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Boukhara
Capitale intellectuelle de l'Asie centrale
Un thé sous les mûriers...
Sur la charmante petite place du Liabi Khaouz, autour d’un bassin où murmure une fontaine et face à la medersa Koukeldach, élégante dans sa sobriété, les anciens de Boukhara aiment à venir bavarder autour d’un verre de thé, à l’ombre des mûriers, là où s’élève la statue de Nasreddine Afandi. Comme toujours représenté sur son âne, le vieil homme souriant auquel on prête mille histoires humoristiques dans tout l’Orient, serait, dit-on, originaire de Boukhara. Mais celui qui affirmait que pour construire un minaret il suffisait de prendre un puits et de le mettre à l’envers, n’est pas la seule gloire de Boukhara !

L’un des plus brillants foyers de vie intellectuelle d’Asie centrale
Lorsqu’en 892, Ismaïl Samani fonde la brillante dynastie qui portera son nom, les Samanides, la cité de Boukhara a déjà un long passé derrière elle. La cité de Sogdiane, occupée successivement par les Saces, les Yué Tché et les Huns hephtalites, était une ville de culture persane et avait offert refuge aux confessions persécutées par les Sassanides : chrétiens nestoriens, bouddhistes, manichéens. Elle le demeurera après sa prise par les conquérants musulmans en 709 et sera l’un des plus brillants foyers de vie intellectuelle d’Asie centrale. Roudaqi, souvent considéré comme le père de la poésie persane, fut le poète officiel de la cour d’Ismaïl et, témoignant de la large tolérance des Samanides, Daqiqi pouvait se permettre, au milieu du Xe siècle, de chanter la nostalgie des anciennes croyances : « Quatre choses a choisi Daqiqi au milieu de tout le bien et le mal du monde ; les lèvres de rubis, la plainte du luth, le vin rouge et la religion de Zarathoustra. » En 997, deux ans avant la chute de la dynastie, le sultan Nuh II fut soigné par un tout jeune médecin de 17 ans qu’il prit sous sa protection, le jeune Iranien Ali ibn Sina – Avicenne, celui qui devint le plus grand médecin de son temps. Poète, mathématicien, physicien, il fut également celui qui révéla aux penseurs musulmans la pensée aristotélicienne.

Le renouveau Cheibanide
Après la sujétion aux Ghaznévides, Boukhara connut encore bien des vicissitudes. Pillée par les Mongols en 1220 et en 1273, assiégée et prise par Tamerlan en 1370, elle vécut un second apogée au XVIe siècle sous les khans Cheïbanides. Devenue la plaque tournante du commerce en Asie centrale, la ville vit l’édification de nouveaux quartiers commerçants, de « tims », bazars aux allées couvertes de coupoles à claire voie et de ces « taks », grands bâtiments à dôme destinés au commerce spécialisé dont on admire encore l’architecture aujourd’hui. L’artisanat y atteint aussi des sommets : outre les somptueux tapis de Boukhara, l’art des suzanis brodés, de la miniature de tradition persane et de la dinanderie contribuèrent considérablement à la réputation de la ville.

Un musée vivant
Une promenade dans la Boukhara d’aujourd’hui, qui n’a rien perdu de son charme, permet de suivre le développement des nouvelles idées et nouvelles formes en architecture au cours des siècles. Le merveilleux bijou qu’est le mausolée du Samanide, dont la structure de briques se métamorphose sous les rayons du soleil, la vénérable mosquée Magoki Attari ou l’austère forteresse Ark, sont les témoignages les plus anciens de la ville. Ensuite, la grande mosquée Kalian et son immense minaret, les innombrables merdersa qui parsèment la ville ou le curieux Tchor Minar qui est l’emblème de Boukhara, se couvrirent progressivement de ces faïences qui donnent leur caractère particulier aux édifices d’Asie centrale. Enfin, avant de tomber dans l’orbite russe, les émirs de Boukhara eurent encore le temps, à la fin du XIXe siècle, de faire édifier un nouveau palais « moderne », le Sitoraï Mokhi Khossa, où se mêlent les influences russe, hollandaise et iranienne pour un ensemble à l’éclectisme déroutant...
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