : « Portes du paradis ouvertes au peuple ».

Un musée de la céramique
Ce fut au XIIIe siècle qu'apparurent en Asie centrale les premiers décors en céramique glaçurée, souvent appelée localement « majolique ». D'abord simples bandeaux décoratifs, ils devinrent beaucoup plus sophistiqués au XIVe siècle, rehaussés de décors géométriques, floraux ou calligraphiques, réalisés au pinceau avant cuisson. La couleur dominante à Shah-i-Zinda est le bleu, couleur de deuil. Le mausolée de Shadi Mulk Aga, réalisé en 1372 sur ordre de Turka Aga, sœur de Timur, pour sa fille, comporte un magnifique portail réalisé par les maîtres de Boukhara Chams ed Din et Zaïn ed Din. Celui de Shirin Bika Aga, autre sœur de Timur, inaugura une technique nouvelle de mosaïque ajourée, grâce aux artistes ramenés d'Azerbaïdjan par Tamerlan au cours de sa campagne de 1385. Le mausolée d'Oustou Ali fut réalisé par Ali Nessefi, maître de Karch, qui le décora de bandes en relief recouvertes de sentences coraniques en caractères coufiques, reliées par des éléments décoratifs. Anonyme, le tombeau n°14 est orné de nœuds mongols rehaussés de feuilles d'or. Dédié à l'épouse favorite de Tamerlan, le mausolée de Tuman Aga présente des céramiques exceptionnelles de couleur violette avec l'inscription : « Le tombeau est une porte que tout le monde franchit. » A côté de ces sépultures de femmes, sont aussi honorés l'émir Burunduk, compagnon de Tamerlan, Tuglu Tekin, l'un de ses meilleurs guerriers, et le grand astronome Kadi Zade Rumi, seul savant à avoir été inhumé dans un cimetière de princes, de princesses et de rois...
Pour visiter Shah-i-Zinda avec Clio
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