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Samarcande
D'Alexandre à Tamerlan
Une ville plurimillénaire
Quand, en 1370, Timour le Boiteux – Tamerlan – décida de faire de Samarcande la plus belle ville du monde, la cité n'était plus que le reflet de son prestigieux passé. L'antique Maracanda, la capitale de la Sogdiane qui s'était développée à proximité du site protohistorique d’Afrasyab, fut fortifiée par Alexandre le Grand et devint ensuite, à l'époque séleucide aussi bien que sous l'empire sassanide, une opulente cité caravanière. Au VIe siècle après J.-C., le célèbre pèlerin bouddhiste chinois Hiuan Tsang décrit une ville peuplée et active, jouissant d’une situation favorable au commerce, étape importante sur la route de la soie, bénéficiant de plus d’un climat privilégié. Descendues des montagnes voisines, les eaux du Zeravchan ont engendré en ce lieu, précieuse oasis au cœur des steppes hostiles de l’Asie centrale, un petit paradis, fameux pour la qualité de ses fruits, le parfum de ses fleurs et l’élevage de chevaux recherchés dans toute l’Asie. Conquise par les cavaliers arabes en 712, la ville fut pour eux une étape, jusqu’au combat livré aux Chinois à Talas en 751. Elle connut encore un brillant développement sous la dynastie iranienne des Samanides puis des Qaraqanides et des Turcs du Kharezm, mais, en 1220, Samarcande fit partie des ces quelques villes martyres que Gengis Khan avait réduites à néant « pour l'exemple ». Lorsque Tamerlan choisit d'en faire la capitale de son empire fraîchement conquis, Samarcande n'était plus guère qu'une grosse bourgade...

La capitale de Tamerlan
Timour avait fait édifier un somptueux palais dans sa ville natale de Shakr i-Sabz, mais c'est dans la capitale que, pour commémorer sa victoire en Inde en 1399, il voulut offrir à sa concubine préférée, Sarai Mulk « Bibi » Khanum, une mosquée surpassant par la taille et la magnificence tout ce qui avait pu être construit jusqu'alors. Malheureusement, la patience n'était pas la principale vertu du fougueux conquérant et ce fut sous la menace constante de voir le fil de leur vie tranché par le sabre de leur maître que ses architectes édifièrent en quelques années cet immense édifice... qui s'effondra très vite et dut être reconstruit en 1404, l'année même où Timour reçut la visite de l'Espagnol Ruy Gonzales de Clavijo qui nous a laissé une description éblouie de la richesse de la ville.
Timur avait également ordonné en 1404 de construire un mausolée pour son petit-fils et héritier Muhamad Sultan, mort soudainement en 1403. Selon l'historien Chref ad Din : « Une coupole pareille au firmament a été construite, la partie inférieure des murs est en marbre rehaussé de dorure et de lazulite. » Le Gour Emir, devenu le tombeau dynastique des Timourides abrite encore aujourd'hui le cénotaphe en néphrite vert foncé de Timour. Les femmes de la dynastie, quant à elles, sont honorées dans la remarquable nécropole de Shah i-Zinda « le roi-vivant », dont les mausolées aux coupoles éclatantes s'échelonnent du XIe au XVe siècle, véritable anthologie d'architecture turco-mongole.

Olough Beg
A l'époque de Timour, le cœur de Samarcande était la place du marché, le Reghistan, au sol couvert de sable et flanqué d'un tim, grand marché couvert à coupoles. C'est à son petit-fils, Olough Beg, qu'il reviendra d'en faire la place officielle de Samarcande. Homme raffiné, féru de science, poète et astronome, il y fit d'abord édifier une grande medersa qui devint vite le plus brillant centre intellectuel d'Asie centrale où enseigna Zazy Zade Roumi « le Platon de son temps ». Au nord et à l'est, un caravansérail et un couvent complétaient l'ensemble architectural de la place.

Les Ouzbeks
Après le déclin des Timourides, Samarcande fut conquise, en 1500, par les Ouzbeks du khanat de Boukhara, mais la cité continua de prospérer et, au XVIIe siècle, le gouverneur Yalangtush Beg, fit édifier sur le Reghistan la mosquée medersa Tilla Kari et la medersa Shir Dor – la medersa aux Tigres – merveilleux édifice qui fait encore aujourd'hui la gloire de Samarcande et dont le fronton proclame : « Juste Yalangtush, illustre guerrier et stratège, si une flèche est parvenue pour glorifier sa perfection, c'est une langue parée de pierres précieuses. Il a élevé une madrassa telle que par lui la terre a été portée au zénith du ciel, c'est l'étendard de leur embellissement réciproque. Pendant des années, l'aigle de l'esprit ne pourra atteindre le haut sommet de son portail malgré l'effort de ses puissantes ailes. Pendant des siècles, l'habile acrobate de la pensée ne pourra atteindre la cime de ses minarets interdits sur la corde de la fantaisie. Quand l'architecte avec exacte justesse dressa la courbe de l'arc du portail, les cieux, la prenant pour une nouvelle lune, se mordirent les doigts d'étonnement. »
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